Tolkien – éclairer les ténèbres

Scénario : Willy Duraffourg
Dessin : Giancarlo Caracuzzo
Éditeur : Soleil
78 pages
Date de sortie :  30 octobre 2019
Genre : biographie


« Tout ce que nous avons à décider, c’est que faire du temps qui nous est imparti. »

J.R.R. Tolkien

Présentation de l’éditeur

Ce roman graphique explore la jeunesse de l’auteur du Seigneur des Anneaux, et son expérience traumatisante des champs de bataille de la Première Guerre mondiale, qui forgera l’imaginaire de son œuvre littéraire.
J.R.R. Tolkien n’a pas toujours été le vieux professeur d’Oxford peaufinant, pipe en bouche, son œuvre hors-norme. En 1915, à 23 ans, il part pour le front, avec ses amis de lycée, qu’il aime comme des frères. Ils participent à la Bataille de la Somme qui fera 450.000 morts. L’horreur de la guerre marquera au fer rouge son rapport à l’amitié, à l’amour et à la création.

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Mon avis

On connait tous cette fabuleuse épopée qu’est Le Seigneur des Anneaux écrite par J.R.R. Tolkien et superbement adaptée au cinéma par Peter Jackson. Que ce soit sous sa forme littéraire ou cinématographique, l’œuvre est connue du monde entier, même s’il doit bien rester quelques irréductibles qui n’ont jamais lu ni vu ce chef d’œuvre. Car bien plus qu’une aventure d’héroïc fantasy, le Seigneur des Anneaux est une œuvre majeure de la littérature anglaise, étudiée aujourd’hui en université.

En revanche, moins connu est son auteur. Trois lettres, J.R.R. pour John Ronald Reuel et un nom qui sonne comme celui d’un personnage d’héroïc fantasy. Un nom irrémédiablement associé aux univers imaginaires des elfes, des nains, des dragons, des hobbits, des Gobelins et des mages. Peu de gens le savent, mais Tolkien a mûri son Œuvre durant de longues années. Il ne s’est pas réveillé un jour en se disant « tiens, et si j’écrivais un grand roman d’héroïc fantasy ! « . D’ailleurs, le terme n’existait pas vraiment à l’époque et Tolkien parlait plutôt d’univers de Faërie, ou de fantasy. Peu de gens savent peut-être également que Le Seigneur des Anneaux n’est qu’une suite de Bilbo le Hobbit, écrit entre les années 20 et 30 et dont le but n’était autre que de divertir les enfants de Tolkien.
De longues années donc, traversées par des études en langues anciennes, des écrits rejetés par les éditeurs, et une guerre qui lui aura enlevé la moitié de son cercle d’amis les plus chers, mais qui l’aura aussi beaucoup inspiré. Passionné des langues anciennes, il en invente et en crée plusieurs, dont celle des Elfes que l’on peut lire et entendre dans Le Seigneur des Anneaux.

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Willy Duraffourg nous raconte dans cette bio la vie de ce grand auteur, discret, profond et intelligent et permet de comprendre comment est née cette œuvre incroyable et complexe. De sa naissance à sa mort, on suit son parcours studieux dans une narration dense et riche en informations. La prouesse de l’auteur est de ne jamais parler du Seigneur des Anneaux, mais de ne livrer que des éléments qui ont conduit à sa création. Tolkien avait beaucoup écrit avant, essentiellement des poèmes très axés sur des univers de Faërie, et Willy Duraffourg puise abondamment dans ce matériel en usant de citations pour montrer la genèse des Terres du milieu.

Le dessin assuré par Giancarlo Caracuzzo est d’un style classique et correct. On peut regretter cependant quelques traits parfois un peu grossiers et beaucoup de petites cases. L’album aurait gagné à avoir un format un peu plus grand.

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Passionnant de bout en bout malgré une narration très dense avec beaucoup de texte en off, ce roman graphique nous éclaire sur un homme à l’intelligence rare qui aura transformé la littérature anglaise et contribué à façonner les codes d’un genre qui fait toujours recette aujourd’hui.

Loubrun

 

 

 » A l’Est de la lune, à l’Ouest du soleil
Là se dresse une colline solitaire;
Ses pieds dans l’océan vert pâle,
Ses sommets blancs et immobiles,
Au-delà de Taniquetil
En Valinor.
Nul ne vient là sauf une seule étoile
Qui a fui devant la lune ;
Et là poussent les deux arbres dénudés
Qui portèrent la fleur d’argent de la nuit ;
Qui portèrent le fruit sphérique de midi
En Valinor.

A l’Ouest du soleil, à l’Est de la lune
Se trouve le havre de l’étoile
La blanche cité du vagabond,
Et les rochers d’Églamar.
Là, Wingelot est amarré,
Tandis qu’Éarendel regarde au loin
Au-dessus des eaux obscures
Entre ici et Églamar –
Loin, loin au-delà de Taniquetil
En Valinor, au loin. »

Extrait du poème Les rives de Faërie de J.R.R. Tolkien – traduction W. Duraffourg

Un commentaire sur “Tolkien – éclairer les ténèbres

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  1. Salut !… je fais partie des irréductibles qui n’ont ni lu ni vu cette histoire fantaisiste… vous m’excuserez donc de ne pas être intéressé de connaitre la vie de celui qui l’a écrite ! 😜

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