Vauban – tome 1/2 – le piège malouin

Scénario : Jean-François Miniac
Dessin : Andrea Rossetto
Couleurs : Angelo Iozza
Éditeur : Anspach
64 pages
Date de sortie :  octobre 2025
Genre : Histoire ; aventure

 


« Regardez : cet islet, il faudra le fortifier ! Il interdira la longue chaussée de sablons qui relie la ville à la côte. »

 

Présentation de l’éditeur

Fin du XVIIe siècle. Les guerres de religion ont laissé des cicatrices profondes en France. Tandis que de nombreux protestants, exilés ou convertis de force, mettent leur savoir au service des ennemis du royaume, les côtes françaises deviennent vulnérables.
Les Britanniques en profitent pour lancer des attaques fulgurantes contre les villes portuaires.

C’est dans ce contexte que Sébastien Le Prestre de Vauban, brillant ingénieur militaire et stratège visionnaire de Louis XIV, reçoit une mission capitale : transformer Saint-Malo en une forteresse imprenable. Mais la tâche est immense. Entre les marées capricieuses, les intrigues politiques et la menace d’une attaque imminente, Vauban doit non seulement ériger des remparts, mais aussi déjouer les complots qui le guettent.

Issu de la petite noblesse bourguignonne, Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633–1707), entre à 20 ans au service du jeune roi Louis XIV. Très vite, il manifeste des talents exceptionnels dans la conduite des sièges et la fortification des villes qui lui vaudront la réputation de « meilleur ingénieur de ce temps ». En un demi-siècle, Vauban renforce quelque 300 places fortes et en construit 33 nouvelles. Il participe en outre à près de 140 batailles et 53 sièges. Les services rendus à l’État lui valent d’être élevé à la dignité de Maréchal de France.

Mon avis

Le nom de Sébastien Le Prestre n’évoque probablement pas grand chose pour le plus grand nombre. En revanche, celui de Vauban, sans doute un peu plus. Marquis de son état sous le règne de Louis XIV, Vauban était un brillant ingénieur, architecte militaire, urbaniste, hydraulicien et essayiste. Voilà qui force le respect et peut susciter l’admiration quand on creuse un peu la carrière de cet illustre stratège visionnaire. Personnalité majeure de l’Histoire de France et de l’Histoire militaire, il n’est pas un coin de l’Hexagone qui ne porte sa marque. Entre forteresses, fortifications de villes, création de citadelles et campagnes militaires, le sol français porte la mémoire de Vauban.

La ville de Saint-Malo n’échappe pas à la règle, ce que nous raconte avec passion le scénariste malouin Jean-François Miniac. Il part d’un évènement authentique, l’attaque ratée par les Anglais qui voulaient faire sauter la ville en jetant un bateau bourré d’explosif sur les remparts, dans le quel il mêle une part de fiction donnant un peu de souffle épique à son récit pour éviter le piège du récit historique trop didactique. Ça fonctionne et l’on s’acclimate vite à la narration complexe pas toujours facile à suivre, avec les nombreux sauts dans le temps et les dialogues très fournis. Cela fonctionne aussi du point de vue historique, et les férus en auront pour leur compte. Les détails y sont nombreux et ceux qui découvrent la cité corsaire comprendront parfaitement la présence des quatre forts encore présents sur des bouts de rochers ceinturant Saint-Malo.

Au dessin, Andrea Rossetto nous immerge dans le Saint-Malo du XVIIè avec réalisme et force détails. C’est beau, c’est clair et ça donne envie d’aller flâner sur les grèves de Saint-Malo !

Il me tarde de découvrir la suite de ce diptyque, indispensable tout autant pour les amoureux de ce joyaux de la côte d’émeraude qu’est Saint-Malo, que pour ceux qui, le temps d’un passage éclair, seront fascinés par la majesté des imposantes murailles de la cité corsaire et des mystérieuses forteresses qui l’entoure.

Loubrun

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