Amours Défuntes
Scénariste : Pat Mills
Dessinateur : Olivier Ledroit
Editeur : Glénat
Genre : Horreur
Sortie : le 7 juin 2023
Avis de l’éditeur :
Malgré l’opposition violente de Leah, Requiem persiste à vouloir retrouver Rebecca. Mais la tempête des limbes, une des plaies s’abattant sur Résurrection, interrompt leur sanglant combat et les sépare. Pendant ce temps, Rebecca continue d’errer en enfer, après avoir bu l’élixir de la goutte noire.
Mon avis :
Lac de Genève, 1816. En quête pour découvrir le secret du royaume des morts, une aristocrate parmi la ligue des pécheurs consomme l’élixir d’opium noir, capable de lui faire entrevoir des visions d’un autre monde. Mal lui en a pris ! Car un Chevalier Vampire revient avec elle et dévore sa femme de chambre. La malheureuse sera alors condamnée pour ensuite être exécutée par les siens, par peur des représailles.
Aux enfers, le récital se veut tout aussi sanglant et diabolique : Requiem s’en va quérir Rebecca, tandis que son ancienne maitresse Léah, peu encline à se voir doubler auprès de son amant, préfère encore le détruire que le partager. Mais contre toute attente, tous deux se voient propulsés par une tempête des limbes, synonyme de la nouvelle plaie accablante. L’heure du chaos a fait sonner sa trompette dévastatrice. Le monde des enfers croise celui des humains dans un tourbillon infernal, dans lequel personne n’échappe à son funeste destin.
Dans la salle des trésors appartenant aux vampires depuis des millénaires, les gardiens (ces êtres constitués de pierre, à la queue de scorpion et aux hachoirs pourfendant les crânes), subitement réveillés, affrontent les armées de Dame Vénus, profitant du désastre pour s’emparer du magot. Un scandale loin de plaire à l’épouse de Dracula, La Comtesse de Bathory, bien décidée à récupérer ses biens légitimes.

Pat Mills s’illustre une fois encore à merveille, troublant nos sens et nos valeurs étiques par un florilège de citations paranormales d’ordres horrifiques. Chaque mot rime avec des normes de cosmos, d’agonie, de tribulations angoissantes, atteignant son climax avec des sentences de mort, de résurrection et de fornication outre-tombe.
Graphiquement, Olivier Ledroit s’adonne à nous livrer une ébauche de grand standing. Les pleines pages parlent d’elles-mêmes : Les gardiens aux armures dantesques ; « Deucalion », la création robotique à base de nitroglycérine conçue par le Dr Dippel aux ordres de l’Archi-Hiérophante, sans oublier « Ruthra, »le reptile géantissime à la crinière de lion, despote totalitaire, qui ose affronter sa sainteté Dracula en personne.
Ce 11ème opus marque la fin d’une époque, puisque rédigé initialement en 2012. Le public attend donc sa suite intitulé « La Chute de Dracula » prévu le 24 avril 2024 et un 13ème tome par la suite qui marquera son dénouement. Qu’adviendra-t-il de Requiem Heinrich, le Nosferatu la plus sombre de Résurrection, face au dilemme offert par Dracula : Abandonner son amour pour Rebecca et s’unir à la cour du Roi ? Dans ce torrent imbibé d’imperfections royales et de putréfactions ancestrales, le goût et l’appât du sang n’en a que plus de saveur … Affaire à suivre. 12 longues années d’attente en enfer…c’est long mais cela justifie tout ce qui précède !
Coq de Combat


Je ne sais pas ce que consomment les auteurs de ce genre de BD, mais c’est de la bonne !
Bref, quelle horreur !😱