Fragile

Autrice : Mathilde Ducrest
Éditeur : Casterman
184 pages
Date de sortie : 3 avril 2024
Genre : roman graphique, tranche de vie

« Le souffle du vent sur les cordes tendues entraînait des vibrations que la caisse de résonance de la harpe traduisait en accords plaintifs. À travers ces vibrations, l’étrangère disait pouvoir entendre la parole des morts. Un don ancestral, inhérent aux femmes de sa terre, et qui lui aurait été transmis par sa propre mère. »

Présentation de l’éditeur :

Certaines rencontres changent une vie, surtout quand on ne s’y attendait pas !

Emily, étudiante, souhaite gagner un peu d’argent durant l’été et répond à une annonce de la très riche et influente Famille Rascines, qui lui inspire des préjugés plutôt hostiles. C’est ainsi qu’elle rencontre Suzanne, l’aînée de la famille, qui lui confie la tâche de promener tous les jours son chien Mitsou. Suzanne accompagne Emily durant les premières promenades et, contre toute attente, une complicité très forte naît entre les deux jeunes femmes. Peu à peu, Emily s’interroge sur les sentiments qu’elle éprouve pour celle qu’elle appelle désormais Sue. Un jour comme les autres, alors qu’Emily attend Sue et Mitsou, personne ne vient à sa rencontre. Quelque chose de dramatique est arrivé. Comment le lien qui les unit va-t-il s’en trouver transformé ?

Mon avis :

On ne peut que les qualifier de “Fragile” ces liens que l’on tisse avec autrui. Ceux-là même que Mathilde Ducrest dépeint, principalement entre deux jeunes femmes. Suzanne et Emily. L’une, née “avec une cuillère en or dans la bouche” comme on dit, l’autre qui fait de son mieux pour réussir dans la vie. Tout les oppose, pourtant : elles vont finir par se rencontrer et tisser des liens. Un peu ambigus, intriguants, … comme la vie.

Mais l’autrice va plus loin, en apportant également de la valeur aux liens entre Emily et sa logeuse, Suzanne et son père… voire même, grâce aux souvenirs des générations précédentes, les liens qui furent les fondements de la richesse de la famille de Suzanne. C’est d’ailleurs cette anecdote un peu mystique qui sera le mince fil conducteur du scénario en quête de pourquoi et de comment.

Le graphisme, apparemment entièrement numérique, possède des contours assez épais, des décors en dégradé de précisions vers l’abstrait sur des teintes pastel variées. Ce qui rend ce titre agréable à lire, tout en douceur dans la majeure partie du temps. C’est toutefois une tranche de vie comme on peut en lire mille, l’aspect intriguant étant hélas minimisé alors qu’il intrigue dès son évocation.

Celui d’une harpe éolienne (je vous invite à trouver une vidéo… c’est très mystérieux comme son, un peu effrayant même par moment) et d’une femme, l’ancêtre de Suzanne, capable d’entendre la voix des morts par ce biais. Alors certains, comme moi, y trouveront un goût de trop peu, d’autres apprécieront ce roman graphique pour ce qu’il est… “Fragile”. À vous de voir…

ShayHlyn.

Un commentaire sur “Fragile

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  1. J’ai le souvenir d’avoir apprécié les dessins aux douces couleurs sauf le physique plutôt ingrat de la fille à papa. Et puis j’ai eu un peu de mal à suivre le type de relations entretenues entre elles et les mystérieuses harpes éoliennes.

    Bref je suis resté un peu sur ma faim (3/5) et avais quand même réalisé la bannière que j’avais oublié d’éditer l

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