1949

Scénario : Dustin Weaver
Dessin : Dustin Weaver
Éditeur : Delcourt
112 pages
Date de sortie :  29 octobre 2025
Genre : policier, S.F

 


Vous me paraissez désorientée. Vous devez avoir… des circuits abîmés.

On dirait que… … vous saignez du nez.

Présentation de l’éditeur

Ce thriller noir est un subtil mélange entre polar et SF cyberpunk, créé par Dustin Weaver, remarqué sur Star Wars et chez Marvel sur SHIELD. Il nous entraine dans une enquête palpitante qui est aussi une quête d’identité.
Le jour, la lieutenant Blank est une flic lancée sur les traces d’un terrible tueur en série, en 1949. Mais quand elle dort, Blank vit une vie différente, située deux cents ans dans le futur. Blank est-elle la prochaine sur la liste du tueur ? Ses rêves pourraient bien être la clé de l’affaire… Si seulement elle était capable de s’en souvenir. Le danger augmente et la tension monte à mesure qu’elle se rapproche de la vérité.
Nota: En fin d’album : carnet de croquis de 14 pages. Edition originale U.S parue antérieurement en épisodes dans la revue Paklis (Image Comics). 

Mon avis

Lorsque Sebastiana Blank se réveille à l’hôpital, environ au tiers de l’année 1949, elle ne parle pas anglais et ne comprend pas ce qui l’entoure. Elle est la meilleure détective du milieu… L’inspectrice Blank existe à deux époques parallèles. Dans l’année éponyme, représentée en noir et blanc, l’inspectrice Blank est une humaine ordinaire, née dans la campagne panaméenne (elle a un fort accent hispanique) et vivant désormais dans une métropole américaine. A cette époque elle est à ​​la poursuite du mystérieux tueur « eau grise » (car il laisse cette mystérieuse substance sur le corps de ses victimes salement démembrées !). Deux cents ans plus tard (parties en couleurs), elle est un clone robotique (sans accent) employé par le Département des Enquêtes Historiques, agence qui cherche à résoudre les affaires non élucidées en transférant la conscience des agents dans le passé grâce à des machines. Blank elle-même semble incapable de concilier cette double conscience. Dans le passé, elle a des visions du futur, mais elle ne peut pas dire si elles sont réelles ou de simples hallucinations – elle sait seulement qu’elles l’aident à attraper le coupable.

Le scénario semble intéressant, ainsi résumé et assez simple mais tout l’art de Dustin Weaver est de compliquer les choses et intégrer dans le récit des idées personnelles tout en restant très flou, ce qui complique la lecture et la compréhension dudit récit. Il faut bien inspecter les cases pour y voir des clins d’œil et hommages cachés : un exemplaire de 1984 de George Orwell (publié justement en 1949) est posé sur la table de chevet de l’inspectrice. D’autres éléments sont assez flous et laissés de coté par l’auteur comme le fait que Blank, enquétrice temporelle, semble savoir qui seront les victimes avant qu’elles ne soient tuées. Elle-même déclare avoir des visions du futur… C’est même dans l’une de ces visions qu’elle voit le visage de l’assassin !? De même on ne voit presque jamais Blank enquêter mais ses visions passées et futures la menent cependant à trouver l’assassin. D’autres thèmes de l’histoire auraient mérité un développement majeur comme, par exemple, le fait que le Département des Enquêtes Historiques manipule le passé, créant ainsi plusieurs versions d’une même période qu’il enregistre pour en garder trace, sans aucune émotion quand aux vies ainsi transformées ! Le seul besoin avéré de l’auteur semble donc être la perfection de sont art, un esthétisme parfait dans les parties en couleur comme dans les parties en noir et blanc.

Le récit très intéressant cependant nous tient en haleine malgré tout. L’auteur nous livre un polar en noir et blanc et un récit de S.F en couleurs, véritable hommage à Moebius (étonnant le nombre d’auteurs américains qui ont été marqués par cet immense artiste). La fin de l’histoire ne laisse aucune possibilité de choix à l’héroïne qui trouvera l’assassin mais restera piégée dans… à vous de lire la conclusion en achetant l’album. Enjoy !

48AJR

Un commentaire sur “1949

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  1. avec un traitement graphique assez original et beau dans son style. j’ai bien aimé aussi, malgré une narration pas toujours facile à suivre.

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