Blue Giant T.3

Tenor Saxophone Miyamoto Dai

Auteur : Shinichi Ishizuka
Editeur : Glénat
Seinen – 208 pages
Genre : Musical
Sortie : le 19 septembre 2018

Voici une série qui confirme totalement son achat, et cela, tome après tome, sans trébucher pour le moment. Repéré depuis le premier opus sous le regard de lynx de plusieurs aficionados, précipitez-vous vers Blue Giant… valeur sûre !

Avis de l’éditeur :

Grâce aux leçons spartiates de son mentor Yui, Dai apprend la technique et le solfège. Il décide alors de monter sur scène à l’occasion de son dernier festival culturel au lycée. Au milieu des groupes de rock et de pop, il se présente seul devant le public, avec son saxophone ténor. Il est certain que le jazz touchera les spectateurs… a-t-il raison d’avoir confiance ?

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Mon avis :

Dai, le protégé de Yui confirme son talent de futur grand artiste. Non sans peine, car la peur de l’échec tenaille notre jeune gaillard, en quête de lui-même. La providence lie à nouveau Dai et un de ses amis d’époque, Katayama, 7 longues années sans se voir. Tous deux se remémorent leur carrière, leurs échecs, leurs buts de conquérir le public. Le rêve de tant de musiciens laissé-pour- compte. Désormais, Dai projette ses ambitions dans la réussite de son génie d’élève qu’est Yui. Le talent, il en regorge à souhait. Mais pour percer, il faut rassembler différents éléments…

Sacré dons des mangakas pour nous bercer une trame ciblant nos sensations. Ils parviennent avec aisance à nous montrer et ressentir les événements et les tranches de vie par un prodigieux réalisme. Ishizuka Shinichi rejoint ses artistes de renoms, livrant une œuvre poignante, humaine et convaincante. Certes, son trait est loin d’être parfait, reconnaissons-le ! Mais admettons avec autant de franchise, qu’il jongle autant avec les notes musicales de son récit que pour véhiculer une dynamique impressionnante. Ses protagonistes vivent à cent à l’heure, et chaque ressenti, qu’il s’agisse d’émotions saines telles que la joie, le dépassement de soi, ou à fortiori les peines et les doutes trouvent ici leur équilibre de manière jubilatoire.

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Dés lors, Yui parvient progressivement à contrôler son souffle, à gérer la tension du public, mais par-dessus tout, à jouer juste, par ses acquis récents de gammes mineures et majeures (jusqu’à lors, il ignorait tout des partitions musicales du solfège). Ishizuka Shinichi traduit ses codes mélodieux, comme quoi la musique fait partie intégrante de la vie d’un humain, depuis les temps ancestraux. Et le jazz en particulier, qui connu un boom durant les années 50 et 60 aux States et durant une période marquante au Japon. Par contre, notre récit se déroule à notre époque contemporaine, où le public ne s’intéresse pas en particulier à ce genre musical. Le jazz serait-il d’un autre temps, à l’heure de l’industrie électronique et du hip hop ?

Voici une série qui confirme totalement son achat, et cela, tome après tome, sans trébucher pour le moment. Repéré depuis le premier opus sous le regard de lynx de plusieurs aficionados, précipitez-vous vers Blue Giant… valeur sûre !

Coq de Combat

 

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