Et autres souvenirs du passé
Auteur : Golo Zhao
Éditeur : Glénat
368 pages
Date de sortie : 1er juillet 2026
Genre : recueil, tranche de vie
« Rien en ce monde n’est immuable , tout est en mouvement perpétuel. On ne revoit jamais deux fois le même paysage. Notre humeur et notre état d’esprit étaient uniques, propre à cet instant. Peut-être est-ce là tout ce que ces paysages éveillent en nous. »
Présentation de l’éditeur :
Un recueil plein de délicatesse et de poésie…
Après La plus belle couleur du monde et Un dernier soir à Pékin, Golo Zhao revient avec un recueil d’histoires courtes, des nouvelles graphiques dont lui seul a le secret, aidé de son sens raffiné de la dramaturgie. Que ce soit une rencontre un jour de pluie (Rainy day- 2016), des retrouvailles entre amis (Little forest – 2015) ou un coucher de soleil à la gare routière (Bus station – 2013), on y vit la beauté de moments suspendus. Ces histoires inédites qui couvrent plus d’une dizaine d’années de production n’ont jamais été publiées en France ni réunies en recueil. Elles nous donnent à voir une nouvelle facette de l’artiste, offrant des tranches de vie oniriques et romantiques, de brèves déambulations poétiques qui racontent le lien, un souvenir ou le rapport de l’homme à la nature.

Mon avis :
Quand je lis le résumé des éditions Glénat, je ne peux que plussoyer. Golo Zhao déborde d’une finesse et d’une certaine poésie pour dépeindre des tranches de vies, tantôt interconnectées, tantôt indépendantes les unes des autres, mais dans une succession de saisons qui fleure bon la lecture paisible au coin du feu ou sous un plaid moelleux, un chocolat chaud à portée de main, confortablement installée.
Les petits hasards de la vie, les rencontres et les séparations… Le quotidien également au travail, soit seul, soit avec tout un quartier qui s’emploie à prendre soin des plus démunis. En l’occurrence, les chats errants, à l’approche de l’hiver.
Le printemps est source de (nouvelles) rencontres, l’été se conjugue avec la plage, le soleil, … l’automne amène la pluie et les humeurs maussades qu’on préférerait chasser d’un revers de main, ou grâce à l’intervention d’un mystérieux monstre de la pluie qui exauce les vœux. Dix ans de récits courts dont on voit l’évolution graphique, tout en reconnaissant la patte de l’auteur. Expressive, arrondie, … dans des décors authentiques. Tout au plus pouvons nous déplorer les séquences monochromes qui jurent un peu avec les teintes pastelles, sauf quand il s’agit de souvenirs dans une de ces histoires.
Entre rêves et réalités simples, entre fantaisie et aléas inévitables. Entre la Chine et la France. Même le plus tragique destin, “Sous un magnolia en fleur”, passe avec tendresse et mélancolie, nostalgie et simplicité. Et, sans s’en rendre compte, on a déjà lu ces centaines de pages avec un léger sourire aux lèvres. Quelques coups de cœur, comme cette femme qui attend son mari qui travaille tant. Ou ces chats qui remercient l’Humanité à leur façon, voire ces retrouvailles d’amis d’enfance, marqués par la perte d’un des leurs… Alors : enjoy ~
ShayHlyn.







Laisser un commentaire