Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Sean Phillips
Couleurs : Jacob Phillips
Éditeur : Delcourt
140 pages
Date de sortie : octobre 2024
Genre : thriller ; polar noir
« – Parfois, il m’arrive encore d’en rêver. Je suis une petite fille dans une caverne avec des dessins sur les parois… »
Présentation de l’éditeur
Le duo diabolique formé par Brubaker et Phillips nous entraîne ici dans un récit satanique noir, où deux agents du FBI, dont une femme liée à des pratiques sataniques dans les années 1980, doivent retrouver, coûte que coûte, un tueur fou…
La Maison des Impies se situe entre le récit d’horreur et le film noir déjanté, directement lié à l’engouement pour les cultes sataniques au cours des années 1980. La peur – qui était partout à l’époque – a clairement refait surface depuis quelques temps, et ce mélange entre noirceur et horreur m’a donné envie de replonger dans ces eaux troubles afin d’essayer d’en donner une version ‘à la Brubaker-Phillips’.

Mon avis
On ne présente plus le duo Brubaker/Phillips dont on attend beaucoup à chaque nouveauté. Peut-être un peu trop d’ailleurs, au risque d’être parfois un peu déçu. Ce qui est le cas ici avec cette maison des impies. Mais attention, une déception avec un album de ce duo reste malgré tout un bon album.
Les deux complices nous embarquent cette fois dans un polar noir, très noir, aux frontières de l’horreur et de l’ésotérisme le plus sordide. Il est question de pratiques sataniques qui eurent lieu dans les années 80 et impliquant des enfants. Une histoire sordide de manipulation, de mensonges, de fantasmes qui, forcément a laissé des traces psychologiques chez tous les protagonistes, six enfants que la presse à nommer les Six de Satan. La presse aime les titres qui claquent ! Un agent du FBI retrouve l’une d’elle des années plus tard pour qu’elle l’aide dans sa recherche d’un tueur fou qui cible … les Six de Satan.
Voilà un pitch plutôt alléchant pour qui aime se faire un peu peur. Tous les ingrédients sont là, sauf que la sauce ne prend jamais vraiment et qu’a aucun moment on est véritablement pris d’effroi. Bon, ça fonctionne quand même pour le côté polar et recherche de la vérité, avec une intrigue qui tient le lecteur, même si on se perd quelque peu dans les trop nombreux flash-back. Et puis les fans de Brubaker se réjouiront tout de même de son style narratif et de ses dialogues et textes toujours aussi soignés.
Au final, on ne retiendra pas cet album comme étant la meilleure livrée de Brubaker/Phillips tout en étant bien obligé de reconnaître que l’album n’est pas si mauvais. Bizarre …
Loubrun

Comme dans la 7e compagnie, vous zaves trop chaud ou vous zaves trop froid ? ;-)))