Scénario : Harold Charre
Dessin et couleurs : Quentin Boyer Di Bernardo
Éditeur : Delcourt
136 pages
Date de sortie : août 2024
Genre : Roman graphique
« – Hé ho, ça vous intéresse ce que je raconte ?
– Pas du tout. Au contraire, je trouve ça plutôt agaçant. »
Présentation de l’éditeur
Une traversée de l’Atlantique à la recherche d’un souvenir et d’une légende, la rencontre de deux êtres que tout oppose et que le voyage changera à jamais.
Suite au décès de son mari, Jeanne persuade Martin, jeune navigateur solitaire, de traverser l’Atlantique sur un voilier, en quête de la mythique île aux géants. Le tandem que tout oppose, lui, le rationnel et elle qui veut croire, va devoir affronter le doute, les éléments et la différence afin de rejoindre son hypothétique destination…

Mon avis
L’île aux géants nous embarque, littéralement, dans un huis clos maritime à l’ambiance très lourde. Jeanne, à la suite du décès de son mari, se lance dans une quête mystique et décide de rejoindre une mystérieuse île nommée l’île aux géants au milieu de l’Atlantique. C’est un jeune navigateur, Martin, qu’elle persuade de l’emmener moyennant finances. Le problème, c’est que tout semble les opposer. La tension monte vite et l’ambiance n’est pas à la fête, ce qui peut être problématique sur un bateau.
Cette idée du huis clos maritime et de quête mystique semblait être une idée prometteuse. Malheureusement, au bout des 130 pages le mystère reste entier et on a un peu le sentiment d’avoir assisté à une longue scène de ménage sur un bateau. Il y a sans doute un message que les auteurs ont voulu faire passer, sur le voyage, le départ, les croyances, mais qui tombe très vite à l’eau. Les dialogues trop familiers et les incessantes querelles deviennent très agaçant et nous obligent à prendre beaucoup de distance avec les personnages.
Un scénario trop flou et une partie graphique qui propose quelques belles planches contemplatives.
Loubrun

Ton « … mais qui tombe très vite à l’eau. » m’a bien fait rire ! 😅
je ne sais pas pourquoi, mais en l’écrivant j’ai pensé à toi …