Django main de feu

Scénario : Efa
Dessin : Rubio
Éditeur : Dupuis – Aire Libre
88 pages
Date de sortie :  24 janvier 2020
Genre : biographie


« Je suis venu voir si ce qu’on raconte sur un certain Django est vrai. Qu’est-ce que tu sais jouer ? »

 

Présentation de l’éditeur

Django Reinhardt est une légende. Mais Django ? « celui qui réveille » ? est aussi né deux fois. Une première fois dans la neige, durant l’hiver 1910 dans une famille de nomades stationnée à Liberchies, en Belgique. La seconde à Saint-Ouen, près de Paris, à l’automne 1928, quand l’incendie de sa caravane lui mutila la main gauche.

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Mon avis

« Django est un dieu… « . C’est Thomas Dutronc qui le dit dans la préface de cet album où il avoue – pour ceux qui l’ignoraient – son admiration sans limite à celui qui est considéré comme l’un des plus grands guitaristes. Un dieu et une légende sans aucun doute, et un miraculé assurément. Rescapé de l’incendie de sa caravane, il fut gravement mutilé et blessé à une jambe et à une main perdant l’usage de deux doigts. Fâcheux pour jouer du banjo ou de la guitare. Mais c’est sans compter sur le talent d’un bon chirurgien et surtout sur une volonté de fer pour ne pas dire une obsession remontant à l’enfance de Django.

Enfant, il n’avait qu’un souhait : jouer du banjo. Turbulent, violent et orgueilleux il n’aura de cesse de commettre les pires bêtises jusqu’à l’obtention du précieux instrument sur lequel il s’acharnera à faire ses gammes jusqu’à une maîtrise aussi rapide que parfaite, surprenant son entourage.

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Efa et Rubio nous livrent un portrait hommage sans concession du jeune prodige. Très orgueilleux et pas toujours très sympa avec son frère, Django s’est très tôt autoproclamé  le plus grand guitariste du monde. L’histoire et la postérité ont montré qu’il avait raison, et c’est là sans doute la marque des vrais génies.

La narration fluide nous met sur les pas du jeune musicien qui n’est pas toujours facile à suivre tant son orgueil le rend désagréable. Mais son parcours est intéressant à suivre et la genèse de son talent et la naissance de la légende sont particulièrement bien rendus.

Le dessin et les couleurs aquarellées adoucissent un peu ce tempérament de feu et ramènent le futur dieu vivant sur terre et à hauteur d’homme.

Voilà un très beau biopic qui se termine sur un cahier de 16 pages présentant les premiers temps de la vie de Django, les partis-pris des auteurs, et des documents d’époque.

Loubrun

 

 

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