Le fils de l’ours tome 1

Auteur : J-C Servais
Éditeur : DUPUIS
72 pages
Date de sortie :  18 octobre 2019
Genre : légende, drame, historique

Entre légendes des Vosges et Nature, « Le fils de l’ours » nous emmène dans un passé inspiré par le film « L’ours » de Jean-Jacques Annaud.

Présentation de l’éditeur :

Lorsque l’Empereur Charles III le Gros répudie sa femme Richarde en 880, elle retourne dans son Alsace natale suite à une vision. Là où une ourse gratte la terre pour enterrer son petit, elle devra construire une abbaye. Quelques années plus tard, l’abbaye d’Andlau sort de terre et sera liée à cet animal, roi des forêts.

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Bien des années plus tard, en 1760, en plein cœur de la vallée de Munster, un village festoie. Le fils encore jeune du plus important fermier de la région ne laisse pas le cœur d’Eva et de Maria insensible. Ces jumelles, que tout oppose pourtant, le trouvent charmant. Mais le père du garçon ne voit pas cela d’un bon œil et il interdit fermement à son fils de les côtoyer. Mais les interdits sont faits pour être bravés, et à 18 ans, il est difficile de penser au lendemain. Lorsqu’un ours est aperçu dans la vallée, les chasseurs décident de traquer la bête. Mais Eva compte bien le voir avant, d’autant qu’elle connaît la légende d’Andlau et souhaite rencontrer ce gigantesque animal pour de vrai. Maria, moins sereine, va la suivre bien malgré elle. Se noue alors sous les frondaisons et dans la montagne le destin entremêlé de ces humains et de ces animaux.

Servais narre ici une légende alsacienne portée par un dessin évocateur et poétique. Une histoire tragique et sublime qui permet de saisir à quel point nos régions gardent encore bien des secrets.

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Mon avis :

« Le livre de la Jungle » est à l’Inde ce que « Le fils de l’ours » est à la France. Servais nous emmène au cœur des Vosges où les ours font partie intégrante du patrimoine et de la culture.

En présentant le lien fort qui unit la région d’Andlau à l’animal, dépeignant ainsi comment naquit l’abbaye de Sainte Bernarde, l’auteur nous plonge dans un certain état d’esprit : l’ours est autant craint qu’adoré. Une dualité qui se retrouve dans le regard des jumelles des siècles plus tard, l’une se méfiant de l’animal dangereux et traqué par les villages alentours, l’autre éprise de la légende qui entoure l’ursidé.

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Le tout mis en scène de sorte à vivre le drame qui s’inscrit sous nos yeux. Un dessin qui magnifie la nature, un peu au détriment des êtres humains barbouillés de traits noirs qui, finalement, ne gène aucunement la lecture.

L’ours est omniprésent dans ce drame historique. Tantôt féroce et pourchassé, tantôt dompté et muselé, témoin et quelque-peu acteur dans la destinée des jumelles séparées par leurs sentiments respectifs à l’égard de cette créature. L’une choisissant la Nature tandis que l’autre cherchera la prospérité auprès de l’Homme. Deux chemins se réunissant autour de celui qui sera nommé « Le fils de l’ours » que nous pouvons voir grandir et s’épanouir… révélant bien des secrets à qui sait regarder et, dans ce cas-ci, lire.

ShayHlyn.

6 commentaires sur “Le fils de l’ours tome 1

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  1. Pour une fois, je ne te trouve pas très généreuse avec le graphisme (contrairement aux mangas)… c’est du Servais quand même !😜😘

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  2. Merci 🥰
    C’est encore une fois les traits noirs dans la figure des gens. J’ai visiblement un blocage avec ça. Mais j’avoue, j’aurais pu mettre un demi cœur de plus 😉

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  3. Je dois vraiment aiguiser différemment mon sens critique pour le dessin de bd franco-belge. Alors comme on dit « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » à force, je maîtrisais la cotation de ce genre de lecture 😁

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    1. … et c’est en bûchant qu’on devient… bûcheron ! 😜
      Les petits traits ne dérangent pas dans la mesures où ils sont fins et discrets même si ce n’est pas très flatteur pour l’esthétique. On reconnait quelques fois l’auteur à ce détail (Serpieri, Schuiten…) mais je préfère aussi les ombres réalisées en nuances de couleurs.😉
      Il n’y a pas besoin de bosser pour apprendre à noter, c’est juste une affaire de ressenti et de goût.

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