No War #5 & #6  

Auteur : Anthony Pastor
Editeur : Casterman
Genre : Drame
Sortie : le 3 mars 2021

Avis de l’éditeur :

Run et Jo se tancent à la recherche de Vork, un ancien sorcier kivik bani par les siens, qui est derrière les Frères Pauvres. Après l’annonce de la reprise du barrage par les Américains, la tension monte encore d’un cran avec les Chinois.

Mon avis :

Les forces de police repoussent tous les membres de Korpak vers la mer, les forçant à quitter Saarok. L’heure aux négociations a pris fin laissant place à un carnage insolite.

De leur côté, Run & Jo ont acquis une technique de télépathie grâce aux pierres précieuses. Et leur unique possibilité de quitter l’île se trouve sous la mer, à l’abri des regards des militaires aux aguets. Quant à Valva, la mère de Run, elle entreprend des démarches pour venir en aide à la communauté lésée par les gouvernements.

Au gouvernement d’ailleurs, le président Pürsson ne fait plus l’unanimité : son ambassadeur est bien décidé à monter chaque ministre et grand ponte contre lui. Mais peu importe, le vieil homme sénile joue ses dernières cartes, peu inquiet de son funeste sort.

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Ce dernier virage de No War enchaîne les situations frénétiques à cent à l’heure. Entre émeutes des milices contre les Kiviks, complots au sein du gouvernement, ou encore les nouveaux pouvoirs de Run & Jo grâce aux pierres magiques : le lecteur aura de quoi s’occuper tout du long de ces 225 pages de lecture regroupant les deux derniers tomes de la saga en un seul recueil.

Les discriminations des plus pauvres sur l’île des kiviks prend des proportions phénoménales puisque toutes les grandes puissances mondiales se soulèvent sur le sol vuklandais. Victimes du président Pürsson, la plèbe s’associe et revendique un « No War » face à l’enflammée de violence qui y règne.

Un dénouement saisissant jusqu’a ‘à la rencontre avec Vork, qui a assimilé le pouvoir des pierres tant convoitées, lui-même responsable du meurtre du frère de Run.

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La touche graphique fidèle à elle-même continue à nous rendre perplexe, si bien qu’à ce stade, ceux qui s’y sont familiarisé ont certainement prouvé leur fidélité à l’auteur, bien que peu nombreux sans nul doute de par ce trait haché, à cent lieues d’un rituel visuel traditionnel.

Une représentation toutefois efficace pour certains décors gonflant cette sensation d’étouffement de par la rudesse de ce climat hivernal. Des protagonistes vivant clairement leurs ressentis, qui grimacent, qui pleurent, qui s’excitent et une ardoise de couleurs sombres, ternes, qui s’acclimatent au contenu.

No War, sans réellement rayonner, prouve néanmoins son efficacité sur son ensemble. Un récit prenant, parfois trop décousu de par sa myriade de personnages secondaires liés les uns aux autres, mais qui parvient à retomber sur ses pattes ; dans un déferlement politico économique, non sans intérêt.

Coq de Combat

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