Edenwood T01

Scénario & Dessin : Tony S. Daniel
Colorisation : Jay David Ramos & Leonardo Paciarotti
Éditeur : Delcourt
128 pages
Date de sortie : 12 février 2025
Genre : comics, horreur, fantastique

« La personne que nous étions à notre naissance importe moins que celle que nous sommes devenus »

Présentation de l’éditeur :

Un adolescent est transporté malgré lui dans un monde terrifiant et prend part à une guerre séculaire entre sorcières et démons. Tony S. Daniel invente un univers sombre, violent et fascinant à la fois ou survivre est la règle numéro un.

Rion Astor est un ado qui vit à William’s Bay, dans le Wisconsin. Parti à la recherche de sa petite amie disparue, il est happé dans un pays magique appelé Edenwood, un royaume multidimensionnel où une guerre féroce oppose sorcières et démons depuis des siècles. Rion est chargé de mener une escouade de tueurs de démons. Mais le véritable secret réside dans l’armure magique que Bastille, son mentor, lui a confectionnée.

Mon avis :

Entrez (ou pas) au cœur de Edenwood, cette portion de terre qui s’étend de plus en plus aux États-Unis suite à une maladresse des sorciers, les Ensorcelleurs, qui ont voulu créé un lieu magique. Dans un sens, ils ont réussi, mais à quel prix ! Edenwood est une zone interdite car totalement ingérable ; un lieu qui se fiche des règles de l’espace et du temps…

Le scénario de Tony S. Daniel commence comme beaucoup de pitchs horrifiques impliquant des adolescents. Une bande de gamins frôle les interdits jusqu’au pas de trop dans la forêt métamorphosée. C’est le début de la fin, la fin du début… On n’en sait rien ! Car entre les flashbacks, les dates du passé déterminées comme actuelle “Nouvelle Angleterre, 1777. Il y a trois ans” (what ?!), il y a de quoi en perdre son latin.

Le graphisme de l’auteur y est également pour beaucoup, quand cette joyeuse bande se retrouve de temps à autre dans les méandres d’Edenwood et que l’un semble être redevenu un enfant et son amie initialement à peine plus âgée est subitement devenue majeure, dans le texte et le dessin de relativement bonne facture, tout particulièrement dans les zooms avant ; là où les plans larges perdent en détails et/ou précision dans les traits.

On peut toutefois féliciter l’artiste pour avoir réussi à jongler avec ces différents styles, partant d’un Wisconsin contemporain avec jeans et baskets, vers d’autres époques tantôt significatives du fantasy dans cette aventure atypique, tantôt presque futuristes avec des gadgets à faire pâlir James Bond d’envie. Un concept troublant à bien des égards, surtout quand on pense avoir reconnu un membre de la troupe derrière un masque alors que, peut-être, éventuellement, qui sait : non, ce n’est peut-être pas qui on croit… Alors, en un mot comme en cent : affaire à suivre !

ShayHlyn.

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