La chandelle du bon Roy Henri

Scénario : Philippe Charlot
Dessin : Éric Hübsch
Colorisation : Sébastien Bouet
Éditeur : Grand Angle
64 pages
Date de sortie : 29 janvier 2025
Genre : Histoire, humour

« Insistez bien auprès de cette Bertille pour que cela ne se sache pas. Je dois préserver ma réputation.
– Pour une fois que vous soulagez l’un de vos patients, vous devriez plutôt le faire annoncer par un crieur de rue. »

Présentation de l’éditeur :

Paris vaut bien une mèche…

Thibault est un jeune homme idéaliste, amoureux de l’amour. La “mèche” au vent,
il présente avec son ami Alaric un numéro de suggestion mentale qui amuse follement
les badauds du Pont Neuf.

Henri, lui, est un Roi comblé : la “mèche” du cierge qui a célébré sa dernière
conversion a été la bonne – le voici enfin dans sa capitale. Reste à séduire Parisiens
et Parisiennes. Un étalage de ses qualités athlétiques fera l’affaire, s’il n’est pas gâché
par d’incessantes envies pressantes.

Mathilde, suivant la prédiction de sa sorcière de tante, parcourt Paris à la rencontre du galant, saltimbanque ou monarque, qui saura allumer la “mèche” de son tempérament de feu.

Quoi qu’il en soit, il n’en reste pas moins que si Paris vaut bien une “mèche”, encore faut-il trouver laquelle.

Mon avis :

On peut dire que le roi Henri IV de France et de Navarre savait brûler la chandelle par les deux bouts, mais d’un bout à l’autre de “La Chandelle du Bon Roy Henri”, une maladie l’empêche de remplir le trône en céramique si ce n’est quelques gouttes à longueur de journée… Voilà ce qui arrive quand on joue un peu trop avec sa royale chandelle pour ramoner les cheminées de ces dames qui en voient alors 36… chandelles ! D’extase, cela va sans dire, sachant que de ce côté là, la chandelle du roi fonctionne fort bien (en atteste ses nombreux enfants, autant légitimes qu’illégitimes).

Après “Le royal fondement” de Louis XIV, voilà que le duo Philippe Charlot et Éric Hübsch reviennent avec une autre pathologie royale située sous la ceinture. Verso pour Louis, recto pour Henri qui avait un rétrécissement de l’urètre, bouchant sévèrement sa vessie qui ne se vidait alors qu’au compte-gouttes. Un scénario fort bien documenté, agrémenté d’une fiction romantique pour, comme le disait si bien Messire Loubrun dans sa chronique : “avec légèreté et humour, en ajoutant une petite fiction évitant ainsi l’écueil du documentaire pur”, sans oublier un petit complot de derrière les fagots pour boucler la boucle d’un récit complet fort attrayant.

Le graphisme n’est d’ailleurs pas en reste, du pur jus franco-belge qui sied tellement bien à l’humour et la caricature, car avouons-le : Henri IV est magnifiquement reconnaissable ! L’artiste nous emmène allègrement dans les rues de Paris, alors même que le pont neuf n’était pas même encore terminé et où les rebouteux étaient boudés à cause des médecins diplômés apparaissant à chaque coin de rue.

Un agréable moment d’histoire et de fiction, maculé d’humour, sans jamais voir la chandelle du roi, mais quelques poitrines ci par là… pour la bonne cause, cela va sans dire, complétant ainsi le style de cette œuvre dédiée à l’humour et la science bien de chez nous ! Allez hop : à qui le tour ?!

ShayHlyn.

4 commentaires sur “La chandelle du bon Roy Henri

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