Les métamorphoses 1858 – tome 2 – Dinocampus Coccinellae

Scénario : Alexie Durand
Dessin : Sylvain Ferret
Éditeur : Delcourt
60 pages
Date de sortie :  3 avril 2019
Genre : policier, fantastique


[format : Titre 2]

Présentation de l’éditeur

Paris, milieu du dix-neuvième siècle. Deux amis d’enfance enquêtent sur une fugue qui va les mener tout droit dans l’antre du mal. Deuxième volet de la série qui réinvente le genre horrifique…
Stanislas et Joseph, désormais accompagnés d’une équipe prête à en découdre, s’envolent à bord d’un dirigeable. Direction Barcelone, sur la trace du mystérieux Architecte. Pour l’avoir déjà affronté deux fois, ils savent à présent que leur ennemi n’hésitera pas un seul instant à les éliminer. Mais comment faire front lorsque la révélation d’un ancien secret réveille de vieilles rancunes et met à mal la confiance entre les deux amis d’enfance ?

Les métamorphoses 1858 t2_pl

 

Mon avis

Nous quittons le Paris sombre pour aller, par les airs, dans un Barcelone un peu plus lumineux, du moins en apparence. Parce que dans le fond, l’âme humaine est aussi sombre chez les Catalans que chez les parisiens quand celle-ci elle idolâtre le progrès technologique. C’est bien là le cœur du sujet, tenter d’accorder progrès technique et progrès social. Pas facile ! Les différences entre les deux héros se révèlent encore davantage ici, l’un étant bien plus aventurier que l’autre, et l’on découvre leur passé respectif et les relations houleuses avec leur père, ainsi que des révélations louches sur la société secrète dont est membre Stanislas. L’histoire prend alors parfois des airs de voyage initiatique ou de quête d’identité, n’apportant pas toujours la clarté attendue dans ce récit de plus en plus chaotique.

La base « polar fantastique » sur le premier tome disparait ici pour laisser place au steampunk et au fantastique aux références multiples allant de Jules Verne à Lovecraft en passant par Mary Shelley.

D’une grande qualité graphique, dans l’exact lignée du précédent volume, ce deuxième opus me semble toutefois un cran en dessous du premier et donne l’impression de partir un peu trop dans tous les sens, avec une partie fantastique trop prégnante et trop explicite. Pour être honnête, je m’attendais à quelque chose de plus subtil.

Les amateurs de récits horrifiques du XIXè siècle et les amateurs de gore seront ravis par ce récit qui reste efficace servi par un dessin superbe au découpage audacieux.

Rendez-vous pour le final début 2020.

Loubrun

 

 

 

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