Commando Barbare : Burrato le vertueux

Scénariste : Joann Sfar
Dessinateur : Nicolas Keramidas
Editeur : Glénat
Genre : Humour décalé
Sortie : le 15 septembre 2021

Avis de l’éditeur :

Nous sommes en l’An 83 de l’ère du Bien et la paix règne en maître dans le paisible royaume de Litvakie. Malheureusement, alors que la sérénité semblait s’y être définitivement installée, un crime a été commis, de l’or a été volé… Burrato, nain Ritalien de son état, a été accusé du larcin. Horrifié de voir son honneur ainsi souillé, il s’échappe de son procès pour retrouver Mozzarello, son cousin et véritable coupable.

Mon avis :

L’auteur à succès Joann Sfar, pour qui l’on doit entre autres Le Chat du Rabbin et Petit Vampire, nous gratifie ici d’un épisode rocambolesque se déroulant au sein d’une tribu de nains. Le leitmotiv repose sur Burrato, un nain ritalien coupable de cambriolage, chose peu commune dans le royaume pacifique de Litvakie, qui justifie un procès pour la 1ère fois depuis … 83 ans !

Bien qu’il prône son innocence, ce nain peu commode est toutefois jugé pour escroquerie et vol d’or, accusant à son tour son cousin Mozzarello de l’avoir doublé. Profitant d’un moment d’inattention de ses gardes, il saute par la fenêtre du haut de la tour, parvient à rebondir sur des pointes de sapins fortement élevées pour enfin atterrir sur une montgolfière de passage ; son unique but consistant à mettre la main sur son cousin afin de le ramener au tribunal pour qu’il témoigne en sa faveur.

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Décidément, on ne peut pas faire mouche à chaque coup, comme le témoigne fort bien cet album qui, certe, a le mérite d’exister et de parsemer une énergie abracadabrante sur un rythme effréné. Pourtant … le bât blesse et pas uniquement en surface, mais d’amont en aval, sur les quatre axes cardinaux. Bref, Burrato a beau être vertueux : qu’est ce qu’on s’ennuie ! Ce titre ne parvient hélas jamais à décoller comme on le souhaiterait.

Vu l’adrénaline qui s’en dégage, c’est d’autant plus frustrant. Le lecteur ressent pleinement l’engouement de la part des auteurs, ils tentent page après page de nous décoincer les gencives d’un rictus forcé pour qu’on se plie à rire, mais le résultat se veut tout autre.

La touche graphique signée Nicolas Keramidas joue la carte de l’espièglerie, avec ses protagonistes désarticulés, au trait juvénile et grabataire, encodés d’un choix de palette de couleurs éclectiques. Tous ces éléments raccordés auraient pu sonner juste ; mais il n’en est rien.

Soulignons cependant les différentes facettes sociétales, les discriminations, les questions soulevées et les différents travers mis en 1ère ligne ; des interrogations pour le moins intéressantes mais encore, parviendront- elles à éclairer les lanternes des lecteurs qui, perdus dans ce dédale indescriptible, auront bien besoin d’une chandelle pour illuminer les 36 étoiles recouvrant leur crâne une fois lecture et rideau tirés ? Pas  sûr, même si on le leur souhaite.

Coq de Combat

Un commentaire sur “Commando Barbare : Burrato le vertueux

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  1. Je n’ai jamais lu de Sfar et ce n’est pas ta chronique qui risque de m’y inciter !

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