Les Rochester , clap dernière.

Rochester06_87851Rochester06p_87851C’est la fin.
Je ne vais pas vous parler de mon avis sur cet album, Capitol l’a déjà fait avec brio, mais bien du coup d’amertume de Jean Dufaux en fin d’album nous expliquant pourquoi les Rochester s’arrêtaient là. Jean Dufaux est colère, Jean est violence car je suis trahison, je vous demande pardon, je vous demande pardon, j’implore votre immense grâce… euh non, ça c’est du Poelvoorde. Il faut dire comme le dit justement le scénariste belge que cette série a connu des débuts tumultueux avec des changements d’éditeurs et de formats. Mais en lisant un avis sur Auracan qui mettait en parallèle une autre série(Tiffany) qui a subit les mêmes affres de ne pas avoir trouvé un lectorat assez large, je me pose la question de savoir si la ligne claire ne souffre pas d’une image désuète. Est elle trop vite assimilée à la vieille génération(les classiques comme je les appelle) ? Je dois avouer que si le nom de Dufaux n’était pas à l’honneur sur cette série, j’aurais certainement zappé ces achats. A tort car le dessin de Wurm à un charme fou. Par contre, c’est dommage de ne pas avoir profité de mettre des clins d’œil comme l’a bien fait les dernières aventures de  Spirou et Fantasio .Ca égaille fortement la lecture. En plus, les pochettes étaient trop passe-partout malgré un 2 ème jet pour sortir du lot parmi toute la débauche de nouveautés. Et, il vaut bien l’avouer, les histoires n’étaient pas trop marquantes, je suis bien incapable de me souvenir d’une des histoires des tomes précédents. C’est un peu faux ce que je dis car les Rochester m’ont apporté un fou rire mémorable avec la scène du restaurant du tome 3. Un grand moment.
Bref, allez savoir pourquoi le journal de RTL Tvi attire plus de téléspectateurs que celui de la RTBF. C’est certainement pas à cause de sa valeur .Comme quoi la médiocrité a beaucoup d’adeptes et la qualité, ses connaisseurs. Et paf dans les gencives.
Silence ! Capitol,  tu donnes le tempo et on commence la chanson
 «  je vous demande….pendant une ½ heure »

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Un Zoo en hiver, Taniguchi.

UnZooEnHiver_29052009_161425zoo en hiverAuteur :Jirô Taniguchi.
Editeur :Casterman (écrtitures)

Son inspiration.
Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…


Mon cœur bat.

C’est un peu comme le Beaujolais, on a droit à un millésime Taniguchi chaque année. Fini le contemplatif(le promeneur), le mangaka favori de Casterman nous livre ici son récit le plus personnel mais sans être totalement une biographie. Vous suivez les débuts dans le monde des adultes de Hamaguchi , un jeune assistant d’un célèbre Mangaka. C’est comme à chaque fois avec cet auteur japonais, subtil, nostalgique et tout en douceur. Vous ne trouverez pas dans cette histoire du sang et des tripes mais seulement les doutes, les espérances et les habitudes d’un jeune japonais voulant trouver son chemin vers son idéal. Bienvenue au pays des sentiments et des émotions .Ca peut paraitre un peu paradoxale dans un pays où tout est souvent caché mais connaissons nous réellement les mœurs du soleil levant ? C’est certainement aussi pour cette raison que cette lecture nous apporte ce dépaysement, cette déconnection car  ce pays reste intrigant pour les occidentaux que nous sommes.
Je me suis dit à la fin de ce manga, que la vie est la plus belle des histoires. Dire qu’il va falloir attendre un an pour avoir ma dose de Taniguchi si salutaire pour mon bonheur.
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SAMBA

Mon avis de Capitol: Nouvel ouvrage du plus européen des Mangakas, Jirô Taniguchi. Ce récit, en partie autobiographique, raconte les débuts d’un jeune homme qui monte à Tokyo pour embrasser la profession de ses rêves, dessiner des mangas. Rapidement engagé dans un studio réputé, il se retrouve plongé dans un univers qui ressemble plus à l’usine, avec ces échéances à respecter coûte que coûte, avec les nuits blanches et tout le toutim…L’enrichissement personnel fait vite place à la frustration des cadences soutenues et l’impossibilité de se concentrer sur son projet personnel. C’est donc toute cette industrie qui nous est décrite par le détail. Mais Taniguchi ce n’est pas uniquement un témoin d’une époque et d’une profession. C’est aussi un maître dans l’art de raconter une histoire par les petits détails qui semblent de premier abord anodins mais qui donnent au final un éclairage tout à fait différent de l’univers manga. Le vécu du héros principal est analysé tant au niveau psychologique qu’au niveau sentimental. La motivation et le comportement de chacun est bien développé, ce qui donne une proximité du lecteur avec les personnages mais aussi une fluidité dans la lecture déconcertante. C’est là qu’est tout le talent de l’auteur…Rendre une histoire simple mais profonde. Je retrouve ici, mais à un autre niveau, l’étude psychologique des personnages que j’avais déjà trouvée dans «  le sommet des Dieux », une histoire d’alpinisme où la montée de l’Everest n’était qu’un prétexte à un autre défi, le dépassement de soi. J’ai retrouvé ici les mêmes valeurs…Le dessin est toujours du même niveau, très lisible mais aussi  européanisé. On n’y retrouve pas les poncifs graphiques bien connus du style « mangas ».
J’ai dévoré ce livre en moins d’une soirée et je voudrais en savoir plus sur ces personnages très attachants. Ce n’est donc pas une japoniaiserie (sic !) de plus mais un chef d’œuvre de Taniguchi. Ce livre mériterait une suite, c’est certain. Reste à voir si le grand maître mangaka accèdera à la demande de ses nombreux et humbles lecteurs… 
9/10

Capitol.
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Djinn, tomes 8 et 9

L’histoire (scénario : Jean Dufaux, dessin et couleurs : Ana Mirallès)

A quoi sert un harem ? Au plaisir d’un souverain bien sûr. Mais bien naïf celui qui le limite à cet unique but. Car il est dit :  »Satisfait un homme et tu obtiendras de lui tous les trésors de la terre ». Y compris ceux de la guerre.
Voilà pourquoi le harem du sultan Murati, surnommé le sultan noir, est pour lui une arme plus puissante que bien des armées dont disposent ces Anglais, ces Allemands qui se disputent ses faveurs et son alliance.
Fleur entre les fleurs, arme entre les armes, Jade, sa nouvelle favorite, est chargée par le maître d’Istanbul de mener à bien l’assaut d’un diplomate anglais à travers son talon d’Achille. Sa femme…

Info : les tomes 1 à 4 font parti d’un premier cycle se déroulant en Turquie.
Les tomes 5 à 9, d’un second cycle qui se passe en Afrique.
Les tomes suivants feront parti d’un nouveau cycle qui aura lieu en Inde.

Mon avis sur les tomes précédents ici et là.

couv-djinn-T8L’avis de Gnès

Finalement, je n’ai pas relu uniquement le début du cycle africain, mais toute la série depuis le début, et c’est quand même mieux pour bien comprendre, car j’avoue que j’avais oublié pas mal de choses :-/

Il était temps que ce cycle se termine, c’était long.

Pour les 3 premiers tomes de ce cycle, chaque tome est dédié à une seule des 2 héroïnes. Pour les tomes 8 et 9, le passé et le présent se confondent comme lors du premier cycle et les 2 héroïnes apparaissent.
Le fait d’alterner ces 2 styles est moins monotone, j’aime bien.

L’histoire s’accélère rapidement et je n’ai pas trop bien compris l’intervention du roi gorille et sa descendance, mais peut-être en saurons-nous davantage dans les prochains tomes (?).

couv-djinn-T9Pour conclure
J’ai tout de même eu un peu de mal à terminer ce cycle, c’est assez embrouillé, il faut être bien concentré pour bien comprendre tous les tenants et les aboutissants. Et malgré cela, il reste quelques petites interrogations.

Toujours est-il que je continue à suivre la série, elle reste dans mes préférées 😉

Ma note
7,5/10

Echo, Incident.

Echo1_30052009_152008Echo1Auteur : Terry Moore.
Editeur : Delcourt.


La pluie.


Julie Martin prend des photos dans le désert californien lorsqu’une explosion dans le ciel la recouvre d’une pellicule de métal en fusion. Incapable de s’en débarrasser, elle doit s’habituer à vivre avec cette seconde peau aux capacités particulières. Depuis, Julie est poursuivie par d’inquiétants individus. Et la seule personne capable de l’aider s’avère être une femme plus dangereuse encore !

Echo et les boniments.


Voilà bien une BD que je me réjouissais de lire pour me sortir du marasme de mes dernières lectures.


Rien de tel qu’un comics pour changer mes habitudes. J’y ai vite retrouvé la recette habituelle de ce style : une expérience militaire (fatalement nucléaire) qui tourne mal, un simple quidam qui se voit attribuer des super- pouvoirs, un double maléfique qui puisse rivaliser avec notre « saveur du monde » .Le plus de cette série, c’est que Terry Moore s’arrête aux états d’âmes des protagonistes en gardant un bon rythme à l’ensemble. En plus, l’héroïne est pétillante à souhait, un brin paumée, complètement dépassée par ce qu’il lui arrive mais c’est ce qui fait son charme .En parlant de plaisir, il faut dire qu’elle est croquée d’une admirable façon. Le dessin tout en noir et blanc de Moore est vraiment une réussite. Donc au final, j’ai bien aimé ce tome « genèse » mariant complot, fantastique et les relations humaines. A suivre assurément.


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On en parle sur le forum.
Le blog de l’auteur americain ICI.

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La geste des chevaliers dragons,les choeurs des ténèbres.

GesteDesChevaliersDragons08_87981AlbgesteDesChevaliersDragonsLa8_Auteurs :Ange et Meddour.
Editeur : Soleil.

A la recherche du Dragon (Qu’on  ne verra jamais d’ailleurs).
La belle Krista, chevalier accomplie et célèbre, a disparu dans la jungle opaque et glauque des Terres du Sud. Les rumeurs qui courent à son sujet se contredisent… Krista est-elle morte ? A-t-elle sombré dans la folie meurtrière ? Pour la retrouver, une jeune chevalier inexpérimentée, Marly, suit ses traces. Mais un dragon est apparu dans la jungle, et toute la zone sombre dans une étrange démence, tandis que Marly, peu à peu, s’enfonce vers le centre des ténèbres… et sa propre obscurité. D’ailleurs, pourquoi l’Ordre des Chevaliers Dragon a-t-il envoyé Marly ? Pour sauver Krista… ou pour la juger ?

Ma torture.
Ouille ouille, voilà voilà une BD totalement incompréhensible pour la plupart des mortels. Ou alors il faut être atteint du Veil pour sentir toute les subtilités (bien cachées) d’un  scénario des plus introspectifs. Franchement de franchement, je me suis ennuyé ferme pendant toute la lecture. Ce fut un tout grand soulagement quand j’ai pu enfin fermer ce truc .Et n’espérez pas que le dessin sauve votre malheureux achat, il est assez spécial surtout dans les proportions. Une grosse tête, un petit tronc et de grandes cuisses caractérisent l’héroïne, les autres ressemblent plus à des monstres qu’à des humains qui baignent dans un univers très glauque. Parfois c’est bien mais ici j’ai eu qu’une envie, en sortir au plus vite. Au secours au secours fuyons au plus loin de cette BD pour notre santé mentale et aussi financière.
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Un chevalier d’antan.

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Monsieur Blaireau et Madame Renarde, tome 3

Mon avis sur les 2 premiers tomes ici.

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L’histoire (scénario : Brigitte Luciani, dessin et couleurs : Eve Tharlet)

Monsieur Blaireau vit dans un terrier avec ses trois enfants. Un jour Madame Renarde et sa fille pénètrent dans leur « maison », en quête d’un nouveau foyer. Commence alors une cohabitation entre les deux familles. Ce troisième tome raconte une nouvelle aventure à l’intérieur de cette famille quelque peu insolite.

L’avis de Gnès

C’est toujours une BD pour les enfants et je l’apprécie toujours autant. C’est beau, c’est tout mignon, tout gentil.

Je les ai d’ailleurs offerts à mon filleul de 7 ans, le style d’écriture est idéal pour les enfants qui apprennent à lire.


Pour conclure

Si vous voulez faire un beau cadeau à un enfant, n’hésitez pas. Mais à ne pas laisser traîner, ceux sont de beaux livres ! 😉

Ma note
8/10

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