Babybox

Scénario : Jung
Dessin : Jung
Éditeur : Soleil
156 pages
Date de sortie :  17 octobre 2018
Genre : chronique sociale ; roman graphique


Après le succès de Couleur de peau : miel, Jung propose un magnifique récit croisé qui bouleverse, parce qu’il aborde de près l’intime et l’espoir.

Présentation de l’éditeur

À l’âge de quatre ans, Claire a quitté la Corée du Sud et vit aujourd’hui en France.
Elle a un petit frère, Julien, dix ans. Soudain, un drame se produit…Leurs parents ont un grave accident de voiture : leur mère décède et leur père tombe dans le coma.
Claire découvre alors une boîte cachée au fond d’un tiroir. À l’intérieur : des photos de sa mère, jeune, un petit bracelet de naissance ainsi qu’un dossier médical. Tout se bouscule en elle : elle comprend qu’elle a été adoptée…
À Séoul, les nouveau-nés peuvent être déposés, anonymement, dans une boîte encastrée dans un mur : la babybox. Et à sa création, un petit garçon, Min-ki, y a été déposé.
Se pourrait-il que la babybox ait scellé les destinées de Claire et de Min-ki, et qu’elles se révèlent salvatrices pour l’un comme pour l’autre ?…

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Mon avis

Jung parle d’un sujet qu’il connait de près : l’adoption. Sujet qu’il aborde dans son dernier ouvrage Le voyage de Phoenix et dans son autobiographie Couleur de peau : miel publiée en 4 tomes de 2007 à 2016. Ici, il imagine une fiction autour de faits bien réels que sont les babybox en Corée. Des sortes de boites aux lettres à bébés, où les gens peuvent y déposer en toute sécurité les bébés dont ils ne peuvent pas s’occuper pour diverses raisons.

Le sujet ici n’est pas de traiter de l’abandon et de ses causes, ni de porter un quelconque jugement sur ces pratiques, mais plutôt de parler des conséquences et de la quête d’identité qui inexorablement un jour fait surface. Ce récit est dur, triste, émouvant, touchant et pourtant porteur de plein d’espoir et d’amour. On sent aussi que l’auteur s’est beaucoup investi dans son récit et y a mis beaucoup de lui-même.

 

Fiction intimiste, babybox est la suite logique de l’œuvre de l’auteur centrée sur la quête d’identité qui l’habite toujours. Il montre aussi ce besoin viscéral qui habite tout un chacun au plus profond de son être qui est de connaitre ses racines et ses origines.

Avec un graphisme en nuances de gris au lavis, rehaussé de touches de rouge, Jung installe une forme de poésie et de douceur dans son récit, mais peut-être aussi trouve-t-il là le moyen de matérialiser le contraste entre colère et quête d’apaisement. C’est en tout cas le sentiment que cela m’a donné.

Un très bel album, sensible, profond et intelligent.

Loubrun

 

 

4 commentaires sur “Babybox

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  1. Superbe réalisation graphique en effet .Par contre l’histoire m’a moins touchée. Je dis ça car 2 mois après sa lecture, je n’en ai plus aucun souvenir de ce récit, Alzheimer arrive visiblement.

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    1. Samba, c’est bien de vouloir accorder le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir avec le COD si celui-ci est placé avant (contrairement à beaucoup qui ne le font pas 🙄)… encore ne faut-il pas se tromper de genre ! (tu es un garçon non ?) 😜

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