Gerda Taro – Une photographe en guerre

Scénario : Fabrice Garate Delgado
Dessin : Sylvain Combrouze
Éditeur : La Boîte à Bulles
Date de sortie : 24 septembre 2025
256 pages
Genre : Biographie

« La liberté ça ne se négocie pas ! C’est un tout ! N’en donner qu’un peu c’est en voler beaucoup !« 

Présentation de l’éditeur

Si l’on se souvient aujourd’hui du légendaire reporter de guerre Robert Capa, c’est en partie grâce à Gerda Taro. Son nom, c’est elle. Le lancement de sa carrière, c’est elle. Certains de ses clichés les plus célèbres, c’est encore elle.
Mais Gerda Taro ne fut pas seulement l’ombre de Capa. Elle fut d’abord et surtout l’une des premières femmes photoreporters. Avant Lee Miller, elle est l’une des premières à partir sur les zones de conflits, au cours des années 1930. Animée par la ferme conviction que l’information peut changer le monde, elle n’hésitera pas à se rendre sur le front espagnol dès 1936 pour couvrir la guerre civile et combattre, à sa manière, le fascisme grandissant en Europe.

Injustement oubliée à la faveur de son compagnon de route et compagnon de vie, Robert Capa, la figure de cette pionnière du photojournalisme, farouche défenseuse de la liberté et de la condition féminine, est enfin réhabilitée par Fabrice Garate Delgado et Sylvain Combrouze.

Mon avis

Je serais assez tenté de remercier encore et encore Fabrice Garate Delgado et Sylvain Combrouze. Remercier le scénariste de m’avoir fait découvrir une personne intelligente, libre, forte et belle. Remercier le dessinateur de lui avoir, dans un style des plus élégants, donné littéralement vie dans ce très bel album.

Ce portrait librement inspiré de l’existence de Gerta Porohylle, alias Gerda Taro, se dévoile sur plus de 250 pages, sur une quasi décennie. Paradoxalement beaucoup trop vite à mon goût (c’est un compliment). Son nom est rattaché à celui de Robert Capa, dans une formulation réductive tant son rôle auprès du photoreporter est bien plus actif dans la célébrité de ce dernier.

Fabrice Garate met la lumière sur une femme pleine de vie et de convictions. Le récit suit chronologiquement son parcours tout en se permettant quelques allers-retours dans le passé. Il est également segmenté par des scènes où le lecteur semble littéralement attablé avec les protagonistes, comme si un dialogue était engagé sur Gerda Taro, ses contemporains et son époque.

La photographe magnétise ses contemporains, elle m’a pour ma part également fasciné. Cette (toute petite) femme pleine de courage est viscéralement empreinte de libertés. Elle sera confrontée aux prémices du régime nazi et aux fascismes européens. Elle se veut indépendante et se laisse guider par ses combats, ses envies et ses désirs, elle qui dit à Capa avec qui elle est en couple : « je n’ai pas signé de contrat d’exclusivité ».

J’admets être sorti de cette lecture absolument charmé par la beauté et la personnalité de Gerda Taro, et, donc, par ce beau et passionnant roman graphique.

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Petitgolem13

2 commentaires sur “Gerda Taro – Une photographe en guerre

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