Scénario : Steve Moore, Alan Moore
Dessins : Rick Veitch, Steve Parkhouse, John Coulthart, Kevin O’neill, Ben Wickey
Couleurs : Kevin O’neill, Ben Wickey, Rick Veitch, Steve Parkhouse, John Coulthart
Editeur : Delcourt
ISBN : 978-2-413-08886-8
DL : 10/2025
NB pages : 352
Sortie en VO chez Top Shelf Productions en co-production avec la maison Knocabout. 49.95€
Je ne vous cacherai pas que je l’ai depuis un moment celui là . Je l’ai commencé et abandonné plusieurs fois, là j’ai profité de mes vacances pour m’y mettre une bonne fois et enfin le lire complétement, à mon grand désarroi. C’était l’une des lectures les plus poussives et dans la douleur que j’ai dû faire et si je n’avais pas une chronique à en faire, j’aurai abandonné et rangé cet album avec mes autres Alan Moore que je considère sans intérêt. Oui c’est dit. Autant je pense qu’il a fait de véritables chefs d’Å“uvres, autant je pense qu’il a fait de sacrées albums très limites et dispensables, La Lune et et le Serpent, prends la tète de cette catégorie.
Petite présentation : Avec La Lune et le Serpent, Alan Moore et son mentor Steve Moore (décédé en 2014) signent un ouvrage aussi ambitieux qu’inclassable : moins un comics traditionnel qu’un véritable grimoire illustré, consacré à l’histoire, aux pratiques et à l’imaginaire de la magie. le livre rassemble récits, biographies de magiciens, réflexions ésotériques, exercices et séquences de bande dessinée, accompagnés par plusieurs artistes, dont Kevin O’Neill (décédé en 2022), Rick Veitch et John Coulthart.
L’intérêt du livre réside surtout dans la vision de Moore : la magie y apparaît moins comme une croyance surnaturelle que comme une manière de regarder le monde, stimuler l’imagination et transformer notre rapport au réel. L’ensemble est érudit, foisonnant, parfois volontairement absurde, et porté par une mise en page qui donne réellement l’impression de feuilleter un objet venu d’un autre âge. Une sorte de manuel de la magie telle que la conçoit et la pratique (oui, oui) Alan Moore.



Cette richesse fait aussi sa principale faiblesse : 352 pages denses, beaucoup de références et une structure volontairement éclatée peuvent dérouter. Il faut accepter de picorer, de revenir en arrière et de se laisser porter par l’étrangeté plutôt que chercher une lecture linéaire. C’est fascinant, profondément personnel et visuellement parfois superbe, je suppose que cela intéressera autant les amateurs d’ésotérisme que ceux qui veulent comprendre la conception très particulière qu’Alan Moore se fait de la création et de l’imagination. Moi je vous l’avoue, cela m’a laissé complétement froid, cela me passe au dessus, peut être que le format employé est trop alambiqué pour moi, je ne sais pas. Maintenant que j’ai dit ça, je vous souhaite de l’apprécier si vous voulez tenter le coup.
Je tiens à souligner, le travail gargantuesque qu’à dû être la traduction (Laurent Queyssi / Maxime Le Dain), l’adaptation (Studio Delcourt, Soleil / Cédric Vincent / Franck Debernardi) et le lettrage VF de cet album (Cédric Vincent). Respect à eux.
JaXoM

faisant aussi de la magie (oui, oui) moi j’ai adoré ! Il est sur mon étagère de livres ésotériques 😉