Scénario : Carbone
Dessin & Colorisation : Sophie Ruffieux
Éditeur : Soleil
116 pages
Date de sortie : 17 septembre 2026
Genre : tranche de vie
« Je vais faire la recette de maman : tu fous tout dedans, tu remues, t’ajoutes une dose d’amour, tu laisses mijoter et ça fait un délicieux Fouzytout… Bon, faut avouer, des fois c’était pas terrible… Mais là, ça devrait être correct. »
Présentation de l’éditeur :
À l’occasion des obsèques de leur mère, Margot, Louise et Antoine se retrouvent dans la maison familiale : ils doivent gérer les funérailles mais aussi leurs émotions exacerbées et leurs souvenirs. Et si leur deuil passait par leur réconciliation ?
Margot, Louise et Antoine se retrouvent en urgence dans la maison familiale : leur mère vient de succomber à une crise cardiaque. Ensemble, ils vont devoir trouver la force de s’occuper des obsèques et de la succession. Mais chaque objet éveille des souvenirs à l’un, réveille la jalousie de l’autre… Même dans une famille unie, chacun a ses blessures, ses rancœurs et ses douleurs. Ils devront s’ouvrir, pardonner et se pardonner pour commencer, chacun à sa manière, leur processus de deuil.

Mon avis :
Généralement, quand un album traite d’un décès, ce sont les phases du deuil qui sont exploitées. Mais dans “Nous sommes ici tous réunis”, Carbone a ajouté un élément qu’on tend souvent à oublier, alors qu’il fait partie intégrante du déroulé post mortem d’un proche : la partie administrative qui s’imbrique dans le malheur, la tristesse, la confusion… On peut même dire qu’elle donne le rythme pour Margot, Louise et Antoine qui doivent garder la tête hors de l’eau alors que leur monde vient de s’effondrer.
À force de devoir suivre la cadence pour organiser les funérailles, choisir l’urne, les textes à lire, … les documents à rendre au notaire, les décisions à prendre quant à la maison, … Difficile de laisser la place à ses émotions. Pourtant, elles sont là, latentes, perceptibles, à fleur de peau. Jusqu’à ce, forcément, elles explosent. L’autrice le décrit fort bien. Parce qu’on ne finit pas par juste évacuer sa peine, non. On sort tout ce qu’on a sur le cœur dans tous les domaines, même les plus inattendus. Parfois même des mots qu’on n’aurait pas voulu prononcer.
Ce qui est une des forces de ce récit authentique, où chaque personne, ayant dû s’occuper du dernier voyage d’un proche, peut se reconnaître. L’autre point fort, c’est le graphisme quasi réaliste de Sophie Ruffieux. Aucune fausse note dans le dessin fluide, précis, détaillé. Les couleurs naturelles ajoutent à cette justesse narrative. Faisant de ce titre une fenêtre sur un pan de l’existence qui côtoie la mort, les souvenirs, aussi beaux que douloureux, et la vie qui doit continuer après… Think about it~
ShayHlyn.



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