Bruce TIMM

Dessinateur et scénariste : Christophe Gibelin.
Editeur : Paquet (collection cockpit)
Sortie : 25 mars 2015.
Genre : Aviation de guerre de 56 pages.
Le résumé.
En 1943, durant la seconde guerre mondiale, un pilote Belge – le baron Jean de Selys Longchamps – volant au sein de la RAF, alla, au cours d’une de ses missions, mitrailler l’immeuble occupé par la Gestapo en plein cœur de Bruxelles, y faisant plusieurs victimes.
Selon certaines sources, non confirmées, la découverte parmi les cadavres en uniforme d’un homme n’appartenant pas à l’organisation nazie et plus tard identifié comme faisant partie d’un réseau de résistance provoqua le démantèlement de celui-ci et la mort de nombreux patriotes Belges.
« Vous rêviez de voler sur le magnifique et merveilleux Spitfire ? Eh bien, c’est raté, messieurs ! »
Mon avis.
Ce diptyque prend son inspiration d’une histoire vraie, le mitraillage du bureau de la Gestapo à Bruxelles par le baron De Selys à bord de son typhoon. Un exploit qui est resté dans les mémoires longtemps après la fin des hostilités. Christopher Gibelin, auteur des ailes de plomb-les lumières d’Amalou-le traque mémoire-le bateau feu, nous raconte le parcours de ce jeune pilote belge, sa fuite vers l’Angleterre, son instruction et ses débuts à la RAF. Une partie du récit est largement romancée mais on lit cette BD comme un bon reportage sur la vie des aviateurs de guerre à cette époque. J’ai aimé le coté « authentique », on est loin du pilote sans peur et sans reproche. Non, on assiste à ses doutes, à ses peurs et à son désir de se battre. Un autre point fort comme souvent dans cette collection cockpit, c’est la minutie des détails apporté aux appareils volants. J’ai aussi été impressionné par les cadrages « très cinéma » qui donnent réellement un plus à l’ensemble. Toujours dans les bons points, la colorisation aux tons pastel est une réussite.
Du coté du moins bon car il faut toujours que je trouve quelque chose à redire, l’attitude des visages peu expressive et des postures parfois très statiques sont à noter.
Voilà, au final une bonne entame de diptyque qui n’attend plus qu’une seule chose, un bon piqué d’un typhoon frappant son ennemi !
Dessin
Scénario
Global
Samba.
Inscrivez-vous à la newsletter.
Come to me – 1: Romance sous le même toit
Auteur: Nachi Yuki
Editions: Soleil Manga
Parution: février 2015

Mirei est lycéenne et a 15 ans. Issue d’une famille très pauvre, elle doit distribuer des journaux matin et soir pour financer ses études.
Un soir, elle évite de justesse un motard et celui-ci se retrouve à terre, avec une entorse à la cheville . Confuse et troublée par la beauté du jeune homme, elle accepte de lui livrer des journaux puis des en-cas jusqu’à sa guérison.
Quand ses parents lui annoncent qu’ils doivent déménager à la campagne, Mirei refuse de les suivre et s’enfuit dans les rues, allant jusqu’à se réfugier dans un vieux carton pour dormir… Le motard la retrouve et lui propose l’hospitalité. Avec l’accord de ses parents, elle va accepter d’aménager chez cet homme qui la perturbe…

Cosette et Appollon
Quel étrange histoire!
Mirei est prodigieusement agaçante à force de se déprécier et de se placer plus bas que terre à tout moment…
Persuadée qu’être pauvre est la plus grande tare de l’univers, elle se sous-estime en permanence et rampe littéralement devant ce jeune homme beau, riche et généreux, qu’elle appelle Monsieur Mano (il n’a que 19 ans) et qui, heureusement pour elle, est assez honnête pour ne pas profiter de la situation…
Sûre d’être indigne de lui, elle se considère comme sa gouvernante et s’extasie sur son comportement et les cadeaux qu’il lui fait (comme du…dentifrice!!).
Ce manga japonais destiné aux (jeunes) adolescentes en recherche de romantisme est très dérangeant par le message sous-jacent à la (pauvre) intrigue: la soumission nécessaire de la femme pauvre devant l’homme riche et beau.
Où sont passés les progrès du 20e siècle?
Est- ce là l’image de la femme que l’on veut donner aux jeunes filles actuelles?
Je trouve ce genre d’ouvrage inadéquat et dangereux dans son propos, malgré un dessin très clair et agréable qui pourrait plaire à beaucoup..
Une grande déception sur le fond…

Mon avis:
Sasmira
Dessin : Laurent Bourlaud
Éditeur : Ankama
60 pages + dossier de 11 pages
date de sortie : janvier 2015
genre : science-fiction, anticipation
« Les plus faibles y restent, les autres passent au travers …
C’est ainsi que se forme l’élite qui triomphera de la Terre … »
Résumé
Condamné à l’exil lunaire comme tous les criminels condamnés depuis deux cents ans, Jâ Benal est en réalité un atomiste de génie envoyé par la Haute Cour terrestre pour infiltrer les hautes sphères d’une colonie soupçonnée de projets de rébellion. Au cours d’une aventure tenant à la fois du roman d’espionnage et de la SF pulp la plus débridée, Jâ Benal et sa complice vont déjouer les pièges de la Lune, et provoquer, bien malgré eux, une catastrophe d’ampleur cosmique qui remettra tous les compteurs à zéro…
Voici le 11ème volume de la très belle collection dirigée par Olivier Vatine, consacrée à l’adaptation des romans SF de Stefan Wul. Écrit en 1956, Retour à zéro est le premier roman de Wul, et se pose aujourd’hui comme l’œuvre fondatrice des univers créés dans ses autres ouvrages. Les thématiques de l’environnement et des bouleversements climatiques, des colonisations de planètes, de la technologie avancée, des relations humaines, de la différence, que l’on trouve dans le reste de son œuvre, son déjà présentes ici.
Cette histoire à pourtant été écrite sans plan et de manière quasi impulsive. Son épouse ayant été déçue par la lecture d’un roman de SF, Stefan Wul qui était alors chirurgien dentiste, s’est lancé pour défi de lui écrire une meilleure histoire.
Plus que l’histoire du roman en elle-même, c’est ce côté écriture improvisée qui fascine Thierry Smolderen (Souvenirs de l’empire de l’atome) et l’a motivé pour adapter ce roman. C’est certainement là une des clés de la réussite de cet album. Le côté feuilletonnesque de l’histoire est assez plaisant et Smolderen se plait à retranscrire une narration originale un peu brouillon. Néanmoins, si les scènes donnent l’impression de se suivre un peu à la va vite, l’ensemble est très cohérent, bien rythmé, et se lit sans ennui.
Qu’en est-il de l’histoire ? Elle est assez simple et comme souvent dans les bons romans d’anticipation et de SF, les thématiques abordées sont sérieuses et mettent l’humanité face à son propre reflet lui permettant d’observer ses travers ou ses éclats de génie. Sur des questions sociétales ou scientifiques, les plus grands auteurs de SF sont souvent des visionnaires hors pair !
Ainsi, dans les années 50, Stefan Wul pose la question de la place de la femme dans la société, en créant une colonie lunaire où elle est interdite d’instruction, et considérée comme un bien ou une esclave. Une critique à peine déguisée de la société très machiste de l’époque.
Et puis côté sciences, bien avant l’erre des nanotechnologies, il miniaturise une armée de scientifiques pour aller combattre de l’intérieur un virus mortel. Ceci vaut d’ailleurs une des plus belles scènes de la BD et n’est pas sans rappeler le film de Richard Fleischer « le voyage fantastique » sorti en 1966, soit 10 ans après le livre !
La science au service de l’humanité mais aussi parfois source de sa destruction quand elle est employée pour assouvir l’orgueil et la soif de puissance de certains. Stefan Wul préfigure dans son roman la puissance créatrice et destructrice de l’Homme, et Thierry Smolderen restitue fidèlement cette vision dans un space opéra au graphisme déroutant et osé.
Laurent Bourlaud qui assure le dessin de cette adaptation, est aussi graphiste, et ça se voit ! Le dessin de cette BD est loin d’être conventionnel, il suffit pour s’en rendre compte de la feuilleter rapidement. Mais, comme pour le scénario, les auteurs ont cherché à respecter l’œuvre originale à travers le dessin en s’inspirant de l’imagerie SF des années 30 et 40. Puisant son inspiration dans d’obscures BD oubliées de cette période comme « Les exploits de Radar« , Laurent Bourlaud crée une ambiance SF un peu désuète et kitsch à l’esthétique rétro assumée. Combinant formes géométriques et explosions de couleurs traitées au crayon épais, sans encrage, habillées de couleurs chaudes et vives, Laurent Bourlaud créé un style très particulier qui se démarque du reste de la collection.
C’est de prime abord assez déroutant, mais ça colle tellement bien au récit que l’on adopte sans peine ce graphisme audacieux.
Seule adaptation en one-shot, Retour à zéro est un bel album, incontournable pour les fans de la collection des univers de Stefan Wul et pour les adeptes de la littérature pulp des années 50.

Loubrun
à lire dans la même collection : Niourk ; Piège sur Zarkass ; OMS en série

Scénario : Pierre Dragon et Alain Gillot
Dessins : Fred Lamour
Editeur : Casterman
Date de sortie : 11 février 2015
Nombres de pages : 56
Genre : Policier
Résumé :
Protéger les autres est un métier, se protéger soi-même, une illusion.
Simon Munch, superflic de l’antiterrorisme, vient d’être papa. Il abandonne sa carrière d’homme de terrain pour intégrer les bureaux feutrés du SPRG.
Finies les interventions flingue au poing. Les planques jusqu’à pas d’heure. Etre là pour sa femme et voir grandir le gosse. C’était ça le plan. Une mission spéciale de protection d’un grand industriel du pétrole accompagnée d’une menace terroriste et rien ne se passe comme prévu.
Alors Simon va assurer. De toute façon, c’est ce qu’il fait de mieux.
Chaque album constitue une histoire complète, par le scénariste de R.G.
Mon avis :
Les héros de S.P.R.G. sont des hommes des vrais, des hommes de terrain, des sportifs entraînés, aux visages taillés à la serpe.
Des flics tirés à quatre épingles, et prêts à tout pour exercer leur métier du mieux qu’ils peuvent.
Les auteurs nous présentent les hommes de l’ombre sous un jour « normal » avec leurs faiblesses et leurs points forts ; ainsi qu’une partie de leur vie privée.
Une mission plutôt musclée, menée tambour battant par une équipe soudée et efficace.
C’est une BD assez prenante qui se lit vite, le suspense est au rendez vous, et le réalisme de l’aventure rappelle le souvenir quelque peu amer des derniers attentats.
C’est un album agréable et bien ficelé avec un flic aux manettes, ce qui rend les détails très vraisemblables.
Les dessins de Fred Lamour sont assez simples et se concentrent sur les personnages. Peu de détails pour ce qui est des décors, des couleurs froides….pour une ambiance sombre propice au drame. On ne doit pas rigoler tous les jours chez les RG… Des « gueules » de flics bourrus et pros, les lunettes noires sont de rigueur.
Une BD qui met en valeur le travail des forces de l’ordre, souvent critiquées et qui pourtant semblent toujours indispensables par les temps qui courent.
Ma note :

Sophie
Isaline – tome 1: Sorcellerie Culinaire
Scénario: L’Hermenier
Dessin: Yllya
Editions: Bamboo au carré
Parution: mars 2015

Isaline est une ado timide qui partage son temps entre le collège et le restaurant de sa mère où elle donne un coup de main en salle tous les jours.
Le père d’Isaline est mort et sa mère n’apprécie pas sa fantasque grand- mère. Etrange et gourmande, cette vieille dame est en fait une vieille…sorcière.
Amoureuse en secret de Thomas, Isaline va demander en cachette de l’aide à sa grand-mère pour le séduire.
Invitée à sa fête d’anniversaire, Isaline va lui concocter un gâteau magique grâce à une recette trouvée dans un vieux grimoire.
Malheureusement, ce présent enchanté n’aura pas vraiment l’effet escompté…
Mes sorcières bien-aimées…

Voici un album magique !
Des personnages truculents (géniale grand-mère), une héroïne touchante et gentille, un scénario riche en rebondissements inattendus et une réflexion subtile sur la nature profonde des personnes qui nous entourent, font de cette BD une lecture très recommandable pour les enfants et ados dès 10 ans environ.
Parfois, ça lorgne un peu du côté de l’univers d’Harry Potter mais c’est totalement assumé…
Le dessin rond et coloré sied bien à l’intrigue et au public-cible (plutôt féminin).
Une jolie surprise qui, après Appa (cf chronique), enrichit le catalogue de Bamboo au carré, collection chez Bamboo proposant deux versions d’une histoire : la version BD et la version manga en petit format et noir et blanc.
Mon avis:


Sasmira
Editeur : Kana
Sortie : 20 mars 2015
Genre : Science-fiction
Le résumé.
Nous sommes dans une nouvelle ère glacière. Dans ces conditions extrêmes, ne survivent que les créatures les plus adaptées. Takeru, un responsable d’une mine de charbon est forcé de prendre ses responsabilités et de se lancer dans une expédition périlleuse. La Terre est à l’aube d’un nouveau bouleversement…
« Comment ça se fait qu’on t’a entraîné dans ce trou du cul du monde ? »
Mon avis.
Et oui, vous lisez bien, un Taniguchi (Quartier Lointain) qui explore le genre « science-fiction » . Pour ma part, il s’agit d’une fameuse surprise. Mais une surprise qui date car il s’agit d’une adaptation française d’un manga en 2 volumes sorti en 1988.
La structure est des plus classiques, un jeune homme apprend à devenir adulte à travers les épreuves et les aventures qui jalonnent cet album. On y retrouve aussi quelques thèmes de prédilection de Taniguchi comme l’escalade ou comme le respect de la nature
Le début de cette histoire m’a fait penser au film Outland avec Sean Connery à cause de la station de forage dans un milieu hostile. Ensuite, tout commence à tourner mal pour cette mine du bout du monde : conditions climatiques désastreuses, le matériel qui vous lâche, on assiste même à une attaque de pirates. Bref, c’est la poisse !
La lecture est agréable, l’univers proposé par l’auteur japonais est réaliste. On ressent bien l’urgence qui convient à ce genre de récit d’anticipation glacière. Il nous manque néanmoins quelques balises explicatives pour maitriser complètement ce monde bien particulier. Néanmoins, on constate que Taniguchi avait vu juste en 1988 en mettant en avant les changements climatiques comme principale source d’inquiétude pour le futur.
Pour le traitement graphique, on ne retrouve pas tout de suite le trait habituel de Taniguchi, c’est différent. On remarque un soin tout particulier pour les structures, pour les effets de profondeurs, pour les engins futuristes. En plus, j’ai toujours trouvé éminemment casse-gueule de dessiner un monde de glace, heureusement que le noir et blanc lui permet de créer du relief.
Pour terminer cette chronique, cette BD sent bon les films de SF des années 70. Seul petit bémol, l’auteur veut toucher un peu à tout sans réellement les approfondir et laisse le lecteur un peu dans l’expectative.
Scénario
Dessin
Global
Samba.
Inscrivez-vous à la newsletter.
Communiqué de presse de Brussels Airlines et Moulinsart.
Brussels Airlines et Moulinsart créent un avion Tintin unique au monde.
Les deux sociétés belges ont uni leurs forces pour promouvoir le meilleur de la Belgique
Lire la suite « Brussels Airlines et Moulinsart créent un avion Tintin unique au monde. »

Dessin : Danilo Guida – Scénario: Benjamin Leduc
Sortie : 18/03/2015
Editions Sandawé
48 pages – Cartonné
Héroïc-fantasy, Horreur, fantastique.
Résumé (de l’éditeur): Dans un monde de magie et d’horreur, des mercenaires, tous atteints par une malédiction, sont engagés pour stopper une série de meurtres. Tout accuse une jeune femme qui se transforme en félin sanguinaire. Mais est-elle la véritable coupable ?
«Lorsque les larmes ne peuvent plus couler et que la haine réclame son dû, un seul liquide peut encore se répandre, le sang. »
Mon avis : Sandawé sort en peu de temps un deuxième album financé par le crowdfunding, sa spécialité. Mais, il ne s’agit pas d’une série en cours qui a déjà fait parler d’elle comme Sara Lone. Il s’agit du premier épisode d’une nouvelle série intitulé « Les damnés ».Près de 370 « édinautes », des amateurs de bande dessinée, ont financé sa réalisation. Maintenant, il y a lieu de passer l’étape de la vente en librairie, ce qui n’est pas une mince affaire !
Le dessinateur de cet ouvrage est Danilo Guida, de nationalité Argentine. Il travaillé jusqu’à maintenant principalement pour le marché américain des comics. Il a également travaillé pour le dessin animé et pour des agences publicitaires argentines. Le scénario est réalisé par le français Benjamin Leduc. Il a quelques albums de bande dessinée à son actif et des livres pour la jeunesse. Il s’agit donc d’un nouveau tandem drivé par Sandawé. Il a mis du temps pour mener à bien son projet et surtout réunir les fonds pour se lancer dans l’aventure de l’édition.
Au niveau du dessin, Danilo Guida nous sert un dessin expressif mais surtout « gore ». Si vous allez voir la définition du dictionnaire « Larousse » : « se dit d’une fiction privilégiant les scènes sanglantes ». Pour ce qui est du sang, de l’hémoglobine, des chairs déchirées, des troncs et des têtes orphelines, vous allez être servis! C’est plus que de la boucherie ! Viens s’ajouter un rien de surnaturel, de mythologie, un peu de paillardise pour assaisonner le tout. Il ne s’en tire pas mal au niveau du physique des personnages, des décors, des expressions. Je regrette simplement la mise au net trop lourde (des traits noirs parfois trop gras) et une colorisation un peu trop massive, pas assez fine, légère et diversifiée. Quand je vois le cahier graphique en fin d’album, je constate une perte de qualité, de détails entre les crayonnés et le dessin définitif.
Le scénario est un scénario de genre. Leduc ne fait pas dans le détail et assemble un cocktail détonnant qui donne au final cet album atypique. Il a quand même séduit suffisamment pour se faire éditer par Sandawé. Je ne vous cache pas que je reste un peu en retrait par rapport à ce type d’album mais je suis persuadé qu’il existe un public cible et spécifique qui aime les images-choc, les scènes sanglantes. Ils se laisseront peut-être aussi séduire par une jolie femme accablée par son destin qui est pour elle réellement un poids difficilement supportable. Heureusement, ce n’est pas qu’un étal de boucherie…
En conclusion, un album de genre pour des amateurs du genre qui se laisse lire mais qui m’a laissé un peu pensif. A noter cependant que le récit de ce premier tome forme une histoire complète qui se suffit à elle-même. Vous ne devrez donc pas attendre un tome 2 pour comprendre le fin fond de l’histoire. C’est un avantage indéniable pour le lecteur qui veut découvrir la publication. Reste à vous, chez lecteur, de vous faire votre avis personnel après lecture de cet album.
Dessin
Scénario
Moyenne
Lien vers la fiche technique de l’album « les damnésT1 » chez Sandawé: ICI.
Capitol.
Communiqué de presse.
Commentaires de Samba BD:
Une très belle exposition d’un dessinateur et illustrateur très talentueux.
Pour mieux faire la connaissance d’Antonio Lapone, suivez nos liens:
Lien vers notre chronique de « Adam Clarks » sur Samba BD: ICI.
Lien vers l’interview d’Antonio Lapone sur Samba BD: ICI.
Capitol.

Dessin : Louis Chabane – Scénario: Jim
Sortie : 04/03/2015
Editions Grand Angle
74 pages – Cartonné
Romance, société.
Résumé (de l’éditeur): Portrait de l’amour inconditionnel de Simon pour Héléna. Un petit jeu amoureux dans une chambre avec vue sur la mer. Peut-on convaincre progressivement une femme de nous aimer ? Et dans ce petit jeu, qui est l’esclave, finalement ? Celle qui vient toutes les semaines à heure régulière contre un peu d’argent, ou celui qui ne vit que pour ces trois petites heures à passer avec la femme qu’il aime ?
«Du plus loin qu’il se souvienne, Simon a toujours eu peur des jolies filles. »
Mon avis : Parfois, c’est compliqué la vie et l’amour encore plus…Quand c’est Jim qui se mêle en plus du scénario, vous n’êtes pas sorti de l’auberge ! Jim a le chic pour nous « pondre » des histoires d’amour tarabiscotées, impossibles, à la marge. Et chaque fois, cet amour est très mal parti. On sent une odeur d’échec cuisant qui va arriver, d’un drame amoureux sans lendemain. Et pourtant, dans cette détresse évidente, il y a toujours une petite lumière au bout du tunnel. Un miroir aux alouettes ? Peut-être, mais Jim a le chic de laisser s’insinuer en nous un doute, un espoir, si ténu soit-il. C’est sa force, la force d’un grand scénariste, d’un grand ordonnateur des sentiments. C’est aussi sa marque de fabrique.
Louis Chabane continue pour sa part à assurer un dessin bien dans la lignée du premier tome et dans le moule d’autres albums auxquels Jim a collaboré, des albums comme « Une nuit à Rome » et « Où sont passés les grands jours ».La colorisation de Delphine est l’autre constante du travail graphique.
Le tome 2 répond tout à fait aux attentes que j’avais à la fin du tome 1.On sent la tension monter au fil de l’album jusqu’à la scène clé qui se déroule à Prague (Je ne vais pas vous enlever le plaisir de découvrir la trame de l’histoire). Puis cela retombe. On se dit que c’est somme toute dans la logique des choses, que tout va rentrer dans l’ordre normal de la vie. Et puis tombe le final, la petite idée de Jim qui change tout et remet le lecteur devant ses questions et sa propre opinion de la vie. La fin de l’histoire est-elle une tragédie ou un espoir incroyable, le début d’une belle histoire ? Je vous laisse découvrir…
Le scénario n’y répond pas et vous laisse devant vos questions. Je sais que certains n’apprécient pas ce genre de chute qui laisse le choix à des alternatives. Certains aiment bien les situations bien claires et nettes… Halte au désordre des sentiments ! Jim n’est pas ce genre de scénariste et c’est aussi cela qui fait sa force, et le succès de ses derniers scénarios.
Cela ne m’étonnerait pas que le cinéma ou la télévision s’empare de cette histoire. J’ai bien aimé. Jim a encore réussi à me surprendre sur sa fin de l’histoire.
Dessin
Scénario
Moyenne
Lien vers la fiche technique de l’album chez l’éditeur Grand Angle: ICI.
Liens vers la chronique du tome 1 sur Samba BD : ICI.
Capitol.
Commentaires récents