Dessin : Mamoste Dîn
Scénario : Léa Gauthier.
Éditeur : Payot Graphic.
Sortie : 7 janvier 2025.
208 pages
genre : Biographie.
« Ne se rend-elle pas compte que le monde change? »

Résumé éditeur.
« L’Ange dévasté » ? C’est l’épopée d’une résistance par les ruines, celle d’Annemarie Schwarzenbach (1908-1942), princesse queer de l’écriture et du voyage, face à l’effondrement de l’Europe dans le nazisme.
Mon avis.
Avouez que vous n’aviez jamais entendu son nom ou alors vous êtes un incollable sur l’entre-deux -guerres. Intéressant donc d’en apprendre plus sur Annemarie qui se démarque déjà par son homosexualité. Je ne vous dis pas son calvaire face à la pression familiale et sociétale. Mais Annemarie a du caractère, beaucoup même . Elle vit sa vie à 120 km/h . Rajoutez y son addiction à l’alcool et la drogue, son existence ne pouvait qu’être brève. Mais ce que nous suivons dans ce roman graphique , c’est sa clairvoyance ( et ils n’étaient pas très nombreux à l’avoir) sur les dérives du nazisme. Elle est de nationalité suisse mais elle passera de nombreuses années en Allemagne. Elle écrira de nombreux articles pour alerter mais hélas en vain. Fatalement, le lecteur fera un rapprochement avec notre époque car les points communs avec les années 30 sont nombreux. J ‘espère pas trop quand même !
Pour le dessin de Mamoste Din, on est clairement dans la vaine du roman graphique. On est assez loin de ses travaux précédents comme Dans le béton ou Morphose. Du pur noir et blanc avec un encrage plus prononcé pour les personnages que les décors. Pour les aficionados du style donc.
L’intensité de cette BD s’essouffle un peu vers la fin mais j’ai été ravi de faire la connaissance d’ Annemarie.
Une lecture que vous pouvez compléter avec 2 mini bouquins écrit par cette femme : L’éloge de la liberté et Paris.

Samba.







j’accroche pas au dessin, mais je vais un peu fouiller sur cette dame 😉
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bcp de video en allemand.
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