L’espoir malgré tout

2ème partie : Un peu plus loin vers l’horreur
Scénario et dessin : Emile Bravo
Editeur : Dupuis
92 pages – cartonné
Parution : 04 octobre 2019
Aventures

Les aventures de Spirou et Fantasio sous l’Occupation se poursuivent…

Automne 1940. Spirou arrive à convaincre Fantasio de ne pas prendre le train pour partir travailler en Allemagne. Mais les temps sont durs et Spirou est menacé d’expulsion par le prêtre qui lui loue une chambrette. C’est alors qu’il a une brillante idée : avec Fantasio, il va monter un théâtre de marionnettes itinérant pour donner un peu de joie aux enfants qui n’ont rien d’autre à faire que de subir (ou jouer à) la guerre. Félix et Felka, le couple de peintres juifs allemands exilés à Bruxelles, les aide à réaliser les décors, et Fantasio, esprit débordant de créativité, écrit des contes pleins de violence et de gueuletons. Le spectacle plaît beaucoup à M. Henri, un mécène, qui les engage pour qu’ils aillent jouer un peu partout en Belgique. Et c’est ainsi que Spirou et Fantasio partent à vélo sillonner le pays avec leur théâtre itinérant. Mais Fantasio va tomber amoureux, et son comportement et ses secrets vont commencer à attirer de graves ennuis à Spirou…

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A l’issue surprenante du 1er tome, Fantasio se trouvait dans un train pour aller travailler volontairement en Allemagne. A la fin de ce 2ème tome, c’est Spirou qui est sur le point d’embarquer vers un camp de la mort en compagnie de deux enfants. Le pire semble donc en voie de se produire. Spirou va même affirmer à un officier allemand « Je suis juif ». C’est dire si le ton du récit vire au tragique.
Emile Bravo poursuit son impressionnant parcours qui consiste à mettre en scène Spirou de 1938 à 1946 et lui faire affronter les difficultés de cette époque : la guerre, la famine, la haine, la mort. Ce passage de l’adolescence du héros à l’âge adulte se fait dans la douleur, mais sans pour autant sombrer dans la noirceur.

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L’austérité de la mise en pages en gaufrier classique, la colorisation rappelant celle des années 40, la texture du papier et la densité des dialogues donnent à la lecture une impression de tenir en mains un objet littéraire et artistique qui relève de la fresque humaniste. L’hommage à Jijé et Franquin, les références à l’époque, le petit côté moralisateur, tout sonne juste et rend bien compte de ces temps troublés.

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Skippy

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