Pompoko – anime comics – Studio Ghibli

Auteur : Isao Takahata
Éditeur : Glénat
640 pages
Date de sortie : 3 décembre 2025
Genre : adaptation, aventure, fantastique, écologie, folklore

« Dans la nuit de la pleine lune suivante… après avoir échangé l’eau de cérémonie avec leurs proches… Les deux jeunes Tanukis prirent le départ pour leur courageux voyage, laissant leur terre derrière eux. »

Présentation de l’éditeur :

Alors que l’urbanisation sauvage menace le cadre de vie de communautés tanukis, ces dernières tentent de repousser les humains en les effrayant. Malheureusement, leurs talents de métamorphose ont été perdus et seuls quelques grands maîtres disparus connaissent encore cette capacité. L’heure est venue de les retrouver à travers le Japon !

Mon avis :

Honte à moi : je n’avais encore jamais regardé “Pompoko” ! Chose évidemment rectifiée depuis la lecture de cet album, fidèle retranscription par scans interposés (plus communément nommé “anime comics) de l’œuvre de Isao Takahata, au Studio Ghibli. Un animé plutôt déroutant car il mêle folklore des temps anciens et une époque contemporaine (autour des années 1960, lors d’un boom démographique sur Tokyo) qui est plutôt rare chez ces producteurs à qui on doit les magistraux “Le voyage de Chihiro” (adoré par notre chroniqueur CdC), “Nausicaa”, “Princesse Mononoke”, “le château ambulant”, et j’en passe et des meilleurs…

Cette fois ci, pas question d’histoire se déroulant aux siècles passés, ni dans un autre monde. L’idée même que cela se déroule à Tama, près de Tokyo, il y a moins de cent ans de cela : ça nous ancre déjà dans une réalité tangible, où le folklore japonais déploie toute sa majesté. À commencer par les Tanukis (ou chiens viverrins, une espèce de canidés sauvages qui ressemblent à des ratons-laveurs à qui on a envie de faire plein de papouilles tellement ils ont de bonnes bouilles !) qui arpentent les contes et légendes du pays du soleil levant depuis une éternité.

Un choc générationnel flagrant qui se joue sous nos yeux quand ces petits animaux se voient obliger de réapprendre comment se métamorphoser, notamment en êtres humains, pour déjouer l’urbanisation de leurs forêts ! Non seulement cette œuvre nous met face à l’imbécillité humaine à vouloir toujours tout bétonner sans respecter les autres habitants de notre chère petite planète bleue, mais également au folklore japonais avec tout ce qu’il a de plus incroyable, notamment lors d’un défilé reprenant une grande part des créatures légendaires comme les yokais, les fantômes et autres entités improbables, mais pourtant ô combien mise en avant dans “Pompoko”.

Alors on pardonne quelques scans un peu pixelisés car finalement : ce pavé de 640 pages donne une seule envie : visionner l’animé ! Tout aussi déroutant, surtout à cause des chansons des Tanukis, mais qui mérite d’être vu et apprécié pour sa qualité graphique, son scénario et ses décors, ainsi que ses tranches de vie, notamment animales, somptueux, comme une carte postale ou un documentaire bucolique. Enjoy ~

ShayHlyn.

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