Scénario : Diego de la Viuda Garcia
Dessin : Diego de la Viuda Garcia
Éditeur : Sarbacane
Date de sortie : 1er octobre 2025
152 pages
Genre : Buddy trek post opératoire
« Trois heures et demie, les filles ! Et il nous en reste le double alors bougez vos fesses. »
Présentation de l’éditeur
Traverser l’Islande à pied en deux semaines et dormir en bivouac.
C’est l’objectif un peu fou que Diego et ses trois meilleurs potes se fixent. Les attendent 70 km de chemins accidentés, au milieu des volcans, dans une nature aussi spectaculaire qu’hostile où seules les formes de vie les plus coriaces ont pu se nicher. Contrairement à ses amis, sportifs parfois plus compétitifs que bienveillants, Diego n’a jamais fait de randonnée. Surtout, il vient de subir, quelques semaines auparavant, une lourde opération pour ce bec de lièvre qu’il a depuis la naissance.
Le jeune homme relèvera-t-il les défis que lui réserve cette aventure sous les aurores boréales ?

Mon avis
Les visages de Diego, Paul, Pierre et JJ sont blafards, presque diaphanes. Ils tranchent avec les couleurs vives (chacun a la sienne) de leur combinaison et leur sac à dos. Ils ont leur personnalité, leur propre trait de caractère et donnent un rythme différent à l’histoire et à la marche à travers les reliefs islandais.
Diego de la Viuda Garcia partage le récit intime de sa marche de 70 km qui dépasse le simple cadre du carnet de voyage ou de la comédie, assez classique, du groupe de potes qui partagent un moment de dépassement de soi.
La couverture suggère le récit survivaliste, Diego nous ramène rapidement sur terre en dessinant d’une façon parfois presque schématique en utilisant des couleurs sans nuances, avec une forme de géométrie qui tranche avec l’immensité des paysages. Si le « buddy movie » prédomine, le trauma vécu par Diego suite à l’opération de son bec de lièvre s’insère, omniprésent dans son esprit mais qui apparait en filigrane pour les trois autres. C’est justement ce décalage qui étire littéralement le groupe dans son avancée, avec un Diego à la traine qui porte sur ses épaules tous le poids du monde. Diego est comme cette épave d’avion échouée sur le sol, le nez arraché. Car même au milieu de nulle part tout lui rappelle sa malformation passée. Ses flashbacks pré et post-opératoires, douloureux et pesants sont d’ailleurs mis en image, comme si Diego de la Viuda Garcia se dévoilait totalement, extériorisait un vécu traumatisant et torturé qui peut par ailleurs perturber le lecteur.
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Petitgolem13




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