Sur la route de West

Autrice : Tillie Walden
Éditeur : Gallimard
312 pages
Date de sortie : 15 janvier 2020
Genre : introspection, aventure, parcours initiatique

« Les guides s’amusent à nous tromper : les océans appartiennent au domaine de l’esprit. Toute carte est fiction, tout voyageur arrive à une frontière distincte » ; Adrienne Rich, « Itinéraire ».

Présentation de l’éditeur :

Béa et Lou se rencontrent dans une station-service texane et décident de faire route ensemble. Une dizaine d’années les séparent, mais les deux jeunes femmes se ressemblent : chacune tente, à sa manière, d’échapper à un passé douloureux. Alors qu’elles roulent vers West, une ville mystérieuse qui ne figure sur aucune carte, d’étranges individus semblent les prendre en chasse…

sur la route de west scan 01

Mon avis :

Le début de cette aventure est relativement classique. Deux jeunes femmes qui se connaissent, de vue, se retrouvent par hasard dans une station-service trop loin de chez elles pour être anodin. L’une compte traverser le pays pour se rendre chez une tante, le temps de se changer les idées après le décès de sa mère, l’autre est trop silencieuse quant à sa présence en ces lieux éloignés pour que ce soit « normal ».

Tout aurait pu n’être qu’une simple histoire de covoiturage si la route devant elles ne prenait pas d’étranges allures, d’autant plus quand les jeunes femmes se retrouvent avec un chat perdu qu’elles veulent à tout prix ramener chez lui, dans la ville de West ; une ville qui ne figure sur aucune carte.

sur la route de west scan 02

Autant dire que ce récit est des plus surprenants, mais étrangement attirant. Ces routes sinueuses qui semblent décoller du sol pour former des boucles dignes des meilleurs « grand-huit », des nuances qui se mélangent encore et encore dans le ciel, sur l’horizon ou derrière la petite voiture tirant une caravane ; l’intrigue liée au chat et ces espèces de gangsters à sa poursuite… Mais parmi toutes ces chimères, des faits concrets, des confidences entre femmes qui se découvrent plusieurs points communs.

Elles se connaissaient de vue, plusieurs fois Lou, garagiste de son état, a dû réparer la voiture de la mère de Béa. Mais durant ce voyage vers West, les femmes se rapprochent, dévoilent l’obscurité de leurs vies en même temps que le ciel se pare de diverses teintes, toujours chatoyantes, sombres, contrastées avec brio sous la plume de l’autrice (déjà primée par le passé au célèbre prix « Eisner ») pour s’harmoniser avec le récit. Un voyage onirique par bien des aspects qui nous laisse découvrir le « West » qui est en chacun de nous… car ne dit-on pas que l’objectif est le voyage et non la destination ?!

Un périple qui guidera ces jeunes femmes vers leurs destinées quand West aura révélé ses mystères et que l’heure de rentrer sonnera.

ShayHlyn

6 commentaires sur “Sur la route de West

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  1. Pas fan de la colorisation, ce rose omniprésent assez caractéristique de la tendance actuelle US me semble très étrange. On a lancé des pétitions pour moins que ça.

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    1. Pas fan non plus.😕
      D’ailleurs pour la crédibilité du blog, je trouve qu’il y a du laisser-aller sur les notes graphiques (les seules que je peux apprécier) de la part de Jeanne.
      Comment peut-on mettre 3,5 à un dessin qui vaut à peine la moyenne avec des couleurs moches alors qu’on met la même note pour « Le sucre de la Pierre » ?… chercher l’erreur ! (perso j’aurais mis 2 et 4).
      Sans rancune ma chère Jeanne, ce n’est que mon humble avis !😘
      https://www.planetebd.com/bd/gallimard/sur-la-route-de-west/-/41039.html#image

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      1. J’entends bien les remarques sans souci 😉 Les 2 sont de styles différents et donc je ne peux pas « comparer ». « Le Sucre de ta pierre » fait rêver, emmène le lecteur dans un autre monde. Ici, bien qu’onirique, ça reste de l’ordre de l’intime, de l’introspection. Deux genres différents, donc des cotes en fonction du genre et de l’interprétation. Mais je pense qu’en effet, si un homme avait lu « la route de l’ouest », sa cote aurait été la vôtre.

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      2. Jeanne, je ne parle que de la note graphique en dehors de tout autre considération avec d’un côté un dessin très simpliste et approximatif aux couleurs un peu agressives et de l’autre un graphisme très élégant et détaillé aux superbes couleurs qui ne peuvent avoir la même note c’est tout.😉

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  2. Je pense qu’en tant que femme, ça ne m’a pas gêné. Au contraire, j’ai aimé. Est-ce parce que le thème est au féminin ? Si ça avait été 2 hommes, ça aurait peut-être été bleu 😁 mais j’avoue que je n’avais pas fait le rapprochement avec tous ces ouvrages américain très roses en effet

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  3. Je viens juste de finir le remarquable « Dans un rayon de soleil » ! 🌞😄😄
    Pour les couleurs de Tillie WALDEN, je pense qu’il faut juste oublier tout ce qu’on a lu avant, et entrer dans son monde.
    Ça me fait penser au non moins remarquable « Moi ce que j’aime, c’est les monstres », d’Emil FERRIS. Si on ne veut que de la bande dessinée « au gaufrier », on passe juste à côté d’un chef-d’œuvre de la littérature.

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