UW2 T2 : La terre promise.

Couv_224680.jpgAuteur : Denis Bajram.

Éditeur : Casterman.

Sortie : Octobre 2014.

Résumé

La série culte de Denis Bajram se poursuit avec un nouveau cycle narratif en six tomes, dont voici le second volume en édition limitée.

La Première Guerre Universelle a été apocalyptique. L’humanité a failli être anéantie en même temps que la Terre, même si la civilisation de Canaan, fondée par Kalish sur une planète lointaine, s’efforce d’améliorer ce qu’il en reste. Mais voici qu’un nouveau conflit menace, nourri de bien des mystères : le gigantesque triangle d’obscurité brusquement apparu dans l’espace au voisinage de Mars semble avoir fait disparaître le soleil, précipitant sur la planète rouge une succession d’éruptions volcaniques géantes et de cataclysmes en tout genre. Les autres planètes du système solaire sont à la même enseigne et tous leurs habitants menacés dans leur survie même. Face à ce danger imminent, la jeune Théa, descendante de Kalish, rapatriée in extremis sur Canaan, tente de convaincre son oncle, l’un des maîtres qui siège au conseil du Sanhédrin, de la renvoyer en urgence sur Mars. Mais c’est son cousin Vidon, qu’elle tient pour une brute incapable d’empathie, qui est choisi pour diriger la flotte de secours

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«  Il mangerait sa propre merde si on lui en donnait l’ordre ».

 

Cher amis du futur, vous êtes en train de lire une chronique faite dans mon passé. Et encore, si vous lisez celle-ci avant le passage du grand correcteur Dgege, vous avez lu une autre réalité qui n’existe plus vraiment puisque modifiée ultérieurement. En plus comme on est avec le net en pleine virtualité, cet avis existe il vraiment ? 

Ah les paradoxes temporels, une gymnastique de l’esprit que Denis Bajram a poussé à son paroxysme avec cette série UW 1 et 2. Inutile de faire de long blabla, avec UW2 on est dans de la bonne science-fiction  qui devrait plaire aux amateurs du genre. J’ai aussi bien aimé les considérations sur la maîtrise de la technologie en phase avec nos nouvelles habitudes « connectées ». 

Sinon, la guerre est déclarée dans ce tome 2 mais c’est encore un grand mystère sur les envahisseurs.

 

Il parait que David Vincent les a vus et qu’il a accusé un certain Vladimir, l’éternel Tsar de toute la Russie et même plus, qui serait derrière cette guerre intergalactique,

Allez savoir mais l’orchestration graphique est tout simplement grandiose et c’est avec un réel plaisir qu’on découvre tout cet univers.

Ah oui pour finir, il faudrait dire à Théa de ne pas juger les gens aussi rapidement et si unilatéralement !

Mr Spock….énergie .

a09-3e78912.gifDessin

a07-3e78901.gif Scénario

a08-3e78906.gif Global.

 

Samba au présent.

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Nas poids plume tome 1 – l’école de la vie

https://i2.wp.com/www.glenatbd.com/images/albums/9782344000595/9782344000595-L.jpgNas poids plume tome 1 – l’école de la vie

Auteur : Ismael Mezziane

Collection : Tchô ! la collec’…

Editions : Glénat

Parution : août 2014

 

 

 

 

 

Nassim dit Nas est un petit garçon aimé par sa famille mais malmené à l’école par plus grand que lui. Comme ses copains, il aimerait s’inscrire au club de boxe du quartier pour apprendre à se défendre. Malheureusement pour lui, sa mère n’est pas d’accord… Mais son papi va tout arranger et Nas va commencer son entraînement avec Moussa, le gérant de la salle.

 

Ne plus avoir peur

 

Nas doit apprendre à se défendre et à avoir confiance en lui, c’est pour lui le début de tout un apprentissage !

 

Ce premier tome très réussi nous emmène et décrit l’univers de Nas : sa maman qui peine à se faire respecter en tant que femme dans l’entreprise qui l’a embauchée, son oncle qui essaie de réussir ses examens pour sortir de son job dans un snack, Moussa, entraîneur charismatique et dur, Sofiane, petit caïd de l’école, bourreau puis copain…

 

Tout un petit monde reflétant la réalité sociale d’aujourd’hui.

 

Des personnages touchants, finement esquissés, une histoire réaliste, un dessin minimaliste et parfois caricatural font de Nas, une BD attachante et une belle réussite ! Vivement la suite !

 

Mon avis:

 

Sasmira

 

Fenêtre sur cour d’école

fen.JPGfenetres ur.JPGAuteure : Laetitia Coryn.

Editeur : Dargaud.

Sortie : Octobre 2014

Un film d’Hitchcock ?

Une jeune femme, de sa fenêtre, observe avec délice, la cour d’école voisine. Fascinée, elle prend son crayon et croque au fil des saisons, les entrées et sorties des écoliers, les récréations joyeuses et mouvementées, les rires et les chahuts improvisés. Une réjouissante plongée en enfance totalement intemporelle. 

Malgré un point de vue en plongée, on zoome sur les enfants, leurs jeux et leurs territoires, espaces toujours séparés entre filles et garçons, quelques exceptions toutefois qui bouleversent les règles, sous l’œil bienveillant du surveillant.

Un restaurant à Namur ?

18 minutes, c’est le temps qu’il ma fallu pour lire (un bien grand mot) cette BD originale. 18 minutes, la durée de la récré de 10 heures aussi. On est un peu comme une caméra de surveillance en train de scruter inlassablement le même endroit. Heureusement qu’il s ‘agit d’une cour d’école qui foisonne d’énergie. Ensuite la caméra réalise  un petit zoom pour mieux observer les jeux des enfants : une bataille de neige, des exercices de gym, du foot ou des courses.

Tout ça est bien sympathique mais soyons honnête, très dispensable aussi.

J’ai eu l’impression de lire une BD d’art et d’essai .Par politesse, on va dire que c’est intéressant mais au fond de soi, on se demande comment on va revendre cette affaire ! 

Bin, il y aura bien une enseignante  ou un surveillant à qui ça parlera.

Cette BD aura au moins le mérite de vous replonger en enfance et là on se dit, c’était mieux …..maintenant.

Au passage allez visiter le blog de la jeune dessinatrice qui s’appelle et je n’invente rien, CACA, le blog  de Laetitia ICI.

Scénario ? Y a-t- il un scénario ?

a06-3e788fc.gifDessin 

a04-3e788e4.gif Global.

Samba.

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Je veux une Harley – tome 3 – la conquête de l’ouest

je veux une harley,la conquête de l'ouest,cuadrado,margerin,dargaud,humour,moto,route 66,bikers,092014,6.510je veux une harley,la conquête de l'ouest,cuadrado,margerin,dargaud,humour,moto,route 66,bikers,092014,6.510Scénario : Marc Cuadrado

Dessin : Frank Margerin

Editeur : Dargaud

48 pages

Date de sortie : septembre 2014

 

 

 

Viva Las Vegas !

Biker un jour, biker toujours ! Comme tous les soirs, Marc lit une revue de moto avant de s’endormir. On ne se refait pas ! Cette petite manie exaspère sérieusement sa femme qui est dans sa période bouddhiste, et elle voudrait bien que son chéri l’emmène faire un trek au Tibet. Bon, autant le dire tout de suite, la Harley n’est pas franchement taillée pour le Tibet. Marc et ses potes mettent alors au point un habile stratagème pour convaincre Madame de faire plutôt une virée dans l’ouest américain : Marc propose à sa femme de célébrer leur 28 ans de mariage en se remariant à Las Végas.

 

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Des préparatifs jusqu’au périple, nous suivons cette joyeuse bande et toutes leur mésaventures sur la mythique route 66. Nous avons droit à peu près à tous les clichés du touriste beauf Français en vacances, ce qui – à défaut de faire rire aux éclats – nous fait parfois sourire. Les américains en prennent un peu pour leur grade aussi, notamment dans cette réserve indienne où le business est roi.

Évidemment, les garçons sont intenables et leur soirée entre mecs tourne vite au « very bad trip ».

Dans la lignée du tome 2, Je veux une Harley se moque gentiment des bikers, des touristes, des français moyens. C’est drôle et divertissant. A noter que les auteurs ont fait le voyage sur cette fameuse Mother Road « pour accumuler du vécu« . Cet album est quasiment un documentaire !

Un album sympathique, qui n’est pas du tout réservé aux bikers.

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Ma note : 6,5/10

Loubrun

 

Lire la chronique du tome 2

 

 

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Ratafia – tome 7 – Un besoin de Consolation

ratafia, un besoin de consolation, pothier, sasedo, pilet, treize étrange,glénat, humour, pirates,trésor, livres,édition, satire,09/2014,8/10ratafia, un besoin de consolation, pothier, sasedo, pilet, treize étrange,glénat, humour, pirates,trésor, livres,édition, satire,09/2014,8/10Scénario : Nicolas Pothier

Dessin : Johan Pilet

Éditeur : Glénat (treize étrange)

48 pages

date de sortie : septembre 2014

genre : humour

 

 

Le capitaine de la Kouklamou termine ses vacances en compagnie de sa femme sur une ile paradisiaque du Pacifique. Pendant ses congés, son équipage dirigé par Romuald en a profité pour mener avec succès quelques expéditions de piratage. Les cales sont pleines et leur joie est immense. Pensez-donc, voilà 7 tomes qu’ils courent après un trésor !

Mais ces pirates sans foi ni loi ont oublié une loi fondamentale dans la marine : celle de la flottabilité. Le bateau est trop plein et trop lourd, il prend l’eau de toutes part ce qui a pour conséquence de bousiller la belle bibliothèque du capitaine.

De retour sur son navire, le capitaine est inconsolable de la perte d’un ouvrage en particulier : « Consolation », emprunté au Fameux Biblioboat Inter-mers dont le règlement est très strict quant aux retards de restitution des ouvrages empruntés. Le trésor risque bien de passer intégralement dans l’amende qui sera réclamée par le FBI. Pour retrouver un exemplaire de ce livre, la Kouklamou fera la tournée des libraires de la région. Les choses ne seront bien évidemment pas si simple !

 

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La déception que j’avais eu sur le tome 6 ne m’a pas empêché de poursuivre la série. Bien m’en a pris, car ce septième opus est d’une excellente facture. Nicolas Pothier a retrouvé son sens du jeu de mot et des bonnes formules qui font rire. Le ton est donné dès les premières pages et l’on sent tout de suite que l’on va passer un bon moment avec cette bande de pirates loufoques.

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Mais la réussite de cet album ne tient pas qu’aux jeux de mots ou au comique de situation. Nicolas Pothier y dresse une satire du monde de l’édition en montrant la concurrence que peuvent se livrer les bibliothèques, les librairies et les sites de ventes en ligne. Tout cela est finement mené avec beaucoup d’humour. Ainsi quand l’équipage arrive sur l’île de Fenac dans la librairie « le spécialiste du livre » qui ne vend qu’un seul livre parce que tout le monde en parle et donc c’est celui-là que les gens veulent … Ou encore cette librairie qui ferme à cause de Mamazone, une librairie bateau itinérante qui apporte les livres directement chez les gens … Sans compter Lacriz – pardon, la crise – qui est passé par là !

Saluons enfin le talent de Johan Pilet qui a repris avec brio le dessin depuis le tome précédent. Il s’est parfaitement approprié l’univers mis en place par Frédérik Salsédo et donne vie de manière très expressive aux personnages caricaturaux de cette histoire.

Une belle pépite que ce tome 7 !

Alors sus aux librairies moussaillons, cet album doit rejoindre fissa vos étagères !

 

Ma note : 8/10

Loubrun

 

lire aussi Ratafia tome 5 ; Ratafia tome 6

 

LA MONDAINE -Tome 2/2.

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014 La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014 Dessin : Jordi Lafebre- Scénario : Zidrou

Editions Dargaud

Sortie 29/08/2014

64 pages –cartonné – couleurs

Prix conseillé : 14,99 €

ISBN : 9782505019916

Histoire, 2e guerre mondiale, Policier, Mœurs.

 

Résumé (de l’éditeur) : L’histoire se passe en 1937, mais commence en 1944 à Paris, bombardée par la RFA, dans un abri où se sont réfugiés quelques personnages dont Aimé Louzeau, inspecteur à la Mondaine. Il s’agit d’un long flash-back avec un retour, à la fin de l’album, dans l’abri. Hiver 1937. Aimé Louzeau vit seul avec sa mère et la servante. Il se rend au quai des Orfèvres, à la brigade des mœurs autrement dit « La Mondaine ». Travaillant à la Criminelle, Aimé a demandé sa mutation (les crimes passionnels et les coups de couteau dans les impasses, ce n’est décidément pas son truc) et rencontre l’inspecteur principal Séverin. On est tout de suite plongé dans l’ambiance avec l’interrogatoire de Guapito le maquereau et celui d’une prostituée. On va suivre Aimé dans ses enquêtes aux mœurs, dans sa vie de famille un peu particulière (son père est un prêtre défroqué enfermé comme les aliénés) à l’époque précédant la seconde Guerre mondiale. 

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

« -Monsieur le Directeur, il sont plus de 12.000 là-dedans ! –C’est loin des 15.000 Juifs prévus, l’objectif que nous nous étions fixé, je le sais, Séverin.»

 

Mon avis : La sortie du tome 1/2 a été saluée par une majorité de la presse spécialisée comme une réussite incontestable en janvier 2014. C’est donc à la rentrée de septembre que sort ce deuxième et dernier tome pour boucler l’histoire dans un laps de temps réduit, pour ne pas faire trop lanterner les lecteurs avides de connaître la suite de l’histoire.

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

Zidrou nous avait concocté un univers et des personnages particuliers dans une période particulière à savoir la fin des années ’30 et la 2eme guerre mondiale. On retrouve donc tout ce beau monde dans un abri sous les bombes alliées alors que la fin de  l’occupation allemande se précise. C’est la désillusion qui prime, une fin de régime, un changement de cap avec de l’espoir mais parfois aussi des remords par rapport à certains faits ou une certaine apathie. Il est en effet question de la collaboration avec l’occupant ou l’immobilisme vis-à-vis de la barbarie. La rafle du Vel d’Hiv par la police française, aux ordres des Allemands, n’est pas un des fleurons de l’Histoire de France. L’enfermement de plus de 12.000 Juifs puis leur déportation vers les camps de concentration en Allemagne est évoquée dans cet album. Aimé Louzeau, inspecteur de la mondaine, a été le témoin de cette opération et n’a pas voulu prendre le risque de sauver quelqu’un qui lui demandait pourtant  de l’aide…

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

Bref, il n’a pas vraiment le moral. Ce n’est plus les années d’insouciance d’avant la guerre. L’ambiance est plombée. D’autant plus, qu’il doit s’occuper de ses parents qui ne sont pas dans un état de santé resplendissant. Se retrouvant bien vite seul, il veut se marier mais, même à ce moment, rien n’est simple, tout est compliqué. Zidrou nous étale les sentiments de ses personnages. Que c’est compliqué la vie…C’est une étude sociologique et psychologique magnifiquement mis en page par Jordi Lafebre qui fait très bien passer les sentiments des personnages par un dessin expressif tant au niveau des visages que des postures.

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

Un diptyque très réussi même si la fin de l’album m’a un peu laissé sur ma faim. J’ai trouvé que la conclusion du récit est un peu abrupt, un peu court. Les auteurs laissent partir les personnages, les laissent vivre leur vie, leur destin en quelques pages, sans beaucoup d’explications. Un goût de trop peu.

 

Dessin :              8,0/10

Scénario :           7,0/10

Moyenne :           7,5/10

 

 

Capitol

 

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

 

LE LINGE SALE

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014Dessin : Sébastien Gnaedig- Scénario : Pascal Rabaté

Editions Vents d’Ouest

Sortie 03/09/2014

128 pages –Broché – Bichromie

Prix conseillé : 19,50 €

ISBN : 9782749307664

Roman graphique, Société, Thriller.

 

Résumé (de l’éditeur) : Dans la campagne angevine, près de Cholet, Pierre Martino découvre qu’il est cocu. Armé d’un fusil, il se rend au motel où sa femme et son amant ont l’habitude de se retrouver, bien décidé à les répudier sauvagement. Mais, dans sa précipitation, il se trompe de chambre et tue le mauvais couple ! Après vingt années passées derrière les barreaux, Martino a purgé sa peine mais il a toujours la rage au ventre. Il a eu le temps de la ruminer, sa vengeance… Son ex-femme, aujourd’hui remariée avec son amant, vit dans sa famille, les Verron, des marginaux, dans une espèce de décharge à la sortie du village. Des parasites notoires, voleurs de poules et habitués aux petites combines. Martino pourrait la laisser à cette vie misérable mais ce serait trop charitable. Lucette et son mari doivent payer. Et toute leur famille doit y passer…

 

« Ca a entendu 20 ans, ça se mange sans faim, et froid…Et tout le monde va trinquer.»

 

Mon avis : Pascal Rabaté, c’est surtout pour moi « Ibicus », une très belle adaptation en bande dessinée d’une œuvre de Tolstoï. C’est aussi un album intitulé « Crève-saucisse » paru chez Futuropolis dont il était également le scénariste. Le dessin était réalisé par Simon Hureau. J’avais beaucoup aimé ce récit d’un boucher, amateur de bande dessinée, cocufié par sa femme. C’était l’histoire de sa vengeance inspirée d’un classique de la bande dessinée.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Le rapprochement avec « Linge sale » est évident. A croire que Pascal Rabaté a de solides comptes à régler avec ce genre de faits divers…Il nous raconte l’histoire d’un autre cocu, Pierre Martino, qui a voulu se venger en voulant abattre dans un motel sa femme et son amant. Mais, il se trompe de chambre et abat un autre couple. 20 ans après, il sort de prison. Il a décidé de faire payer son ex-femme. Il a eu le temps de ruminer sa vengeance et la veut complète et méthodique. Elle est remariée avec son amant et vit avec sa famille, les Verron, des moins que rien, la lie de la société, des gens pas très fréquentables. C’est le règne de la débrouille, d’expédients, vols, rapines.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Mais la force de Rabaté se trouve dans le traitement du sujet. C’est raconté avec un humour bien noir, sous la forme d’une comédie sociale, vue par le petit bout de la lorgnette, cynique, avec les détails qui tuent…Même si le sujet n’est pas au départ des plus réjouissants, c’est très drôle car traité de façon complètement décalée. Tous les personnages sont passés au scanner, chaque défaut est mis en exergue. La satire sociale est décrite à la grosse sulfateuse, criante de vérité. Il faut appuyer là où il faut.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Le dessin de Gnaedig est dans un style de dessin proche de la bande dessinée dite de délassement. Pas un dessin très élaboré, un peu figé par moment, mais un dessin efficace, qui me fait penser un certain dessin indépendant américain, à des albums comme « l’Arabe du futur » de Riad Sattouf. Assez rond que pour faire passer l’horreur en une partie de plaisir, de tir aux pipes sur la foire locale. Sébastien Gnaedig  a travaillé chez des éditeurs comme directeur de collection et a fait paraître quelques albums chez des petits éditeurs principalement. J’ai apprécié son travail sur cet album où il se met vraiment au service du scénario de façon efficace.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Encore un album bien torché et que j’ai vraiment bien aimé. J’aime beaucoup l’humour noir que dégage cet album. La fin de l’histoire se termine de façon un peu inattendue. Comme quoi, le crime ne paie pas toujours, du moins le résultat n’est pas toujours celui qui est attendu…Jouissif…  

 

Dessin :              7,0/10

Scénario :           9,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Capitol

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Les Chroniques Courtes (60) Les Dinosaures en Bd Tome 4 –

Les Dinosaures en Bd Tome 4

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Auteurs : Plumeri et Bloz
Éditeur :Bamboo
Sortie : 10 septembre 2014

 

 

Tous les ans, de nouvelles découvertes sont faites sur les dinosaures. Grâce aux Dinosaures en BD, vous serez incollables sur les nouveaux venus, comme le terrifiant Lythronax, l’ancêtre du T. rex. Et vous aurez de surprenantes réponses à des questions essentielles : qui va le plus vite, Usain Bolt ou le Carnotaurus ? Quel est le paléontologue qui a inspiré Indiana Jones ? Peut-on cloner un dinosaure ? Connaît-on enfin la couleur de certaines espèces ?

Tous ces dinosaures sprinteurs, bagarreurs ou pas très malins vous donnent rendez-vous dans cet album où les grincheux ne font pas de vieux os ! 

 Cette BD, c’est tout d’abord une lecture récréative qu’on pourra lire en famille. En même temps, ce sera l’occasion de rafraichir vos connaissances sur les dinosaures et de devenir un paléontologue de divan pour votre progéniture. 

Comme les dessins sont très sympas et les gags bon-enfants, pourquoi se priver de ce moment de détente éducative ? 

A noter, un dossier qui vous raconte la découverte d’un nouveau dinosaure.

Bon crétacé supérieur à tous !

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Samba

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SECRETS – Adelante ! Tome 2/2

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Éditeur : Dupuis
Sortie : 05/09/2014
64 pages-couleurs.
Prix conseillé : 14,50 €
ISBN : 9782800159164

Histoire,  Société,  Espagne.

 

Mon avis :   « Écartelé entre deux femmes, l’une issue des beaux salons, l’autre combattant à ses côtés, Angel a lui-même du mal à trouver sa place. Des doutes s’accumulent sur ses origines. Ne serait-il pas le bâtard d’un de ces nobles qui le méprisent ? Une piste qui paraît de plus en plus évidente, peut-être trop… Car la vérité qu’elle dissimule porte les germes d’une tragédie qui va briser tout ce qu’Angel a pu croire et espérer. ». Voilà le résumé de l’éditeur qui donne une idée de la suite…

Secrets est une série de qualité. A la fin du premier tome, je signalais que le dessin était très bon mais que j’attendais la fin du 2e tome pour donner un avis définitif sur le récit. A la lecture de ce 2e tome, je suis un peu resté un peu sur ma faim. Un peu trop prévisible à mon goût mais cela reste une histoire bien construite.

Moyenne : 7,0/10

 
Capitol.

 

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Alcyon T2 : La tentation du roi Midas.

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Auteurs : Marazano et Ferreira.
Sortie : 3 octobre 2014
Éditeur : Dargaud.

 

 

 

L’entretien sans soucis.

La quête fabuleuse menée par Alcyon et Phoebe continue dans ce deuxième tome, à travers un monde mythologique de plus en plus mystérieux et dangereux.

 Le tome 1 m’avait séduit, ce tome 2  m’a un peu déçu.

Explications.

Premièrement, l’humour y est nettement moins présent  et les auteurs jouent à fond la carte de l’aventure mythologique.

Deuxièmement, j’ai eu l’impression qu’on ralentissait le récit pour  faire durer le plaisir un maximum  pour arriver au combat final. A  force de jouer avec les ficelles scénaristiques, on dilue le contenu à l’excès.

Heureusement que le dessin de Ferreira est toujours aussi agréable et enchanteur. Je le suivrai avec plaisir dans ses prochaines séries.  On garde aussi une grande empathie pour les personnages même pour le descendant d’Héraclès.

Allez en route pour le final !

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Samba

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PREVERT, INVENTEUR.

Prévert, Cailleaux, Bourhis, Dupuis, 09/2014Prévert, Cailleaux, bourhis, dupuis, 09/2014Dessin : Christian Cailleaux- Scénario : Hervé Bourhis

Editions Dupuis- Collection Aire Libre

Sortie 19/09/2014

72 pages –Cartonné- couleurs

Prix conseillé : 16,50 €

ISBN : 9782800162256

Biographie, Littérature, Prévert

 

Résumé (de l’éditeur) : Envoyé à 21 ans en Turquie pendant son service militaire, Jacques Prévert y fait la connaissance de Marcel Duhamel. De retour à Paris, ils s’installent dans le quartier de Montparnasse qui va devenir le cœur de l’avant-garde des années 1920. Entre petits boulots et fêtes enivrantes, Prévert fait la connaissance d’Aragon, Breton, Desnos, avec lesquels il écrit quelques-unes des plus belles pages du surréalisme. Mais la politisation de Breton ébranle le groupe d’amis. Viscéralement indépendant, Jacques Prévert prend ses distances vis-à-vis d’un mouvement avec lequel il ne va pas tarder à rompre et fait de nouvelles rencontres déterminantes, notamment avec Giacometti et Pierre Batcheff. S’ouvre alors pour lui une nouvelle carrière de scénariste.

« -Qu’est-ce que vous buvez, Desnos ? Je connais votre travail, vous savez. Je trouve ça dégueulasse. Positivement dégueulasse.»

 

Mon avis : Encore une biographie d’un grand auteur de la littérature française ! C’est à la mode mais il faut bien dire que souvent ils ont eu une vie atypique qui sort des sentiers battus, de la vie monotone de Monsieur tout-le-monde…Il faut bien dire qu’à part quelques poèmes, je ne connais rien de Prévert. Cet album m’a permis de mieux appréhender l’homme qui se cache derrière l’œuvre. Je me suis aussi rendu compte que le Prévert que l’on a connu sur la fin de sa vie, s’était fortement assagi par rapport à ses débuts entre 1920 et 1931.

En effet, les auteurs de cet album ont pu bénéficier du soutien de la famille de Jacques Prévert et ont eu accès à ses archives. C’est donc assez pointu comme narration. C’est d’autant plus remarquable que Prévert n’apparait pas toujours sous son meilleur jour. Prévert est un homme qui n’aime pas travailler et il le dit ! Il vit la plupart du temps aux crochets d’amis, il a une grande gueule, aime faire la bringue et sortir la nuit. Il a la répartie facile, fait beaucoup de jeux de mots, ce qui amuse la galerie mais lui vaut aussi parfois des problèmes, y compris avec la police. Bref, Prévert, c’est un pochtron, un glandeur qui va même par moment se retrouver à loger sous les ponts, à devoir vivre de peu. En fin de compte, il se mettra à l’écriture de poèmes plus par nécessité que vraiment d’envie au départ.

Il n’empêche que, après un service militaire à Constantinople, sa vie de bohème dans le quartier de Montparnasse va lui permettre de fréquenter l’avant-garde de l’époque. Il va fréquenter les surréalistes avant de couper les ponts et devenir poète et scénariste.

Au niveau du dessin de Cailleaux, pas de case, mais des illustrations commentées, des phylactères, posés sur une planche d’un seul tenant. Le dessin est plus stylisé que réaliste. Pourtant, ce dessin est détaillé et précis. On revit avec Prévert, par exemple au début de l’album, son service militaire à Constantinople, un poste de tout repos, dans une ville magnifique et fascinante. C’est Byzance ! Cela n’empêche pas quelques trouvailles graphiques comme le plan de la maison du 54, rue du Château à Paris. Cela ressemble parfois à un carnet de voyage. Le lecteur visite Montparnasse des années ‘20 comme un touriste visite La Turquie…A première vue, cela a l’air débridé mais la lecture au niveau graphique est très plaisante.

Pour le scénario de Bourhis, j’en ai déjà touché un mot. C’est très pointu. La narration fait un excellent résumé des étapes importantes dans le cheminement de Prévert. On ne rate aucune de ses rencontres importantes et il en a rencontré du monde et pas n’importe qui ! Les dialogues sont bien choisis et montrent la façon de penser, parler de Prévert, sa manière de triturer la langue française, ses jeux de mots. Le scénariste a su garder la bonne mesure pour que la lecture reste limpide, qu’on ne se lasse pas de la lecture par un texte trop long, trop lourd, ampoulé.

Il s’agit semble-t-il d’un premier tome mais cet album peut déjà se suffire à lui-même. La période abordée est très intéressante et moins bien connue de nos jours. J’ai découvert Prévert qui n’était pour moi qu’une icône aperçue de loin lors d’un cours sur la littérature française, au détour d’une page du dictionnaire Larousse. Très intéressant et bien réalisé.

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :           8,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Lien vers le site internet de l’éditeur : ICI.

 

Capitol

 

Prévert, Cailleaux, bourhis, dupuis, 09/2014

 

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