Rock’n’roll Suicide

Scénario : Louise Laborie
Dessin : Louise Laborie
Éditeur : Sarbacane
Date de sortie : 1er octobre 2025
208 pages
Genre : Rock in station balnéaire

« On a plein de bonnes instru en plus, mais je trouve pas de texte à poser dessus, y a rien qui sort. Nada. »

Présentation de l’éditeur

Lionel, mi-dandy mi-croque-mort, chante du Sinatra tous les lundis soir au Ballroom, la grosse salle de concert de sa bourgade en bord de mer. Au bout du rouleau, il décide de mettre fin à ses jours. Mais avant, il veut pour sa dernière scène jouer ses propres chansons qu’il a composées dans le secret depuis des années. Mais voilà qu’une de ses partitions se retrouve entre les mains d’un groupe de jeunes rockeurs qui s’en emparent sans l’accord de son auteur. Le succès est phénoménal et le mensonge sur lequel il repose, lourd à assumer…

Mon avis

Dernier album de Louise Laborie après Morgane Fox. Les couleurs sont toujours vives sont toujours là, tout comme l’empreinte de l’Amérique, celle de Sinatra, du Rock’n Roll et des zincs de bar. L’auteure adore dessiner les villes, les bâtiments, les zones pavillonnaires, les zones d’activités péri-urbaines. L’histoire a lieu en bord de mer, dans une petite ville qui n’a pas de nom. L’inspiration, l’influence des États-Unis est omniprésente dans cette société française de province. Les jeunes balancent entre une réalité faite de carrière musicale qui ne décolle pas et de job de barmaid et une existence fantasmée pleine de célébrité, d’ailleurs, bref, d’autre chose. C’est à l’image de cette séquence où Martha, l’une des héroïnes, écouteurs aux oreilles, marche dans des rues désertes qui se transforment petit à petit en boulevard new-yorkais. L’Amérique locale c’est celle du Buffalo Grill , du Mc Do ou d’un vieux crooner qui reprend les classiques de Frank Sinatra.

La musique, elle, est au centre du récit de Louise Laborie. L’intrigue est en effet construite autour de l’amour du son, unique véritable moyen de s’évader, au sens propre comme au sens figuré, d’un quotidien terne. Cette histoire de chanson volée tient la route et se mêle à une chronique de jeunesse pleine d’espoirs.

Rock’n’roll Suicide est un album bien écrit qui fourmille de plein de détails qui montrent un souci de réalisme et de cohérence chez son auteure. Les décors, soignés, participent à crédibiliser le récit et les personnages. Merci à Louise Laborie de m’avoir fait découvrir, via une pochette de disque, une affiche, un écran de smartphone, Carole King, Sleatter Kinney, The Brian Jonestown Massacre et Holy Motors. Et merci enfin de m’avoir donné l’envie de ressortir mes disques de Bowie, des Clash, de Wet Leg, de Nick Cave et Portishead.

ScénarioDessinico_Album
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Petitgolem13

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