La Volonté d’Ah-uile
Scénario : Séverine de la Croix
Dessin & Colorisation : Violette Grabski
Éditeur : Delcourt
95 pages
Date de sortie : 12 février 2026
Genre : fantastique, contes et légendes
« Par ce sort, je me lie à ma fille dans ce monde et dans les autres. Ayla, chair de ma chair, que la rune de ton totem te guide à travers les portes des mondes. Je te retrouverai un jour car, désormais, nos esprits sont liés. »
Présentation de l’éditeur :
La scénariste de la série à succès Lila s’empare d’un nouvel univers jeunesse où des humains croisent fées, elfes, sirènes et korrigans. Un univers et un spectacle merveilleux illustrés par la Belge Violette Grabski.
Il est temps pour Ayla de s’initier à la magie des Mogaï auprès de son oncle. Mais hors de ce cercle familial retrouvé, une ombre plane. Quelque chose pousse les créatures magiques à quitter le monde des humains. Ayla va devoir cultiver sa magie et son amour pour traverser les mondes, rencontrer sa mère et la déesse Béatha et espérer redonner une chance à une humanité désenchantée.

Mon avis :
Le final tant attendu de ce triptyque est enfin arrivé, non sans une petite larme à l’idée de ne plus revoir ses personnages auxquels on finit indéniablement par s’attacher. Ayla progresse non seulement dans son parcours initiatique, mais également jusqu’au lieu de rendez-vous avec les divinités que sont Béatha et Ah-uile.
Le choix de l’époque n’est pas anodin, Séverine de La Croix immisce son scénario durant l’époque de l’inquisition et les chasses aux sorcières qui se juxtapose à merveille à la période où l’humanité a, peu à peu, cessé de croire aux mondes à travers les voiles (sacrilège !!). Elfes, fées, sirènes et korrigans sont devenus petit à petit des superstitions, puis des légendes, pour enfin, finir en contes pour enfants.
Le graphisme de Violette Grabski va dans ce sens, avec sa douceur, sa légèreté, et ses tons pastels. Même si le duo d’autrices ne nous épargne rien : pas même la mort d’une femme sur le bûché pour avoir prodigué ses soins de guérisseuse. Une condamnation sans procès, sous les yeux du beau peuple, mais aussi et surtout : ses enfants en pleurs ! Pas étonnant que les êtres fantastiques veulent quitter ce côté du voile pour des horizons plus cléments. Pourtant, Ayla veut encore croire en l’être humain, raison pour laquelle elle souhaite plaider cette cause devant les divinités.
Parviendra-t-elle à garder un passage ouvert ? À vous de le découvrir avec cette pépite (même si certains savent, sans même lire “le livre d’Ayla” 😉 n’est-ce pas ?!). Comme dirait JR : Enjoy ~
ShayHlyn.







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