Scénario : Matt Kindt, Jeff Lemire
Dessins & Couleurs : David Rubin
Editeur : Delcourt
ISBN : 978-2-413-08524-9
DL : 11/2024
NB pages : 192
« ‘Paraît qu’il y a de l’asperge en vinaigrette ? »
Contient le TPB de la version originale (Cosmic Detective) initialement publiée aux USA par Image Comics.
Résumé éditeur :
Le meurtre d’un Dieu menace de déchirer le tissu spatio-temporel, qui est la base même de notre réalité. Notre Cosmic Détective essaye de résoudre l’affaire pour faire obstacle à une destruction totale. Mais les mystères sur lesquels il va enquêter et ce qu’il va découvrir seront-ils pires que le désastre qu’il tente d’éviter ? Et son esprit va-t-il vaciller sous les révélations auxquelles il doit faire face ?
Un détective cosmique est chargé d’enquêter sur la mort d’un [***], comme tout bon détective il doit découvrir comment ce [***] est mort, ce qui ne semble pas être possible vu la nature des [***], mais quand il comprendra le comment il faudra qu’il trouve le pourquoi, c’est un peu son boulot en même temps.
Un [***] me direz-vous ? Quoi qu’est ce ? En fait, le nom de cette race alien est imprononçable – et non imprimable en Arial visiblement – du coup les personnages y font références en tant que Dieu, de [***] ou même de rhubarbe. Qu’on ne puisse pas prononcer le nom de cette race je veux bien l’entendre, mais de là à alourdir la lecture avec ce genre de circonvolution je me risquerai à dire que c’est typique de Jeff Lemire. Cela aurait pu tenir en trois cases avec une justification du style : on ne peut pas prononcer leurs noms, on les appellent les BillyBob. Le lecteur a pigé, pas besoin d’alourdir le lecture de tout l’album avec cette sorte de censure écrite inutile.



Si seulement il n’y avait que ça qui n’allait pas, notre personnage principal a des motivations opaques, il bosse pour une agence dont on se sait rien. La dite agence l’envoi enquêter, mais à la fin on apprends qu’elle connait déjà la conclusion, alors pourquoi l’envoyer ? D’ailleurs, tout dans l’enquête l’incite à ne pas y aller, des personnages lui disent directement d’ailleurs, mais il y va quand même, va donc le regretter et faire un choix final que je qualifierai de stupide et en inadéquation avec le personnage.
Heureusement que David Rubin vient sauver l’album du naufrage avec des planches dynamiques et des couleurs bien flashy sur la fin de l’album dans l’autre dimension qui semblent directement inspirées d’un News Gods de l’immense Jack Kirby. L’idée également de dessiner certains sons est étrange fonctionne même si à certains moment cela parait étrange. Comme la planche où il fait les cent pas parsemées de tap tap tap tap.
Ce Cosmic Detective version hardboiled essaye de créer une histoire sombre qui tente d’intégrer un dilemme existentiel dans une affaire de disparition, sous couvert d’un dieu alien. Malheureusement, cela ne fonctionne pas, faute à des incohérences flagrantes, des non-dits idiots, des longueurs (la scène du bar par exemple) et des choix scénaristiques aberrants. Mais c’est joli.
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JaXoM




On pourrait rajouter sans se tromper , un travail de *** non?
étonnant que, pour quelqu’un qui semble détester Jeff Lemire, tu t’obstines à lire et chroniquer ses récits, non ?
Je le ne déteste pas ce brave homme, mais il a toujours les même lourdeurs, il faut en avoir conscience. Je lis aussi beaucoup de Frank Cho, pourtant toutes ses nanas se ressemble. J’ai tout tarquin mais il est pas bon pour faire des pieds, et je ne te parle pas d’Arleston :), la liste est longue. Si on doit esquiver des albums dès qu’un truc nous plait pas on lit plus rien. D’autant plus qu’il a fait des trucs plutôt bien foutus en SF ou dans les des séries plus mainstream comme dans Swamp Thing (New 52) ou Old Man Logan. Il est pas encore perdu pour la science.
Plus sérieusement Cosmic Detective ca sent le projet fait entre deux gros autres projets mieux foutus.