CHE

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Dessin : Alberto & Enrique Brescia 

Scénario: Oesterheld

Editions Delcourt

 

Résumé (de l’éditeur) : Monté en flash-back à partir du moment où Che Guevara est coincé dans la jungle bolivienne, peu avant sa mort, Che est un livre exceptionnel par son propos, sa force plastique et son histoire éditoriale. Il est dessiné par le maître de la bande dessinée argentine Alberto Breccia et par son fils Enrique. Tous deux imaginent des systèmes de correspondances graphiques très novatrices pour l’époque.

Mon avis : La couverture est accrocheuse, un bandeau noir sur la couverture explique : « Enfin disponible la biographie interdite du Ché ».J’ai craqué pour l’achat de cet album d’autant plus que le graphisme me semble sortir des sentiers battus…Mais replaçons le livre dans son contexte. En 1968, ce livre parait en Argentine et est vendu à 60.000 exemplaires, pas mal ! En 1973, lors de l’arrivée de la junte militaire, le livre est interdit. Les auteurs sont menacés et les planches détruites. Seuls quelques exemplaires de la bande dessinée sont enterrés sous un arbre. En 1977, les militaires font disparaître Hector Oesterheld, le scénariste. A partir de 1985, quelques exemplaires réapparaissent en Espagne en édition de luxe puis en 1990 en Belgique avec le collectif Fréon et la revue Frigobox…C’est l’éditeur qui nous raconte l’histoire de ce livre en page 4 de couverture. Déjà tout un roman ! Le mythe du Ché débarque en BD après un long silence. Delcourt est sur la balle pour le buzz! C’est en ayant bien en mémoire ce background que je commence la lecture, cela démarre plutôt bien. Le graphisme est uniquement en noir et blanc avec beaucoup d’ombres et des traits appuyés à l’envie. C’est vrai que c’est peu vu dans le genre mais je dois reconnaître que j’ai parfois des soucis pour reconnaître « qui est qui ». Les personnages ne sont pas toujours bien déterminés. Les dialogues sont plutôt courts mais les commentaires en bordure de dessin sont très présents et plus imposants…Je rentre plus dans la lecture que dans le graphisme. Je décroche par moment car il y a des éléments sans aucune autre explication qui tombent à plat. J’ai l’impression d’être dans un ouvrage écrit uniquement pour des personnes initiées qui font partie d’un cénacle dont je ne fait pas partie…Enfin, passons sur ces moments d’incompréhension et de solitude…Le scénario alterne des séquences dans le maquis et la vie chronologique du Ché…Cela n’améliore pas du tout la compréhension…Au fur et à mesure que j’avance dans ce livre, les dialogues disparaissent petit à petit pour devenir un long texte sans accroche, le dessin ne fait que suggérer de loin l’action…si action , il y a …Cette lecture deviens pour moi un calvaire…Je fatigue vite, je laisse le livre sur le côté…Pas la joie !   3 jours se passent , c’est de plus en plus pénible…J’ai laissé le livre là à 10 pages de la fin…Je n’en peux plus…Pauvre Ché ! C’est pas avec ce livre que Delcourt va faire sa révolution…Il faut remettre le livre dans son contexte des années ’60, de la Bd de l’époque, du militantisme et du courant de sympathie déclenché par le Ché en Amérique du Sud et dans le monde…Mais à la lumière d’aujourd’hui, cet ouvrage n’a plus le même éclat, il est même bien terne. Au vu de mon développement, je donne 5/10 et je crois que je suis encore très large par rapport à mon réel plaisir de lecture…

 5/10

Capitol.

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Tramp:T9 ,le trésor du Tonkin.

tramp9tramp9.1Auteurs : Kraehn et Jusseaume.
Editeur : Dargaud
Durée de lecture : 60 min.

La chasse au trésor.
Cochinchine, années 1950. Yann Calec, qui s’est engagé à retrouver le fils de son voisin, tente par la même occasion de reconstituer le passé pour le moins mystérieux de son propre père. Grâce à Ha Tu, l’ancienne maîtresse de celui-ci, il découvre qu’il a été impliqué dans la recherche d’un trésor qui attise bien des convoitises. En particulier celle des Durand, deux frères de la Sûreté militaire, authentiques « ripoux » prêts à tout pour le retrouver.
Si Dieuleveut.
Voilà bien une série qui n’a jamais failli du point vue de la qualité. Le seul supplice que les lecteurs doivent subir, c’est l’attente entre 2 tomes mais je préfère de loin ce petit tourment  à une production bâclée. Car c’est toujours un plaisir de retrouver notre capitaine  Yann Calec plonger avec délectation dans les ennuis (c’est un spécialiste).Je charrie un peu car sans ennui pas d’histoire.  Kraehn nous invite dans ce cycle à mieux connaitre la guerre d’Indochine via 3 albums très bien documentés sur cette bataille quasi oubliée. Bref, le scénario est très bien ficelé (attention pas de grosses ficelles ici) agrémenté de dialogues ou de pensés percutantes et très justes. Le récit monte crescendo au fil des pages pour terminer par un final qui vous prendra aux tripes. Coté dessin, c’est toujours une joie de retrouver la belle « ligne claire » de Jusseaume accompagnée d’une superbe colorisation.
Si j’ai un petit souhait à formuler, c’est de revoir notre capitaine de retour sur son élément de prédilection c.-à-d. la mer à bord d’un bon vieux cargo, ça m’a manqué un peu dans ce cycle asiatique.
surprises.smileysmiley.com.8

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