Sweet Jayne Mansfield

Scénario : Jean-Michel Dupont
Dessin : Roberto Baldazzini
Éditeur : Glénat
138 pages
Date de sortie :  12 mai 2021
Genre : Biographie romancée

 


Anatomie d’un sex symbol.

Présentation de l’éditeur

1956. Avec le triomphe de La Blonde et moi, Jayne Mansfield s’élève au rang de sex-symbol planétaire. Pour cette plantureuse texane qui se rêve en nouvelle Marilyn, tous les espoirs sont permis, d’autant qu’à sa plastique affolante s’ajoutent de vrais talents d’actrice et un Q.I. hors du commun. Quand elle épouse Mickey Hargitay, alias Monsieur Univers, et qu’elle emménage à Beverly Hills dans son fabuleux Pink Palace, Jayne nage en plein conte de fée. Seulement voilà, à Hollywood on ne goûte guère son tempérament fantasque, et à peine au firmament son étoile pâlit déjà, avant d’entamer sa descente dans les vapeurs de la vodka et la chimie des amphétamines. Bradant ses rondeurs dans des films et des cabarets au rabais, cherchant désespérément le pygmalion qui relancera sa carrière, Jayne s’enfonce dans les ténèbres jusqu’à flirter avec Satan, puis disparaît à trente-quatre ans, victime d’une tragédie qui scellera sa légende.

Après Love in vain, portrait du bluesman Robert Johnson, cosigné avec Mezzo, le scénariste J.M. Dupont s’associe à Roberto Baldazzini, maître italien de l’érotisme, pour rendre hommage à l’une des plus célèbres blondes d’Hollywood. Un récit tendre et malicieux qui explore sous toutes les coutures l’itinéraire paradoxal d’une femme forte et indépendante, prisonnière de son image de ravissante idiote. 

Jayne Mansfield planche 

Mon avis

Jayne Mansfield rêvait d’être une star d’Hollywood. Très jeune, orpheline de père, elle dévorait les revues glamour de cinéma et s’imaginait déjà… Hélas, elle ne savait pas qu’elle vivait dans un pays et à une époque où les jolies filles, même dotées d’un Q.I de 163, n’étaient que pâture pour les mâles lubriques de tous milieux.

Pour être sincère, le seul film que j’ai vu de Jayne Mansfield est le célèbre La Blonde et moi (The Girl Can’tjayne masfield étoile Help It), visionné surtout parce qu’on y voit tous les chanteurs et groupes de Rock N’ Roll de l’époque (dont Little Richard, Eddie Cochran et Gene Vincent). La plupart des films de l’actrice sont de gros nanars qui ne mettent en valeur que la plastique de Jayne. Il faut dire que c’est cela que les producteurs voulaient d’elle et il faut dire aussi que, pour réussir, elle s’est bien servi de ses charmes. Jayne Mansfield a eu une vie dissolue, allant d’homme en homme, de lit en lit, de mauvais film à cacheton sordide dans un vulgaire cabaret de Las Vegas. Jayne aimait beaucoup les hommes et elle a maintes fois trompé le seul qui l’aimait et la respectait, allant jusqu’à la suivre dans l’ombre de sa carrière chaotique, Mickey Hargitay, père de trois de ses enfants. Le dernier des pygmalions de la star, une brute qui la battait et qui, comme tant d’autres, profitait de sa fortune, se tuera avec elle dans la voiture qui les menait à la Nouvelle-Orléans pour un show télévisé. Les seuls survivants du crash seront ses trois enfants placés à l’arrière, Miklós, Zoltán et Mariska Hargitay (cette dernière est devenue une artiste renommée, connue pour la série New York, unité spéciale).

Jayne mansfield glénat planche

Reste la légende d’une belle fille qui voulait devenir actrice, fut un sex symbol et dont le nom reste à jamais dans le firmament des étoiles d’Hollywood.

L’album proposé par Glénat présente la vie de la star d’une façon assez « clinique », relatant les faits en « voix off » et l’on regrette un peu que l’illustration ait été confiée à l’artiste Roberto Baldazzini, spécialisé dans la bande dessinée érotique, qui penche souvent dans le voyeurisme lorsqu’il dessine l’actrice en petite tenue. Quand à la préface de Jean-Pierre Dionnet, trop longue et pompeuse, elle sert plus à montrer les connaissances diverses de son auteur qu’à parler de l’album et de l’actrice ! Reste, en fin d’album, une belle série d’illustrations de Jayne Mansfield où Baldazzini se rattrape un peu.

JR

4 commentaires sur “Sweet Jayne Mansfield

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  1. Ah Jayne !… qui m’a fait découvrir mes premiers émois d’adolescent !🥵… que j’avais du mal à regarder dans les yeux !😳🤣
    Bref, toute ma jeunesse !
    Il y a finalement une justice pour ses gosses rescapés !
    Le dessin est assez stylisé mais propre et correct (ça méritait 3)😉

    Aimé par 1 personne

    1. ce que je n’ai pas aimé chez le dessinateur (habitué de l’érotique) ce sont ses nombreuses illustrations de Jayne en petite tenue et en gros plans.

      J’aime

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