La Fièvre d’Urbicande

Scénario : Benoît Peeters
Dessin : François Schuiten
Couleurs Jack Durieux
Editeur : Casterman
104 pages – cartonné
Parution : 28 octobre 2020
Patrimoine

L’album culte des Cités obscures, prix du Meilleur Album à Angoulême en 1985, deuxième volume de la saga au long cours de Schuiten et Peeters, paraît pour la première fois en couleurs.

2

L’urbatecte Eugen Robick est insatisfait. La Commission des Hautes Instances, qui gouverne Urbicande, refuse l’aménagement d’un pont qui, selon Robick, rétablirait un équilibre urbain menacé. C’est dans ce contexte qu’un étrange objet fait son apparition sur le bureau de Robick : une structure cubique évidée d’origine inconnue, faite d’un métal indestructible, qui commence à lentement croître…

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Publiée dans le journal (A suivre) en 1983, La Fièvre d’Urbicande était au départ conçue pour paraître en couleur. Plus de 35 ans après sa première publication, l’un des épisodes majeurs des Cités Obscures est donc enfin colorisé. C’est le graphiste et illustrateur belge Jack Durieux qui a œuvré pour souligner la majesté et la puissance de cette bande dessinée intemporelle.

5

Prépubliée dans (À SUIVRE) n°68 à 73, paru en 1985, prix du meilleur album à Angoulême, La Fièvre d’Urbicande est le second album de la série Les Cités obscures. La ville elle-même y joue le rôle du personnage principal, métaphore de tous les clivages urbains. A chaque épisode, des failles apparaissent dans des univers esthétiquement d’apparence parfaite. Un cube de métal devient ici une matière vivante qui croît et prolifère.

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Urbicande, ce joyau grandiloquent de style Art-déco dans un monde totalitaire, prend à la colorisation des teintes roses et grisées. Cette dystopie qui n’a rien perdu de sa force narrative trouve, avec sa mise en couleur très travaillée et originale, un éclairage nouveau pour cette histoire passionnante qui semble curieusement résonner avec l’actualité.

Il faut saluer la qualité du travail éditorial: imprimé à Liège sur papier Munken, l’objet-livre dégage une aura lumineuse aussi agréable au toucher qu’à l’oeil. On sent tout l’investissement des auteurs dans leur travail d’accompagnement du graphiste pour aboutir à ce nouvel écrin pour ce qui est un chef d’oeuvre du 9ème art.

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Skippy

4 commentaires sur “La Fièvre d’Urbicande

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  1. j’ignorais que cet album devait être colorisé dès l’origine. la version noir et blanc est tellement sublime.

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