Hadarfell
Scénario : David Chauvel, d’après le roman d’Aurélie Wellenstein
Dessin : Sylvain Guinebaud
Colorisation : Lou
Éditeur : Delcourt
64 pages
Date de sortie : 9 avril 2025
Genre : fantasy, aventure
« Profite bien de tes derniers jours d’humanité, Ivar Hasteinson… »
Présentation de l’éditeur :
Trois adolescents se voient injustement condamnés à devenir des berserkirs, monstres mi-humains, mi-animaux. Une grande histoire d’amitié dans un univers de fantasy très sombre.
Ivar, Oswald et Kaya sont amis depuis toujours. Alors que leur village meurt de faim et que le père d’Ivar tombe malade, ils décident d’aller braconner sur les terres du jarl… Mais sont pris sur le fait par son fils, accompagné de son maître d’armes. La rencontre tourne au drame et voilà notre trio devenu hors-la loi. Pour les trois amis, c’est le début d’un long voyage au bout d’eux-mêmes.

Mon avis :
Dans un contexte qui ressemble à l’ère viking, David Chauvel nous embarque à la suite de trois jeunes gens qui profitent d’un peu de répit dans la rivière. Un moment suspendu hors du temps qui leur fait oublier la dureté de l’existence dans ces contrées froides et souvent hostiles. Pour un peu, on se croirait en Scandinavie… mais si les termes et les prénoms sonnent à notre oreille, les villes sont inconnues, quelques mots en vieux norrois changent de signification et la part de Fantasy qui englobe “Le roi des fauves” prend toute sa place !
Nos trois héros sont arrêtés et jugés sans la moindre forme de procès. Mais pour eux, ça ne sera pas la mort…Mais bien pire que ça ! Aurélie Wellenstein, autrice du roman d’origine, maîtrise l’art de prendre un aspect folklorique et/ou historique obscure pour en faire le chemin de croix de ses personnages. Tantôt dans des récits pour adolescents, comme “Equinoxe”, tantôt plus adultes, comme “La baleine blanche des mers mortes”.
Le scénariste, coutumier des récits fantasy, manie les dialogues avec habileté, tandis que Sylvain Guinebaud prête sa plume pour une nouvelle fois à David Chauvel, avec finesse dans ce monde de brutes. On le connaît, toutefois, plus souvent dans les aventures avec des animaux anthropomorphes. Il faudra donc quelques pages avant de comprendre pourquoi cela ne pouvait être, presque, que lui pour cette aventure ! Une fois la sentence tombée et nos héros emprisonnés tant dans un village abandonné que dans leurs chairs, c’est la débandade. Il faut survivre, mais à qui, à quoi ? Et surtout, comment ?
Si le récit nous a permis de comprendre les circonstances de leur situation ; tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc pour les flash-back, minutieusement distillées par Lou (qu’on a également pu retrouver en compagnie du même duo d’artistes Chauvel/Guinebaud dans “Robilar ou le Maistre chat”) ; difficile de savoir ce qui nous attend dans le deuxième et dernier tome. Affaire à suivre avec grande impatience !
ShayHlyn.







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