Le sourire du plombier
Scénario : Zidrou
Dessin & Colorisation : Arno Monin
Éditeur : Grand Angle
72 pages
Date de sortie : 11 septembre 2024
Genre : tranche de vie
« Encore heureux qu’elle ne lisait pas “Astérix” ! Tu te serais appelée Néesouzix ! »
Présentation de l’éditeur :
Une naissance et des demandes d’adoption qui aboutissent quand on ne s’y attend plus. Puis le deuil qui bouleverse tout.
C’est une famille où le papa espagnol a déposé une demande d’adoption en Espagne, et où la maman française a déposé une demande d’adoption en France. Une famille où les deux demandes aboutissent en même temps et comme souvent dans ces cas-là, une famille où la nature se remet en route, et la maman tombe enceinte.
C’est aussi une famille où celle qui souffre le plus est celle qui sort du ventre de la maman, car elle n’a pas été adoptée comme ses deux sœurs. C’est une famille où l’on va du coup adopter la petite troisième. Et c’est une famille où le deuil va frapper, laissant le papa seul avec ses trois petites adoptées.
C’est une tranche de vie ou plutôt de quatre vies, et c’est surtout une énorme tranche d’amour…

Mon avis :
“C’est une tranche de vie ou plutôt de quatre vies, et c’est surtout une énorme tranche d’amour…” je n’aurais pas mieux dit que les éditions Grand Angle. Avec la disparition soudaine de ce papa aimant, ce sont trois jeunes femmes qui se remémorent les souvenirs du passé. Alors on pleure, on rit, on se souvient que dans cette famille, il y avait tellement (mais tellement !!) d’amour.
Zidrou remonte à l’arrivée des trois enfants, deux adoptées via deux cycles d’adoptions différents et une enfant naturelle, inattendue, inespérée… Miraculeuse. Le scénario parle alors de lui-même avec cette petite qui se sent finalement différente des autres en étant la seule à être sortie du ventre de leur mère ; la seule à ne pas pouvoir être la sœur imaginaire de Fifi Brindacier, leur héroïne, car justement : elle connaît ses parents biologiques.
“Je veux pas être sortie du ventre de maman comme du pipi ou du caca !! Je veux être adoptée ! Comme tout le monde !!”
Mais le plus beau dans cette famille, reste sans contexte la solidité de leurs liens. Difficile de ne pas prendre l’auteur à parti en citant ses phrases à la fois chargées d’émotion et tellement vraies, vivantes,… presque “vécues”.
“C’est laquelle des trois, au fait, qui n’a pas été adoptée ?… Pour finir, on ne sait plus trop…
– Ça mon gars, c’est le plus beau compliment que tu pouvais nous faire, à ma femme et moi.”
Un scénario touchant, accompagné du graphisme d’Arno Monin qu’il est difficile de critiquer. Son style est sympathique, détaillé et riche en décors… mais y a un stute (comme on dit chez moi), un truc qui cloque avec les visages des trois filles. Qu’elles soient majeures ou encore enfants, on croirait que leurs traits n’ont pas changé. Du coup, on dirait des Hobbits : visages d’adultes sur des corps d’enfants… c’est bizarre et ça casse un peu le charme général. Mais fort heureusement, l’ambiance globale de l’album lui confère une aura attendrissante et pleine de tendresse. Quelle belle famille !
ShayHlyn.







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