Le Sarde

Scénario : Loulou Dedola
Dessin : Lelio Bonaccorso
Éditeur : Glénat
104 pages
Date de sortie : 17 février 2021
Genre : Polar

Salvatore, je n’ai jamais eu le courage de venir sur ta tombe. Un mort ne peut pas pardonner…

Contre son passé, il a décidé de parier sur l’avenir.

À Lyon, Giacomino, surnommé « le Sarde », tient un restaurant branché. Homme de confiance de la mafia calabraise, cette activité n’est en réalité qu’une couverture pour ses activités criminelles internationales, qu’il sait dissimuler avec une habileté frisant le grand art. Mais si tout semble aller pour le mieux dans sa vie de gangster solitaire, Giacomino cache une blessure profonde : la disparition de son frère ainé lorsqu’il était jeune, assassiné pour avoir signé un contrat avec un club de football sans en avoir référé au parrain de la mafia locale. Et alors qu’un jour il surprend un jeune joueur en train d’effectuer une figure dont son frère avait le secret, Giacomino voit son passé douloureux resurgir. Prenant le petit génie en affection, il réussira à le faire entrer dans un centre de formation grâce à ses relations avec le club de l’Olympique Lyonnais. Mais le Sarde qui n’avait aucune attache est désormais vulnérable, et son jeune protégé en danger de mort…

Mon avis

Bon, ça commence à bien faire maintenant ! C’est la deuxième fois de suite que je lis une BD dont le scénario me paraît vraiment sympa mais où la fin semble (je dis bien « semble ») bâclée et me laisse donc sur ma faim.

Parce que dans Le Sarde, tout est là pour faire une BD de qualité : un personnage charismatique et tourmenté mais pas du tout caricatural, une ambiance et des décors réalistes qui permettent une réelle identification (ça se passe principalement en France, du côté de Lyon), des flashbacks qui nous font comprendre petit à petit quels sont les enjeux, etc, etc. Bref, C’est du solide côté scénario.

Pour le dessin, c’est un peu pareil. Bon, je n’accroche pas au style dégingandé des personnages ni vraiment à leurs visages mais je suis bien obligé de reconnaître le talent graphique de Bonaccorso. La mise en page est particulièrement soignée. Très dynamique, un peu « comics » même, elle est également très télévisuelle par ses cadrages et l’on imagine parfaitement une déclinaison filmée de ce polar calabro-lyonnais.

Mais le problème, c’est la fin ! Evidemment, je ne vais rien divulgâcher ici (si ce n’est que la fin n’est quand même pas terrible) mais tout de même… On a envie de dire : « Tout ça pour ça ?!? »… Un peu comme pour La Montagne invisible T2 (que je chroniquai naguère ici… il y a quelques jours), une scénario solide pour une fin en eau de boudin… Je suis déçu… Franchement déçu…

Odradek

4 commentaires sur “Le Sarde

Ajouter un commentaire

Répondre à dgege Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :