Auteur : Koichi Masahara
Éditeur : Petit à Petit Kotodama
280 pages
Date de sortie : 12 février 2025
Genre : aventure, historique, docu-manga
« Néanmoins, ces tensions grandissantes dans le pays n’allaient pas changer le cours de l’existence des citoyens. Sans parler des émotions qui se jouent dans le cœur des hommes et des femmes. »
Présentation de l’éditeur :
Découvrir l’époque d’Edo et la fin des samouraïs avec Hinatsuba, celle qui maniait le sabre.
Fille unique d’un maître du sabre, Suzu est aussi son élève la plus douée. Mais dans le Japon d’Edo, les traditions règnent et le destin d’une jeune femme n’est pas de pratiquer le sabre. En plein questionnement sur son identité et son genre, Suzu parviendra-t-elle à s’accepter et à trouver sa place ?
⭐ Dans les documentaires, le lecteur pourra approfondir ses connaissances sur l’époque d’Edo, le rôle des samouraïs, la pratique du sabre ou encore la place des femmes dans la société japonaise.

Mon avis :
Une femme samouraï ? Presque… Suzu manie le sabre mieux que nombre de ses condisciples au dojo de son père. Même l’assistant de ce dernier éprouve des difficultés, non seulement à la battre, mais à ne pas tomber amoureux d’elle. Il faut dire qu’elle est très belle, même si le graphisme de l’auteur est plutôt simpliste, proche de ce qu’on attend des traits caricaturaux dans certaines BD comiques. Une façon, peut-être, pour Koichi Masahara, de mettre les sentiments de ses protagonistes en avant, plutôt que leur aspect physique.
C’est que son scénario se déroule à une époque charnière au Japon. La fin de l’ère Edo et la naissance de Tokyo. En cela, ce troisième opus, présenté par les éditions Petit à Petit dans leur nouveau label Kotodama, rejoint “Sushi Ichi !” chroniqué plus tôt. Mais plutôt que de parler gastronomie, nous voilà face aux événements militaro-politiques après l’arrivée des bateaux noirs (métaphore désignant les navires étrangers avec l’ouverture du Japon au reste du monde).
Chaque chapitre commence invariablement de la même façon, comme ces soap qui nous font un petit “dans les épisodes précédents…” avant de revenir sur le thème du jour. Ainsi, Koichi Masahara présente succinctement le contexte historique avant de reprendre sur les amours et les doutes de Suzu. En effet, dans ce tumulte ambiant où règne la confusion entre shogunats et empire, meurtres en série des oiseaux de nuit (autre métaphores pour celles qui exercent, à ce que l’on dit, le plus vieux métier du monde) et autres détails d’époque, notre héroïne a bien du mal à trouver sa place. Ayant grandi uniquement avec son père, dans un milieu d’hommes, elle ignore son potentiel féminin. C’est la succession de ses rencontres qui vont, non seulement façonner sa personnalité, mais également faire d’elle une actrice et un témoin des événements à l’époque d’Edo !
Un scénario fort bien amené, avec un complément éducatif en fin d’ouvrage, qui nous laisse regretter ce dessin un peu bancal, bien que fort sympathique (personnellement, j’ai un peu pensé à “Edgar de la cambriole”, notamment son inspecteur à qui le père de Suzu ressemble un peu… le menton peut-être ?!) avec des contrastes assez remarquables cela étant dit. Une lecture attrayante en tout cas, riche en événements souvent très humains. C’est peut-être pour ça que les personnages dans “Hinatsuba” sont si attachants, allez savoir… enjoy ~
ShayHlyn.







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