Scénario, dessin, couleurs : Benoit Roels
Éditeur : Kalopsia
80 pages
Date de sortie : janvier 2026
Genre : autobiograpie ; autofiction
« Marion, mon amour. quand tu liras cette lettre, je serai en montagne. Je serai sur ma montagne. Enfin, la montagne de mon père. »
Présentation de l’éditeur
Tout commence en août 2022. Alors qu’il fait du rangement dans la maison familiale, l’auteur découvre une lettre de son père décédé. Cette lettre lui est directement adressée. Il lui demande de disperser ses cendres au sommet du mont Cervin, en Suisse. La tâche est impossible, et ce, pour deux bonnes raisons. Ses cendres, il ne les a plus, et quant à gravir le fameux Cervin dont il parle, il s’agit d’une épreuve exigeante exclusivement réservée aux alpinistes chevronnés. Ce qu’il n’est pas.
Et pourtant…

Mon avis
Parfois la réalité dépasse la fiction. C’est le cas ici, avec cette autobiographie de Benoit Roels qui nous raconte une histoire familiale intime à peine croyable. Comment réussir l’ascension d’un des plus difficile sommets des Alpes quand on n’est pas sportif et encore moins alpiniste !? Il faut pour cela avoir une motivation hors normes et absolument croire sans relâche à l’impossible. La motivation, Benoit Roels la trouve dans une lettre testamentaire de son père dans laquelle il souhaite que ses cendres soient dispersées au sommet du Cervin. Difficile de se dérober pour honorer la mémoire de son père… Benoit Roels relève le défi, se renseigne, s’entraîne à fond pour être endurant, prend des cours d’escalade et se lance à l’assaut du mont pour y disperser les cendres, non pas de son père, car il ne les a plus, mais de sa lettre.
Benoit Roels nous raconte avec simplicité et pudeur cette aventure dans laquelle il s’est jeté corps et âme. Il n’occulte rien des difficultés, des coups durs et des doutes. Aussi, on ne peut être qu’admiratif devant ce fait d’arme et cette volonté farouche d’atteindre au but.
Pour enrichir son récit, s’il était besoin, il met en parallèle une autre histoire d’alpiniste, tragique et romanesque. Celle d’Edward Whymper qui, en 1875, arrive le premier au sommet. Son exploit est malheureusement entaché par la chute mortelle de quatre de ses coéquipiers lors de la descente. Et puis il y a aussi l’évocation de l’histoire de Lucy Walker, la première femme à avoir gravit le mont Cervin en 1871.
Benoit Roels nous livre là une autobiographie, matinée d’auto-fiction, touchante de sincérité mais aussi instructive et donc passionnante. Il faut saluer aussi les magnifiques coups de crayon et de pinceau l’auteur qui nous invite dans des paysages de montagnes somptueux. Évasion garantie !
Loubrun
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