Les Lapins Crétins

Tome 18 : En chantier
Scénario : Dab’s
Dessin : Thomas Priou
Editeur : GLENAT
48 pages
Sortie le 13 novembre 2025
Genre : humour absurde

Après s’être vendue à plus d’un million d’exemplaires, la série des Lapins Crétins revient avec un nouvel opus « En chantier ». À travers une succession de gags irrésistibles, les auteurs s’amusent avec nous de ces incorrigibles lapins qui font preuve de zéro talent quand il s’agit de construire du solide.

Imprévisibles, déjantés et surtout très drôles, les Lapins mettent une sacrée pagaille partout où ils passent. Une fois n’est pas coutume, après avoir démontré leur vaste médiocrité dans les tâches ménagères, l’école, la mode ou le rangement… nos Lapins se tournent vers les travaux, les chantiers et le dur labeur. Mais savent-ils seulement utiliser une perceuse ? Et que dire des chantiers dans le BTP, où ils risquent de provoquer une catastrophe à chaque seconde ? Avant de se faire congédier de chaque nouveau poste, nos joyeux gaffeurs comptent bien en profiter et s’essayer à tous les métiers, quitte à tout casser. Dénués de tout sens pratique, ils ne sont pas près de sauver la planète en réduisant leur consommation d’électricité ni à vous prêter main-forte sur la route. D’ailleurs, gare à vous si vous prenez la voiture : nos Lapins ont la fâcheuse manie de s’amuser avec les panneaux de circulation.

Depuis leur première apparition, les Lapins Crétins ont parcouru un chemin phénoménal, s’imposant comme des icônes de la culture pop grâce à leur humour absurde et leur cri de guerre iconique : « BWAAAAAAH ! ». Avec ce dix-huitième opus, la recette du chaos, bien que répétitive, possède encore quelques briques solides sur lesquelles s’appuyer.

Pas de surprise : une succession de gags courts, souvent muets, où l’incompétence incommensurable des lapins se heurte à la complexité du monde humain. Cette fois-ci, l’action se concentre sur l’univers du bâtiment. Grues, bétonnières, échafaudages et marteaux-piqueurs deviennent  les instruments d’une symphonie de la destruction.

L’ingéniosité déployée pour détourner les objets du quotidien, le côté « bricoleur du dimanche » poussé à l’extrême, les défis aux lois de la physique et une utilisation aussi créative que douloureuse de la truelle permettent un comique de répétitions et de gestes.  Même si certaines mécaniques de chute restent prévisibles, certains gags surprennent encore par un surréalisme intégral. C’est là que réside la force de la série : elle ne cherche jamais à être intelligente, mais elle est diablement efficace pour extraire un rire franc d’une situation stupide : le mur de la bêtise n’a pas encore fini d’être construit!

SKIPPY

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑