Les Aigles de Rome Livre VII

Auteur : Marini
Editeur : Dargaud
Genre : Historique
Sortie : le 4 octobre 2024

Avis de l’éditeur :

Sous le règne de Tiberius, Romains et Germains continuent à se livrer une guerre dévastatrice. Marcus, toujours à la recherche de son fils retenu en otage chez les barbares, s’engage dans les troupes romaines dirigées par Germanicus et n’a plus qu’une obsession : se venger de celui qu’il considérait autrefois comme son frère et qui lui a pris ce qu’il avait de plus cher.

Mon avis :

En 14 après J.-C, Germanicus travers le Rhenus, commandant huit légions afin de reprendre les trois Aigles perdus. De son côté, Arminius aura fort à faire pour neutraliser cette nouvelle armada romaine, lui qui ne parvient hélas pas à unifier les différents clans de Germanie.

Toutefois, il récupère sa cargaison tant attendue : dix mille épées et boucliers en échange du jeune Titus, le petit-fils de Morphéa. Sauf qu’il n’a nulle intention de lui remettre celui qui se nomme désormais Hraban, bien décidé à ne point remettre les pieds à Rome.

Qui plus est, Arminius le considère dorénavant tel un fils, issu pourtant d’une lignée de l’ennemi. Hraban n’est plus romain mais bel et bien chérusque. De quoi éveiller un soupçon de jalousie et d’inquiétude aux yeux de sa femme Thusnelda, toujours dans l’attente d’un héritier.

Pour ce 7ème opus des Aigles de Rome, Marini excelle avec une démonstration de force rythmée, calculée et révélatrice sur bien des points. La véritable guerre entre Rome et Arminius ne fait que commencer, et chaque pion avancé de la part des deux seigneurs respectifs peut s’avérer fatal.

Marcus, le protégé de Caesar n’aspire qu’à récupérer son fils détenu par Arminius, sans se douter que sa progéniture a changé de camp. La trame se concentre sur la solide amitié entre ces deux pointures que sont César et Marcus. Mais Marini met également aux devants de la scène, les deux femmes que tout oppose, d’une part la splendide Tusnelda, désemparée à l’idée qu’Arminius se désintéresse d’elle, et de l’autre, Agrippina, partenaire de Caesar, le guidant toujours dans son désir de convoitise.

La qualité graphique, quant à elle, demeure plutôt de bonne facture, sans pour autant nous en mettre plein la vue comme il fût un temps pour chaque album du Scorpion à ses débuts et des premiers Aigles de Rome. Cela se note au niveau d’un encrage moins épais et d’une précision de trait qui malheureusement s’est quelque peu perdue en cours de route.

Quoi qu’on en pense cependant, la plume de Marini se veut toujours admirable, soignée et agréable à l’œil sans que l’on ait ce petit plus incarné qui faisait de chacune de ses planches une œuvre d’art.  Les séquences d’action demeurent cohérentes ; les différents costumes et artifices militaires éveillent nos sens, et les protagonistes n’ont rien à envier en comparaison avec une majorité des albums à caractère historique.

Coq de Combat

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