Simone de Beauvoir – Je veux tout de la vie

Scénario : Julia Korbik
Dessin : Julia Bernhard
Éditeur :Steinkis
Date de sortie : 22 février 2024
224 pages
Genre : Biographie

« En France, les femmes n’ont ni le droit de voter ni d’ouvrir un compte en banque, mais devenir à vingt et un ans la plus jeune agrégée de l’histoire, ça, elles le peuvent. Bravo Simone ! »

Présentation de l’éditeur

Simone de Beauvoir a défié ses contemporains et a changé nos idées sur le couple et les relations entre les sexes avec ses œuvres, sa philosophie et son mode de vie.​

Une vie bien remplie, riche en connaissances, en douleur et en joie. La vie d’une femme qui a toujours été motivée par la curiosité d’elle-même et des autres. Elle s’est battue pour que toutes puissent exister, quels que soient leur classe sociale et le sexe, quelles que soient les normes et les règles.​

Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des penseuses les plus influentes du XXe siècle.

Mon avis:

Comme cela fait plusieurs fois que je le constate, je le souligne d’entrée : cette façon de dessiner le nez d’un personnage (tu le remarqueras Ô lecteur sambesque comme ce dernier au milieu de la figure) n’est pas du tout ma tasse de thé.

Je n’ai d’ailleurs pas été particulièrement épaté par le style de Julia Bernhard que je trouve froid et manquant de dynamisme. L’ensemble apparait comme « mécanique » ou presque figé, le jaune doré peinant à illuminer des planches assez austères.

C’est un échange entre Simone de Beauvoir et Deirdre Bair (célèbre biographe américaine) qui sera prétexte à un récit (auto-) biographique qui dresse le portrait de la célèbre philosophe française. Le scénario de Juia Korbik permet une entrée en matière accessible pour celui ou celle qui souhaite découvrir une femme à la personnalité marquée qui a influencé son époque. Le temps file, on en apprend sur sa jeunesse, ses amours et sa volonté farouche d’être une femme indépendante. Le récit chronologique file, on y croise, entre autres, Merleau Ponty, Gisèle Halimi et bien évidemment Jean-Paul Sartre.

Avec le temps, Simone de Beauvoir s’interroge sur elle-même et le monde qui l’entoure. C’est dans ce besoin viscéral de vivre « tout de la vie » qu’elle s’affirme et se construit. Son parcours personnel, son essai 2ème Sexe, et son implication dans le procès de Bobigny en 1972 (Clique ici pour en savoir plus) feront d’elle une des personnalités féministes du XXème siècle. Reconnaissance qu’elle semble, sans la rejeter, vouloir nuancer : « on ne s’intéresse jamais qu’à mon féminisme, comme si je n’avais rien fait d’autre dans ma vie. »

L’album de Julia Korbik et JUlia Bernhard réussit à maintenir l’attention du lecteur jusqu’au bout en mettant l’accent final sur le droit à l’avortement. Mais le style graphique peine à créer un lien, entretenir une petite flamme d’identification en mettant de la distance entre le récit et le lecteur.

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Petitgolem13

Un commentaire sur “Simone de Beauvoir – Je veux tout de la vie

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  1. C’est le dessin du nez qui a attiré mon attention et je suis entièrement d’accord avec toi sur l’austérité du graphisme et des couleurs.

    J’ai toujours du mal à comprendre comment un responsable d’édition puisse laisser passer ce genre de détail, surtout pour une biographie de personne célèbre !

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