Ce qu’il reste de nos souvenirs    

Autrice :  Natsuki Amasawa
Éditeur : Delcourt | Moon light (novel)
272 pages
Date de sortie : 16 juin 2021
Genre : light novel, drame

« Dis Shû… Ça te dirait de te suicider avec moi ? »

Présentation de l’éditeur :

Lorsque la mémoire nous fuit, il faut savoir se raccrocher au présent pour continuer à vivre…

Shû, un lycéen asocial, ramasse un jour une clé USB appartenant à une camarade de classe, Naoka. Après avoir constaté que cette clé contenait un « testament », il se met à parler avec la jeune fille… et finit par apprendre qu’elle souffre d’amnésie progressive. Il va alors tout faire pour l’aider à vivre avec son mal, sans se douter qu’ils sont liés par le destin depuis très longtemps…

ce-quil-reste-de-nos-souvenirs-delcourt-Natsuki Amasawa-illustration

Mon avis :

Shû et Naoka n’ont strictement rien en commun sauf un passé douloureux. Il est taciturne, solitaire tandis que la jeune fille est éblouissante, souriante et sociable. Aucune raison donc que ces deux-là discutent ensemble… et pourtant !

Le hasard, ou le destin, fait en sorte que tout les réunit tout le temps. Ne serait-ce que pour la journée porte-ouverte de l’école. Comme personne ne veut se porter volontaire en inscrivant son nom au tableau : une mauvaise blague de ses amies l’ajoute, elle, sur le tableau et une pioche malchanceuse fait de lui le second candidat.

Mais ce n’est pas tout ! En bon élève solitaire, Shû ne mange jamais dans la classe ni dans les lieux fréquentés de l’école. Il s’isole dans une ancienne classe d’informatique où il écoute de la musique tout en dégustant son bentô. Qui aurait pu croire que la jolie Naoka, elle aussi, se rendait de temps à autre dans cette classe fantôme ?

Autant vous dire que j’espère véritablement qu’un manga sera fait sur base de cette light novel. Ça sera sans aucun doute un sacré challenge au vu de la complexité de l’histoire qui ne s’éclaircit vraiment qu’en fin d’album.

Vous l’aurez compris, pas de dessin ici. Juste un roman de 272 pages écrit à la première personne du singulier. Nous suivons les pensées, parfois énigmatiques, de Shû Uchimura perturbé par une clé USB appartenant à Naoka Iiyama. Elle l’a faite tomber un jour, avec un florilège d’autres clés comportant chacune le nom d’un élève de la classe – étrange – et alors qu’elle pensait les avoir toutes récupérées, notre héros a retrouvé cette dernière petite clé blanche qui s’avère être le testament d’une suicidaire : Naoka !

Inconsciemment, il est impossible pour le jeune homme de la laisser seule. Elle ne doit pas mourir ! Mais il ne veut pas non plus la dénoncer ni lui rendre la clé… Commence ainsi une amitié sur des bases plutôt glauques qui ramènent immanquablement Shû dans le passé, quand il a vécu quelque-chose d’innommable, tandis que sa nouvelle amie, elle, ne se souvient pas de son passé à cause d’un problème de mémoire. Elle sait qu’il lui est arrivé quelque-chose au vu d’une énorme cicatrice sur sa jambe, mais rien de plus.

Une intrigue finement amenée, donnant des bribes de réponses au lecteur sans pour autant sauter aux yeux. Ce n’est qu’à la fin qu’on se dit : « mais oui, j’aurais dû m’en douter ». Donc franchement, oui, en manga : ça doit en jeter aussi !

ShayHlyn.

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