Scénario : Hervé Bourhis
Dessin : Lucas Varela
Couleurs : Lucas Varela
Éditeur : Dupuis
60 pages
Date de sortie : août 2024
Genre : polar ; thriller
« Je préfère qu’on vienne à moi. Mais que voulez-vous, les femmes sont attirées par l’interdit. Au moins autant que les hommes, d’ailleurs. Si ce n’est plus. »
Présentation de l’éditeur
Après deux meurtres aux allures de rituels satanistes, l’inspectrice Kim Tyler patauge dans l’hémoglobine. Et sa confrontation avec Baron Yeval, le fondateur de « l’Église de Satan », ne cesse de se compliquer, car cet escroc manipulateur joue au chat et à la souris avec la jeune détective. Dotée d’un nouvel équipier depuis que son partenaire Ulysses Ford est à l’hôpital, Kim va voir son enquête s’accélérer lorsqu’un marginal venu de nulle part se livre aux autorités et prétend être l’assassin. Mais la vérité se cache peut-être derrière ce coupable un peu trop commode… Une vérité que Kim, toujours à la recherche d’explications sur le suicide de son père, redoute encore de découvrir…

Mon avis
Conclusion d’un polar « vintage » sur toile de fond de secte sataniste. On retrouve la commissaire Kim Tyler et le chef de « l’Eglise de Satan », le Baron Yeval, dans une confrontation pour le moins alambiquée. Entre suspicion, admiration et révulsion, le Baron se retrouve toujours sur une piste qu’il semble tracer pour la jeune commissaire.
Si l’on se prend vite au jeu de cette intrigue au rythme endiablé, il faut bien reconnaître que l’on reste un peu sur notre faim tant le dénouement est convenu. Par ailleurs, on aurait aimé en savoir un peu plus sur le mystère qui entoure le suicide du père de Kim. Les indices sont maigres et peu développés. Dommage, ça aurait donné un peu plus d‘épaisseur à l’intrigue.
Reste que l’atmosphère générale de ce diptyque est assez sympa. L’enquête, loin d’être ébouriffante n’en demeure pas moins agréable à suivre, le décorum sixties bien réussi, et le traitement graphique épuré, mélange de ligne claire et pop art, restitue délicieusement les ambiances vintage.
Loubrun

Un petit air de Philippe Berthet dans le trait je trouve…