Les petites distances

Dessin : Camille Benyamina
Scénario : Véro Cazot
Éditeur : Casterman
Sortie : 11 avril 2018.
152 pages.
Genre : Roman graphique.

« Je suis là.
Je suis Max.
On vit ensemble depuis deux semaines.
Enfin c’est surtout moi qui vis chez toi, mais je crois que je ne te dérange pas.
Tu ne m’entends vraiment pas ? »
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Une comédie romantique et fantastique
Max est un homme effacé ( c’est le moins que l’on puisse dire). Il passe tellement inaperçu qu’il doute parfois de son existence ? Léonie est une femme qui a peur de tout. Victime d’une imagination débordante, elle vit dans un monde peuplé d’esprits malveillants. Un jour, Max disparaît pour de bon. Plus personne ne le voit, ne l’entend ni même ne se souvient de lui. Seul et invisible, il s’installe chez Léonie à son insu et commence avec elle une drôle de vie à deux.


Mon avis.

Imaginez-vous que vous disparaissiez, mais totalement, pire qu’un homme invisible, car personne ne se souvient même plus de vous, une sorte de néant total, voilà ce qui arrive à Max. C’est flippant non ?
De l’autre coté, Léonie voit des monstres partout, ce qui psychologiquement laisse des traces. Mais grâce à son « don », Max va percevoir une once d’espoir en restant à ses cotés. En plus il est amoureux d’elle ce qui l’arrange bien finalement.
Pendant ma lecture, je me suis demandé où étaient les frontières du réel car on finit par douter de tout. Si tout ça n’était pas imaginé par l’un des protagonistes. Allez savoir. Il n’empêche que cette histoire intimiste mais aussi romanesque attire l’attention. Car quand on est invisible, de nombreuses choses sont possibles comme se promener tout nu, écouter des discussions entre filles ( une sorte de Graal) ou encore découvrir des secrets de famille. Malgré ses moments parfois joyeux, j’ai ressenti beaucoup de tendresse et de douceur pour ces deux âmes blessées. Là, le trait tout en finesse de Camille Benyamina et sa colorisation très « pastel » n’y sont pas pour rien. On y trouve aussi une très belle sensualité ( ah les rouquines !). Je ne peux que saluer l’enivrante partition graphique de ce titre.
On termine cette lecture teintée de mélancolie avec énormément d’empathie pour les personnages, comme quoi ils n’étaient certainement pas transparents !
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Samba.

 

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