Dong-Hua-Chun Barbershop T01

Auteur : Ruan Guang-Min
Éditeur : Big Kana
216 pages
Date de sortie : 28 août 2026
Genre : tranche de vie

« Je grimpais souvent à l’endroit où il aimait admirer le coucher du soleil, et je me posais la question… Il avait bien quitté la maison les mains vides… Pourtant on avait l’impression qu’il avait emporté beaucoup de choses. »

Présentation de l’éditeur :

Dans une petite ville, l’enseigne d’un vieux salon de coiffure est composée des prénoms des membres d’une famille : le père (Dong), le fils (Hua) et la mère (Chun). Pour fêter l’anniversaire de leur fils, le couple a pris le train. Durant le voyage, le père est parti sans mot ni explication.

Chen Xiao-hua, le fils, a repris le salon de coiffure familial quelques années plus tard. Avant de mourir, son père lui a envoyé un « cadeau », une « petite sœur » inconnue, Chen Yu-lan.

Le frère et la sœur se rencontrent pour la première fois en présence d’un employé du salon Dong Hua Chun, Li Qi-li, récemment libéré de prison sous conditions. Ils traînent tous les trois un passé de joie, de tristesse, de tendresse et de souffrance.
Ensemble, ils apprendront à redéfinir ce que « famille » signifie réellement.

Mon avis :

En voyant la couverture, j’ai pensé à une série de gangs avec un salon de coiffure comme QG. Preuve qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture… Ce qui vaut également pour tous les protagonistes qu’on rencontre dans ce premier tome de “Dong-Hua-Chun Barbershop”.

Ruan Guang-Min s’est inspiré d’un véritable salon de coiffure, dans un petit quartier populaire, pour faire naître toute une histoire qui lie tout le monde d’une façon ou d’une autre. En l’occurrence, un lieu que les gamins prennent pour une maison hanté alors que les anciennes générations aiment s’y faire couper les cheveux et se raconter les potins du moment. On est loin des caïds, imaginés pour ma part, avec la couverture ! Bien que l’un des coiffeurs a fait de la prison et n’en est ressorti que trois mois auparavant.

Petit à petit, dans un mélange de souvenirs oraux, écrits ou même de simples lieux ou objets, l’auteur retrace la vie des trois personnages principaux de cette série. Chen Xiao-Hua raconte le passé de son père, qui a ouvert cet établissement trente ans auparavant, à sa demi-sœur, qui est la preuve vivante que l’homme qui l’a abandonné alors qu’il n’avait que dix ans, a refait sa vie. Pourquoi a-t-il envoyé sa fille chez son fils ? C’est certainement encore à découvrir, tout comme on apprend également le passé du coiffeur Qi-Li, que Chen Xiao-Hua a embauché trois mois plus tôt, directement à sa sortie de prison.

Quand on y pense, c’est souvent dans un salon de coiffure qu’on apprend la vie entière d’un quartier. Quoi de plus normal dans ce cas, que Ruan Guang-Min parvienne à développer le passé de presque tous les personnages rencontrés, interconnectés d’une façon ou d’une autre, avec un style graphique d’excellente facture, aux traits fins, minutieux et assez réaliste. Un plaisir à lire et à découvrir dans les prochains tomes. Enjoy ~

ShayHlyn.

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