Scénario & Dessin : Christophe Alliel
Colorisation : Albertine Ralenti
Éditeur : Glénat
64 pages
Date de sortie : 2 janvier 2026
Genre : jeunesse, SF, Mecca
« Alors, pilote en herbe, oserez-vous relever le défi et inscrire votre nom dans la légende ?! »
Présentation de l’éditeur :
Dans un monde asservi par les machines, un garçon et son chien pourraient bien rallumer l’étincelle de la révolte.
La Terre est dévastée depuis que les hommes ont perdu la guerre contre les machines extraterrestres. Trente ans après l’invasion de la planète bleue par les Phantoms, les géants de métal, l’Humanité vit sous leur joug. Réduits en esclavage, les survivants travaillent à extraire l’énergie vitale, le « Mantra », pour alimenter les vaisseaux-mondes ennemis. Mais dans les ruines d’un monde brisé, l’espoir n’est pas tout à fait mort… Au milieu des décombres, Soni, un jeune récupérateur débrouillard, rêve de liberté. Avec son fidèle chien Dumpling, il écume les décharges à la recherche de pièces détachées. Un jour, il découvre un mystérieux générateur au cœur d’un ancien mécha de guerre. Et si cette trouvaille changeait tout ? Mais quand Dumpling est grièvement blessé, Soni n’a plus le choix : pour sauver son chien, le jeune garçon doit vendre son mécha… quitte à s’aventurer dans les bas-fonds dangereux de la cité et à affronter le gang des Majanghs. Mais rien ne va se passer comme prévu. Soni pourrait se retrouver malgré lui dans l’arène du tournoi First Strike, où humains et Phantoms s’affrontent dans des combats titanesques ! Piégé, il va devoir prouver sa valeur ou périr…

Mon avis :
On prend un peu de “Mecca”, style mis en valeur par les mangas comme “Evangelion”, avec un style graphique, d’ailleurs, un brin japonisant, un contexte post-apocalyptique, une dose de débrouillardise et de courage, des personnages attachants face à d’autres franchement moins sympathiques, agrémentés de mystère autour de quelques compagnons de route et “en avant Totor” comme dirait l’autre (Hergé, soit dit en passant) !
C’est donc un petit mixe de références plutôt connues que Christophe Alliel emploie pour lancer son récit. Après une invasion digne de “La guerre des mondes”, l’humanité est asservie. En dehors de la ville, c’est un dépotoir de bric et de broc dans lequel Soni, en compagnie de son fidèle toutou Dumpling, fouille en quête de pièces détachées utiles que le gamin revend au ferrailleur André (retenez bien ce nom). Mais en secret, il construit également un mécha qu’il est persuadé de pouvoir vendre suffisamment cher pour vivre confortablement en ville sans plus devoir trimer pour sa pitance.
Or, la série tournerait plutôt court si tout se déroulait comme prévu. Dans les différentes zones qui entourent les enceintes de la ville, des brigands et autres malfrats rôdent. Au cœur de la ville, les Phantoms organisent des combats de Mechas, faisant miroiter un faible espoir de liberté si les équipes humaines, aux commandes de leurs gigantesques robots, parvenaient à vaincre ceux des envahisseurs (du pain et des jeux !, proclamaient les Romains à l’époque).
C’est donc une série au scénario somme toute assez classique mais efficace, avec un graphisme attractif pour les jeunes qui connaissent davantage les mangas, dont le dessin est assez similaire, que la ligne claire franco-belge, que l’auteur lance les hostilités. Par une succession de concours de circonstances, Soni se retrouve dans l’arène avec sa création et ça ne semble pas prêt d’être le dernier combat pour notre jeune héros qui a fait ses preuves... Affaire à suivre !
ShayHlyn.



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