Escape – Tome 01

Scénario : Rick Remender
Dessins & Couleurs : Daniel Acuña
Editeur : Urban Comics
ISBN : 979-1-0268-5398-5
DL : 05/2026
NB pages : 168

« Je dois cramer des chauves-souris. »

Version Originale (Escape #1 à 6) publiée aux USA par Image Comics. Prix de lancement : 15€.

Résumé éditeur :
Pilote de bombardier aguerri, Milton Shaw effectue des missions au-dessus d’un monde déchiré par la guerre face à un empire de chauve-souris impitoyable. Mais lorsque son avion est abattu, Milton se retrouve derrière les lignes ennemies, dans les ruines fumantes d’une ville qu’il a lui-même bombardée. Et il a intérêt de vite trouver un moyen de s’enfuir, car il le sait : dans moins de 24 heures, son propre camp va larguer une énorme bombe destinée à finir le travail. Blessé, désarmé et traqué par les factions fascistes qui tiennent le pays d’une main de fer, Milton devra se battre pour s’échapper avant que la bombe ne tombe et n’efface tout… et tout le monde.


On suit donc Milton Shaw, un pilote de bombardier abattu derrière les lignes ennemies. Blessé et traqué, il doit retrouver les siens, mais surtout faire face à une réalité qu’il pouvait facilement oublier depuis son cockpit : sous les bombes, il n’y a pas des « cibles », mais des gens. Et forcément, quand on se retrouve au milieu des ruines que l’on a contribué à créer, la guerre devient tout de suite beaucoup moins abstraite.

Alors, la guerre, c’est mal. On est d’accord là-dessus, mais Rick Remender s’intéresse plutôt à la culpabilité, à l’obéissance aveugle d’un soldat convaincu de faire le bien peu importe les ordres et à cette capacité qu’ont les hommes à déshumaniser l’ennemi pour rendre la violence acceptable. Milton n’est pas un héros innocent : il a fait son boulot. Maintenant, il doit vivre avec les conséquences. Un gros point positif ce que fait Remender avec son personnage de Milton.

Graphiquement Daniel Acuña régale. Son dessin est magnifique, mais surtout incroyablement immersif. C’est la guerre, il y’a de la fumée, des ruines, des explosions, des incendies… Ses couleurs font le boulot, sans jamais rendre la guerre glamour. C’est même parfois brutal et c’est très bien comme ça.

Alors oui, Escape utilise quelques ressorts classiques du récit de guerre et de survie. Mais franchement, quand c’est aussi bien raconté et aussi magnifiquement dessiné, difficile de bouder son plaisir. C’est tendu, violent, intelligent et humain. Une très bonne surprise.
Un premier tome qui donne clairement envie de voir où Remender et Acuña vont nous emmener.

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JaXoM

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