Scénario : Salva Rubio
Dessin : Ruben Del Ricòn
Éditeur : Glénat
Pages: 68
Date de sortie : 18/09/24
Genre : Histoire, Biographie, Guerre, Esclavage.
« Et vous prétendez incarner la Révolution ? La Révolution nous avait rendus tous égaux ! La Révolution avait effacé toute couleur de peau ! Par votre faute, la France n’est plus cette Terre des Hommes Libres. »
« Vous n’avez rien compris, Dumas, la liberté importe peu. Ce qui compte c’est l’Histoire… On se souviendra de moi comme d’un génie militaire, un visionnaire politique, un libérateur ! Un leader, un consul… Un empereur ! Et toi et tous les tiens, vous tomberez à jamais dans l’oubli ! Et je ferai tout pour m’en assurer ! Parce que c’est Moi qui écrirai l’Histoire ! »
Résumé de l’éditeur:
Dumas face à Bonaparte : deux hommes, deux forces, deux visions opposées.
Qui aurait pu imaginer que le père d’Alexandre Dumas fut un ancien esclave noir devenu un grand général de l’armée puis le principal rival de Napoléon ? C’est pourtant le parcours hors du commun de cet homme né en Haïti d’un père noble blanc. En s’enrôlant dans l’armée, Alexandre renonce à son nom de famille et commence au plus bas de l’échelle. À force de prouesses militaires, il sera nommé chef de l’armée occidentale en 1794. Sa carrière va prendre une tournure inattendue lorsqu’il est repéré par Napoléon Bonaparte. Bientôt, le général Dumas est appelé par Napoléon à rejoindre l’armée française lors d’une mission secrète : la conquête de l’Égypte. Il y est nommé commandant de la cavalerie de l’armée de l’Ouest et va combattre aux côtés de héros tels que Kléber et Murat. Mais malgré ses succès militaires, les tensions entre Dumas et Napoléon demeurent… Les deux hommes ont des visions opposées sur la question de l’esclavage. Alors que Dumas se démarque lors de la prise du Caire, Bonaparte n’hésitera pas à l’accuser de sédition et menace de le fusiller ! Dumas décide de quitter l’armée mais le destin le retiendra en Afrique. Après une vie sur le champ de bataille, Dumas parviendra-t-il à retrouver ceux qu’il aime le plus et qui l’attendent. Rien n’est certain, capturé à Naples, il se retrouve emprisonné…
Dans ce troisième et dernier tome, Salva Rubio qui a travaillé sur de nombreux ouvrages historiques (Django Main de feu ou Les Zazous) et le dessinateur Ruben Del Rincon (Les Trois Mousquetaires) continuent de nous surprendre avec ce récit incroyable en hommage à ce héros de guerre et fervent républicain, oublié par l’Histoire qui finira par diriger 50 000 hommes et prendre part à la Révolution française.

Mon avis
Une BD consacrée au 1er de la génération Dumas, pardon au Général Dumas, farouche défenseur de la Liberté et des valeurs de la Révolution française. Il se trouve très vite en désaccord avec Bonaparte, il pense abandonner sa carrière militaire mais rester oisif chez lui ne lui convient absolument pas. C’est un homme d’action et sa vie, il la consacre à servir son pays dans l’armée. Il rempile donc pour une énième campagne et pas des moindres : la conquête de l’Égypte. Enfin, conquête… J’aurais tendance à dire plutôt un désastre et un massacre, et pourtant on a tendance à encenser cette campagne. Cela peut se comprendre au vu des nombreuses découvertes qu’ont faites les scientifiques sur la civilisation égyptienne.
Mais ici, le récit est narré du point de vue militaire et d’un général aguerri, qui est hélas tombé dans l’oubli justement à cause de ses conflits d’intérêts avec Napoléon. Bonaparte se voyait comme le nouveau César, il voulait la gloire, la richesse, le pouvoir ! Sous ses airs de consul, c’était plutôt un dictateur qui ne travaillait non pas pour la France mais pour sa postérité. Néanmoins, il a fait de nombreuses bonnes choses pour améliorer le pays, mais il en a fait beaucoup d’autres moins reluisantes. C’est vraiment un personnage controversé, je ne vais pas me lancer dans son analyse, je ne suis pas une experte. Mais par cette explication, j’énonce le conflit qui opposait Dumas à son supérieur.
Je trouve que c’est une excellente idée de consacrer une BD à ce grand général afin de raviver son souvenir. Mais, le graphisme ne me plaît pas et la police de caractère est vraiment trop petite, j’avais le nez collé aux pages pour pouvoir lire. Ce sont deux gros points négatifs, et pourtant j’ai apprécié le personnage et je trouve vraiment triste la façon dont il a fini oublié de tous à son époque et à travers les siècles. Ça reste donc un bel hommage, dommage que le graphisme ne suive pas.
Sandra/ Ithilwen







J’aimerais être aussi experte que toi en Histoire (la seule matière que je n’ai jamais aimé où je suis ignare).
D’accord sur le fait que graphiquement c’est un peu caricatural et les polices trop petites sont gênantes !
Merci du compliment mais je suis loin d’être une experte. Disons que j’aime l’Histoire et de fait ça aide. Mais, il m’arrive aussi de faire des recherches sur certaines périodes. Je prends en exemple la BD sur les Helvètes que j’ai chroniquée récemment. Passionnée oui, experte non ^^ Quant au graphisme et à la police, c’est tellement dommage car ça dessert une personnalité pourtant intéressante et méconnue.
Oui , la petitesse d’une typo peut clairement nuire à la qualité d’une lecture. Donc je comprends fort bien ton avis mitigé.