Seules à Berlin.

Auteur : Nicolas Junker.
Éditeur : Casterman
Sortie : 4 mars 2020.
Genre : roman graphique, historique.
200 pages.

«Je doute qu’une jeune femme puisse lire ce salmigondis fasciste sans en subir de graves dommages ».

seules à Berlin 1

Le récit d’une amitié entre une Allemande et une Russe à la fin de la Seconde Guerre mondiale…

Berlin, avril 1945. Ingrid est allemande et sort de plusieurs années d’enfer sous le régime nazi. Evgeniya est russe et vient d’arriver à Berlin avec l’armée soviétique pour authentifier les restes d’Hitler. La première est épuisée, apeurée par les « barbares » qu’elle voit débarquer chez elle, tandis que la seconde, débordante de vie et de sollicitude, est intriguée par cette femme avec qui elle doit cohabiter. Mais chacune tient un journal intime, ce qui permet au lecteur de suivre peu à peu la naissance d’une amitié en apparence impossible…
Nicolas Juncker fait ici le portrait d’une très belle amitié, mais aussi celui d’une ville où tout est à reconstruire, à l’aube de la Guerre froide et des nouveaux bouleversements que va connaître l’Allemagne…

seules à Berlin t1

Mon avis.

Avant même le début de l’histoire, je me doutais que lire ce roman graphique ne serait pas une mince affaire et encore pire en écrire la chronique. Je dois dire que j’avais plutôt besoin d’une échappée que d’un récit sur les heures les plus sombres de l’humanité. Bref mon cerveau faisait presque un refus d’obstacle avant même la lecture. Imaginez-vous, plonger dans le Berlin de mai 1945, tout est en ruine, le 3e Reich s’écroule, les horreurs nazies, le viol des femmes allemandes… Youppie tralala en voilà une lecture qui va me sortir de l’atmosphère anxiogène du covid 19.
Au moins le dessin de Nicolas Junker est à l’unisson avec le récit, un vrai cauchemar. Je suis dans un film d’horreur avec de morts vivants, des zombies mais sans bouche (mais comment vont-ils faire pour nous mordre et nous contaminer ?). C’est assurément très original comme dessin, ça me fait penser au trait qu’on retrouve parfois dans des films d’animation (Mr Hublot) mais je n’accroche pas spécialement. Je reste spectateur, je ne ressens que peu d’émotion , aucune empathie pour les 2 héroïnes. Et pourtant elles en bavent !
J’ai l’impression de lire une farce grotesque dans une atmosphère d’hystérie collective.
Noir c’est noir aurait pu être le sous-titre de cette BD qui réunit deux témoignages de femmes bien réelles ( voir le résumé). Je comprends que pas mal d’éditeurs aient hésité avec cette histoire, c’est un direct au pays de la déprime ce titre.
Donc une BD qui devra trouver son lectorat, peut-être qu’une mise en confinement pourra aider ?

Sambapatatra.

3 commentaires sur “Seules à Berlin.

Ajouter un commentaire

  1. Belle chronique qui incite à la joie et la bonne humeur !… enfin, presque !😜
    Tu as raison, même le dessin est déprimant !😱 (Bruno va aimer !🤣)

    J'aime

  2. Ben moi j’adore le style de Juncker.
    La première fois que je suis tombé dessus c’etait avec « Malet » (ed.treize etrange) : personnage historique qui a tenté de renverser Napoléon 1 en 1812. Véridique !
    + « Immergés »
    + « la vierge et la putain »
    Bref que des récits historiques : j’adore

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :